‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 45 sur 129 · CHAPITRE Vil. l-jy · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil. l-jy

tager son attention , eh ordonnant au général Pfluger , soutenu de 4 pièces de canon et 200 chevaux , de forcer le pont d'Unienville gardé par un simple poste , ce qui fut exécuté sur-le-champ. L'intention du général autrichien était de gagner par la rive gauche de l'Auhe le pont de Dienville où s'appuyait l'extrême droite des Français; mais l'Empereur s'en étant aperçu, donna l'ordre au comte Gérard de manœuvrer pour s'y opposer* Aussitôt la brigade Boudin fut commise à la garde du pont , et celle du général Pelleport se rapprocha du village ; en même temps la division Dufour prit une ligne plus en arrière.

Ces dispositions indiquaient assez au comte Giulay qu'ob avait deviné son projet ; cependant il ne perdit pas l'espoir de le mençr à sa fin , seu^ lement il renforça sou attaque, de la brigade CzoUich, et en confia la direction au général^ lieutenant Fresnel. Ce pont , auquel les deux par^tis attachaient une si haute importance , se trouve à l'extrémité du village , au pied du coteau qui domine les deux rives de TAube. Sa situation encaissée ne permettant pas d'employer l'artillerie à sa défense , des tirailleurs postés dans les maisons voisines , avec une petite réserve , à 3oo pas de là , en rendirent les approches meurtrières. Protégés par le feu de 10 pièces, vainement lés Autrichiens l'attaquèrent de vive force à plusieurs

i^d CAMPAGNE PE lAï^^

reprises; les jeunes spUata français les rejetcreDl chaque fois aiji pied du coteau»

Vers la rive gauche de l'Aube , le comte Giula j se contenta de faire jouer 24 pièces de gros cali* hre, tant sur DieûviiQe ifue sur les masses de la division Dufowqui voyaient le feu pour la première foisi sans eu être ébranlées.

ttot^r ^^ -^^ centre , le général Sacken n'avançait qu'avec pein^ l^a^ ^atwe du terrain détrempé par les pluies, le £(>rfa de laisser la moitié de ses pièces .enarri^r^ pour doubler l'attelage de l'autre. Son inf^nÀ^i^ 4borda pourtant la Rothière; maisac^ cueillie par un feu roulant dirigé des jardins et des maisons» elle eut encore à es^ujer plusieurs charges des divisions Pire , Golbertet Gujot qui étaient syr le point d'elitamer ses maâses , lors^ 4|u'elle$ fuirent chargées à leur tour par la réserve du géliéral W^^ilt^hikov^ qui venait d'être ren^ forcée d'upd douzaine d'escadtHNM» Le choc fut rudie» et 1^ escadron^ français enfonoes d'aiboid , fy^m!^ rampes jusqu'auprès ddBriemietla^Yieille.

YiuiûeiiiJQnt ànv la droite le général Na&sonty ^ 0ve<: lea divisiofcis LdSebvre-Desnoëttes , Para , et le oomAeGfOuôhysur la gauche., dvço les dragons du géfiétal' Briche , essayèrent de priaiuire en flano cette charge : ils aiTivèrent trop terd, et a4 pièces de canon dé la garde tombèrent au pou^ jroir de l'ennemi.

Encouragée par ce brillant succès, l'infanterie

la Rothièr^. Psec^qi^ «toiiAe la dtfiiëait Jànhesme y fut. enlevée; e^/€^i:(i'6o<éolia^fAde/néâ2^a du» Petit-M€s@ilU , qiieli|»m TÎaii:s: aoMats 'm neirai>- /ChèraEit dan^ léâ ma«deai$ ^ j i^es^i&M cfaèrâh mexi>t Jaor vie.

A 14 <iroîtie , ie prip^a i^oyal de Woftteisiîievg., Àttact^e «ié en débouchant d'Eclance $ trotivaie hoîs de Buaulieu O0c¥^ {^ ifis timUiwrs êmtkgtisj^ et fat .obligé d'eoâ^jerk JH^g^ad^Stodimaycu*^ AJ toyei% Axriiré'eipL fi»^ dttfcotdaa de la Gitoiie^Sl j&x ordonna TaWaqvie à dieux hata^lions ooiifcMiiip de qu#j[qw9 ipe«4aknt^ de db^^anss^ X<es lEsascais qui a'ayaî0ot pa» d^ oavidme , ^e tieftirètekt jdcnrB

lorsque lô pr$flMp^jyr|)iQui$«4nMan'iii£Mite]:^ l)es)e& emp4çW* i^^a^ atttfNie., firoiiéoée pfr la die*moastoailioia ^f fijt «ur ia ig^m^be du dluc »de£d[*lune une Wi^fiM^? 4^ cfiralairie <|pi reMÔi dé firan^ çhir 1^ défilé 4^^ étoffig^ieu av4Mt d'£obimê,ea«ft^ pulsa 4'AboDd le^ Friinç^ia; «lAÎa ile marpciiad qui sentait Xom^l'uH^pottskuteûat^e^QB^^ nébiasâ pas le temp^ à r^pnemi de a' j 'établir*» M dicâgan une cblf ga •d'Âtifiint^ri^ qui J«éu$ât. à Vj Aire jrn*' trer. ï^ ffhwfi wjàl ms ae |itgea«it pas «n mesaoe 4e le p^p^mdre i^ant l'fitt^irée des renforts qu'il aoUiiQitA d^ .feldrinar édial filudbttr , m rabattûl sur le vil^ge de P^tii^Vle^gnil 'dont T(iiccupnti0ii lai parut j^ropre i^ faciUtor Tattagpu i^'il sefinomnt*-

l8o CAMPAGNE DE 1814»

tait de renouveler mcessamment sur ]a Giberie*

^*^J^^ Pendant que les principales attaques se pour-

l'extrém* suiTaient avec des chances si variées, celle da

droite.

comte de Wrède , qui semblait dans le principe n'être que secondaire , obtenait de plus solides avantages , parce qu'elle était dirigée sur le point stratégique et en même temps le plus faible de la ligne de bataille.

Le corps austro-bavarois ayant débouché de la forêt de Soulaines vers une heure après midi , se déploya devant la Chaise sous le feu des avantpostes du duc de Raguse , et de là se porta en deux colonnes sur Ghaumenil et Morvilliers. Le maréchal, sur le point d'être assailli, sentit le risque d'attendre le choc dans une position si étendue, et se proposa de réunir ses faibles moyens plus avantageusement, à a kilomètres à droite de Morvilliers, et en avant de Chaumeni) ; mais il était déjà tard , et la difficulté des chemins ralentissant encore la marche de l'artillerie, il n'eut que le temps d'y porter la brigade Joubert. En effet, le comte de Wrède s'étant aperçu du long mouvement de flanc qu'exécutait le petit corps français, fit avancer la division Hardegg contre Morvilliers. Vainement les tirailleurs français se prévalant de quelques abattis construits à la hâte dans la nuit par les paysans, voulurent Tempêcher de déboucher du bois ; ils furent rejetés avec perte dans le village par la cavalerie

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