CHAPITRE VII
Bataille de la Routière. — Combat de Ronay. — Combats sous Trôyes^ — Evacuation de cette mile** — Retraite de V armée Jpançaisè sur Nogent
(Consultez pour les marclies la carte des nonts et chaussées de TEtnpire , et pour léà positions la îtwWXt deCaâsini, n" 81).
Lj'àrmée française et celle de Silésie étaient en présence dans la plaine de Brienne depuis le 3t janvier , et l'Emperettr' avait employé la journée à rectifier sa position. Son armée occupait , le ^er février au matin, de la droite à la gauche , Dienville ^ la Rotbière , Petit-Mesgnil , la Giberie et la Chaire, et en arrière à droite de ce dernier village,, celui de Morvflliers. Son ordre de bataille était conforme au taU«au n^ IX; L'Empereur ne se dissimulait pas q[ue: cette position avait beau^ coi^ trop d'extension polir ses forces , et il aurait voulu pousser jusqu'à Trannes etEclance, tant pom* se . i^esserrer , que pour jeter Tentiemi dans un teirainqui eût gânéson déploiement; mais ^es massés occupaient ces points^ Il aumit fallu pour lès eo^ déloger une attaque générale , dont il n'était pas démontréque le moment fut venu. Il se décida donc à rester où il l»e trouvait/ ordonnant au duc de Raguse de retrandier en toute hâte la Chaise et Morvilliers.
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Le feld-maréchal Blucher , moins nombreax de moitié que son adversaire, resta toute la journée du 3 1 immobile dans la position de Trannes , où il attendait des renforts de la grande armée. Dans une autre circonstance , Napoléon se serait sans «doute défié de cette inaction; mais. ayant été informé à faux que le prince de Schwarzenberg se montrait en force sur la route d'Auxerre , il resta en présence de Farmée de Silésie , avec Tes-*^ poir de l'entamer si elle venait à faire un mouvement, ou de la bien recevoir si elle prenait Tinitiative de l'attaque.
dc>id^"à**u- Cependant le généralissime instruit que le fdkl- TOr bataiUe. niai»(^ehal était poursuivi par Napoléon, décida qu'il lui oiTrirait la bataille , et afin de lui assurer une grande supériorité, mit k sa disposition et dirigea sur Trannes les corps de Giulay , du prince royal de Wurtembei^ et lea réservies du . comte Barclay de ToUy , tandis* que le&comtes de Wrède et Wittgenst^n manœuvreraient sur son flâne droit* Le premier se mit en mouvement le 3i au matin,de Joinvillesur Nomecourt d'où ildevait, de concert avec le second , déloger le doc de Raguse de Yâssy; mais le 6^ corps finançais ayaiit évacué ce bourg de bonne heure , les Bavarois se dirî^ gèrent sur Doulevent , poussant leur avant-garde vers Soulaines. Le comte de Wittgensteiu occupa Yassy et poussa sur Montiérender une division qui surprit le général Yan Merlen que le duc de
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l^aguse y avait laissé avec 400 chevaux pour couvrir la marclie de son artillerie et de ses bagages , le fit prisonnier , enleva i5o hommes, 2 pièces vde canon et 40 caissons.
Le feld-maréchal Blucher prévenu de ces mouvemens, et que les renforts de la grande armée arriveraient à Trannes dans la matinée du 1^ février, iixa Fattaque pour midi.
Elle devait avoir lieu sur trois points à la fois : pi*» d'at**à la gauche, le^omte de Giulay avait ordre de maréchal singe déployer dans la plaine^ d'attaquer avec sa gauche le village de Dienyille, tandis que sa droite soutiendrait le corps dn général Sacken / qui au «entre s'avancerait en deux colonnes sur la Rothière. A la droite, le prince royal de Wurtemberg devait attaquer le village de ChaumeniL Le comte de Wrède reçut l'instruction de favoriser cette triple,, attaque , en se portant de Soulaines sur la Chaise pour inquiéter , selon les circonstances , le flanc gauche ou les derrières des Fran- ' çais; enfin le comte de CoUoredo eut l'ordre de se porter de Van^Qçuvres, où il devait arriver vers deux heures apres^piidi , sur la route qui de Dienville conduit à Troyes par Piney. Lef^d-maréchai gardait en réserve à Ti^annes , le corps de grenadiers russes et deux divisions de cuirassiers , échelonnés par le reste des troupes du comte Bar^clay de Tolly sur If. route de Bar-sur-Aube. Ei| .cas de succès, l'armée de Silésie devait se diriger
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sur Vîtry , le comte de Giulay occuper Dienvîlle » leprînce royal de Wurtemberg Brîenne, le comte de Wrède Montîérender , et le comte Wîttgenstein continuer sa marche sur Saînt^Dîzîer pour se réunir au général Yorck.
L'armée alliée fut prévenue par rai ordre du jour, de la bataille qui allait se livrer, et afin d'éviter toute méprise entre tant de nations diffé^ rentes , il fut ordonné que les troupes porteraient au bras gauche, en signe de ralliement, un brace'let blanc; mesure de simple précaution à laquelle on prêta depuis un but politique de plus hante importance.
Tels étaient la disposition des forces et le plan des alliés pour la première bataille rangée qu'ils allaient livrer en France, et dont le résultat devait avoir une si grande influence sur le moral des armées et les événemens dé la campagne; mais avant d'en dotiner la relation , il est nécessaire d'en bien faire connaître le théâtre.
Deacription £)e Trauucs à Ronay , se présente une plaine
du champ d« , » \ t 1 •
batauie. d^euvirou 20 mille mètres de longueur sur une largeur moyenne de 4 à '5 mille. Elle est bornée au nord par la Toire qui coule dé iW à l'ouest , dans des prairies humides couvertes en hiver, par les inondations ; au levant par les bois marécageux de Valentigny, celur d'Ajou et le revers ^dù plateau de Morvillîers; au m:idi par le bois de Beaulieu qui s'étend sur la droite de Tratihes eix