‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 52 sur 129 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

tériel avait éprouvé de grandes difficultés dans le passage du défilé de Dinant à Rocroy; les che« vaux:du pays ,.déjà requis pour d'antres services, n'avaient pu lui être donnés , et les 5® corps d'in^ fanterie et 2® de cavalerie , chargés de couvrir les parcs; se trouvaient encore ii Rgcroy , lorsqu'il fallut commencer le mouvement qui , par conséquent, ne' put s'opérer en masse*

Il ne restait qu'un seul moyen d'éviter les funestes conséquentes de ces contre-temps : c'était de ral^attre toutes les colonnes sur Châlons; le maréchal en ayant reçu l'ordre de l'Empereur , changea sur-le-champ leur direction , et elles ar^ rivèrent dans cette ville du 3o tanvier au r*' fé- Am^^^ d«

rsurmée dit

vrier. Leur mouvement rétrogi^ade laissant les duc de Ta. défilés de l'Argonne sans défense, la garde en loua. fut confiée aux habitans de cette contrée , dont le major Duplessis forma 5 compagnies franches. Sur la demande du Sous^Préfet de Sainte^lMenebould , il leur fat accordé 2 pièces de campagne. L'arrivée de cette artillerie augmenta la confiance de ces généreux citoyens : nouveau:»: Spartiates, ils jurent que l'ennemi ne franchira ces passages que sur leurs cadavres ; mais ce sacrifice ne sera point consommé : instruit par la défaite de l'armée prussienne en 1792^ le feld-maréchal Bluchef fera tourner, par le gros de l'armée de' Silésie , la gauche de la foret d'Ârgonne par Saint- Mihiel et Bs^r, et le comte de Saint-Priest filera

m9 CAMPACTCr DE 1814»

6tit* la droite par Bouillon entre Méûères et Ro^ croy.

Eorsqne le dac de'Tàrente arriva le 3i janvier à €IiÂlon8, Farant-garde dû- corps d^orck se* portait déjà sar Yitry; Cette place de rintérienr ^ poavait alors être considérée comme nne^ de^ c1e& des vastes plaines de la Champagne. Sitaée sur la grande route dé Pafris à Shtiabourg , à 3^ myriamèlres 7 de Gh&lons^ et 3*db Shint-DiKier » elle couvrait une des' principales communica^ tions delàcapiude, et forçait Penu^nui à se fêter à droite 9 dans* des cHemins^dè traverse presqu'im^ praticables;

La ville , bâtie pitfr Fratrçois'I, iM'ntfpattilIé^ logramme défendu par 6' basions, dôift'un de^' petits côtéà est appuyé à la Sfeme; à^ l'ouverture de-la campagne» il ne restait de se^ anciennes fortifications qnePenceintrterraè^e et' le fossé qu'on remplit d'eau saiis'bieaticdup de peine. L'Emperetir j avait laissé legénérti l ftSont-i marie avec 5^à 600 hoininess et^ cette petite» gar-liison aidée mécae db la gardé urbaine , n'étaitguères capaUê' de là-défendiv contte un coup-' de- main.

Parunbasard^sset'bemreuxv lexluc-dëf)àntkî^' aux bruits de * rapproche de reiinemi , croyant * sn présence plus utile à Tarmée qu à Paris-, avait ' dépouillé la toge de sénateur potif' ceindre' dé nouveau répéedé marëèltaK AiTÎvé-à'CLttloniîî

dàn» hf jonn^ée du ^ JM^vîe^r , eî â^ tk*etmiDeit que- le 9^ pégimeifit de* vdltigeorrâs et vbk êéfB^ clament èe ^ che?«iu^ , il^ n'béMtâ' pas à- en pneadte te oovûaoBLecaâèmmyt pour rc^'ékkdi'e ItExê^ pereau é^n^ h^ direetioii- ^e BHtoiie; D^fà- sa peMe- ookiime smà^ passé la* Sfertie' à- Vitty , et s'entpoavaît k tt^ myriattèiM', lo^r^Ufelle" vif parattife Bvœ son flâne dt^it Pavant - gardb* dii corps d' Yorck , qui s'avançait sur cette place , et* fnt inquiétée en- front par lte&. coureurs â\x feldmaréohdi Bluoller. Ëe* dhc s'apercevant' afors* qoe \w voûte de Bar était itiVercepiél» , n'eufr cPâu*- Ire' paoiî-que db^ se* replier dans Vîti^y , dbnt son in&nterie renfbrcalà* garnison;

6e* secours inespéré' récHauflfli' rëhergie dfer* babitfiiisi Quelques- heures après , Ife* généhiP Ksatder ayan^ tété là place , en* fiit cbandëmenf accneiltivet jugea pmdenf? dfe se retirer. Cette cireonstunce dbnna au duc de Tarehte' le' temps dh^ prendi^e^ des mesui^es pour dëfèndfe lësr approcHet; de Ghàlons.- II arait trouvé' dans' cetter villes à^-peu-'près 3oo voitures dix' parc général', gardées par -environ .600 ilbuaniers , et'autantdë' gondàrmes^dès' compagnies" repl6yéés dés départeoaen& envabis^ et*que}è[nes dëtacbemens'dMttjanterie aux ordres du général Simmer ; il fallait à tout prix , gagner le temps de faire évacuer ce pareqcH^manquait-dekclateTanxiA cetieflieit*, le 31

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