‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 47 sur 129 · CHAPITRE VII. ig · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. ig

grenadîers-flanqneurs au pont de Glerey; mais à dix heures , ce poste fut* attaqué et tint ferme. Les dragons du général Briche montèrent à cheval et tombant ^ Timproviste sur les Autrichiens entuèrexjtt une centaine et en prirent i5o.

Cependant le gros de Tarmée du généralissime s'avança jusqu'à Lusigny , et poussa des reconnaissances sur le pontde la Guillotière, occupé par l'avant-garde du comte Gérard. Le prince royal de Wurtemberg et le comte Giulay s'établirent à Piney, La cavalerie de l'armée deSilésie courut.dans les environs d'Arcis. Cette ville avait été évacuée par le duc de Raguse ^ui , après en avoir détruit les ponts, était allé prendre position à Droup-Sainte-Marie, chemin d'Arcis à Méry où il fut rejoint par la division Ricard, venant d'Aubeterre*

Malgré que ce mouvement eût l'inconvénient de découvrir Troyes du côté d'Arcis , il pouvait néanmoins s'effectuer sans danger, parce que cette partie se trouvait peu menacée , et que d'ailleurs il importait à l'Empereur de faire observer la Seine du côté dé Méry.

Le 5 février se passa sans mouvement général dans l'armée française ; mais il s'en fit un con-* sidérabîe dans celle des alliés. Le généralissime, convaincu que l'Empereur était déterminé à défendre la position de Troyes, et n'osant l'aborder de front ^ résolut de la tourner par la route da

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Bar*sur-Seitle , espérant que celle màkœuTre qui meBaig^ail la ligne de reiraile le déciderait à se re^loy er. A oel effet , le corps du comte de Cotl^^édo , et la division légère du prince Maturiee Ijiechtenstein reçurent ordre de s'àvaiMser sur la route de Bar-sur-Seîne; le prince royal de WurtajB^iberg devait appuyer à gaucke sur Montier* Amej pour gagner celle ée Bar-sur-^Aube; au même molment le comt'e Giulay aurait marché entre les routes de Yandéeurres et de Piney à Troyesy et le comte de Wrède quitté celle d'Arcis pour se pôt^ter sur Yandceurres ^ an soutien des deux derniers corp^; enfin, ii avait été or-» donné aux gardes ,. aux grenadiei^s et aux cm* iças^ers russes de laisser la route dé Yandoeuvres pour aller' prendre des cantoniaemens resser-» rés entre Chaource, Bar-sur^eine et Riceyj lès cuirassiers antriûhiens du ocnnte Nostits durent s'établir à Pargues , Praslain et Lanteuze; la division Salijns du corps de Giolay occuper Bar^ sar-Seine.'

Comité ces monvélriens ne portaient pas eu avant, et s'efFectuaieûl d ailleurs avec lenteur^ l'Empereur ^ impatient de connaiire les projets des alliés, ordottna une fausse attaque dans Tes-* poir dû les faire mieux prononcer. L'armée reçut l'ordre de se tenir prête à Ésarcher; le duc de Trévïse se porta même en avant avec la division Priant y et rejoignit câlle du général Michel ,

qai deSainf>-Thié&aaIt s'était retiféeaux Maisons blanches. Les Autrichiens se %reployèrent en toàte hâte,, et le maréchal occupa Etroj et son pont.ônigisoire jusqa'ôi^rennemi se serait laissé pousser , si Napoléon n'eût envoyé au duc l'orére de ^'arrêter où il se trouvait. Dès écrivains mal informés on;t prétendu que ce contre*ordre fut motivé par une dépêche du duc de Tarente qui lui mandait Féraciiatran de Châlons; mais il n'en est rien , et si la garde rentra dans Troyeà vers quatre heures du soir» c'est que Napoléon avait remis l'atta<|ue au lendemain.

À la chuf e du jour , l'ennemi enhardi par cette retraite, attaqua le poiitt de la GuillotÂère. La comte Gérard qui ie défendait fit bonne contedancè : le coiabat fut v^ et opiniâtre ; le comte GoUovedo, commandant k i^' cor|» autrichien y fiit Messséet ses tronpes iîirent repoussées avec perte de 5 à 4bo homnses.

' Dans la soirée seulem<ent, des dépêches do duc de Tarente apprirent à Napoléon les événemens qui avaient eu lieu sur la Marne y et l'oeeupation de Châlons par lef général YorcL Cette circonstance changea entièrement ses projets, et le fit renon* cer à celui de tenir devant Troyes^ et d'y recevoir une seconde bataille. Voyant l'armée de Silésie sWancer isolément sur la Marne, il jugea pouvoir tirer un grand parti de sa marche décousue , en battant en retraite jusqu'à Nogent , d'où il serait à

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même d'attendre en sécurité l'arrivée des renforts venant de Paris et de l'armée d'Espagne , et de se jeter sur le flanc gauche du maréchal Blucher , s'il continuait à pousser avec imprudence le duc de Tarente sur la Marne.

J^!^^**** Le 6 février toute l'armée française se mit en

Français sur «

Nog«Bt. mouvement. Le duc de Raguse avec la cavalerie Doumerc et Bordesoulle qui avait passé la Seine le 5, et occupé Romilly et Méry, se rendit à Nogent, et fiit suivi parle reste de l'armée.

Il ne resta à Troyes , pour couvrir la retraite > que le duc de Trévise avec la division Michel , la réserve de Paris aux ot^res du général Gérard^ et les dragons du général Binche.

Cependant le généralissime décidé à attaquer le 7 , à deux heures après-midi , avait fait marcher toute la nuit le corps du comte Wittgenstein , pour le faire arriver à Piney : le comte Pahlen après avoir laissé un détachement à Arcis pour observer l'Aube , s'était porté par Ghaumont sur Méry qu'il trouva occupé parle prince de la Mofr* kowa , et devant lequel il prit position. Toute l'armée alliée était en mouvement sur Troyes , et le prince de Wurtemberg chargé de pousser une forte reconnaissance a'avança jusqu'à Lauhressel ^ sans rien découvrir.

Stratagème Pendant que les deux armées opéraient ces di- Trévisepour vcFS mouvemcns , le duo de Trévise fit courir de»

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retraite^ patrouiUes dc cavalerie légère vers Luzigny, et

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