CÀHPAGNB DE l8l
janvier , une division d'infanterie fut poussée i la Chaussée, pour ouvrir la communication avec Vitry , et la cavalerie du général Excelmans jetée sur les routes de Vitry , Bar-sur-Ornain et Sainte- Menehould jusqu'à Notre-Dame-de-l'Epine, Marson et Saint-Germain, afin d'éclaii:er la rive droite de la Marne. Le lendemain la caValSî*ie du duc de Padoue s'établit 4 Nuisement et Méry sur la rive gauche.
De son côté , le général YorcL , ayant vu repousser son avant-garde devant yitry , craignit de se compromettre en tentant une attaque de vive force , et suspendit son mouvement offensif; mais frappé de l'heureuse situation de Saint-Dizier au débouché des montagnes , il commença à le retrancher voulant en faire un poste capabi e d'assurer la communication de Joinville , Liguy et Bar. Ce retard donna au duc de Tarente le temps d'établir la cavalerie légère du général Excelmans à Aulnay , Ablancourt et en tête de la Chaussée; sa grosse cavalerie à Montigny et Omey ; la division Molitor à Âulnay et la Chaussée ; celle du général Brayer (i) en arrière d' Aulnay ; la division Albert à Pogny et Omey ; la cavalerie du duc de Padoue échelonnée de Dam-
(i) Il avait remplacé le général Charpentier , bleue à Amheim.
CHAPItKE VII t. 221
pierre et Francheville à Sary ; le général Sîmmer avec la gendarmerie couvrant Cbàlous sur la rive gauche de la Marne.
Le 3 février au point du jour, le général YorcL reprenant son mouvement , tourna Vitry et dé- ' boucha sur Aulnay. La brigade Dbmmanget et la division Molitor se retirèrent en combattant sur la Chaussée , où il y eut un engagement vi- combat ae u goureux dans lequel elles perdirent quelques centaines d'hommes , 3 pièces et 7 caissons. L'avantgarde prussienne s'établit en avant du village, échelonnée par le reste du corps d'armée jusqu'à Vitry, qu' une brigade observait.
Le duc dé Tàrente, ne se jiigeanfpas en état de |^^j"** •*• soutenir l'attaque dont il était menacé le lendemain , ordonna la retraite sur Chàlons ; on se ixnit en mouvement de quatre à six heures du imatin dans le plus profond silence. La cavalerie -du duc de Padoue se trouvait déjà sur la rive gauche où eUe avait été envoyée la veille soutenir le général Simmer , sur le compte duquel l'on n'était pas sans inquiétude , attendu que des coureurs ennemis s'étaient montrés sur la route d' Arcis. L'in&nterie entra dans Chàlons , la cavalerie du général Excelmans repassa la rivière, à l'exception de quelques escadrons qui formèrent rideau à 5 kilomètres en avant de la ville. Aâ point du }Our l'ennemi s'ébranla : son avant-garde poursuivit en front avec vigueur ; et la cavalerie
da f^évHl Swgmt ^^chst un gué au txitsseaa àe JPf^wchwHie , #6li lâe toumer le flan^ gonclie de rarrière-garde.
Lit iJne de Tarente était décidé à défendre "ÇhliifH^ét l>iett que cette viUe , fut pen sxoceplt-* l>le 4e ^môsC^r i ua^i attaiG[tte vigoureuse , cdr •Ue n'a pour enoetiAe qu'une ehensâse en maçon-- Aeri^ écroulée en plv^elirê endroits , bàtile sor }e^ défiombi^ 4ô î-eacai^ d'im fossé presque «fiacé»
L^ général Holttor lot chargé de défendre la pQï*M Saitte-drais et la fimsâe porte du Jard ; il était protégé pai^ deikx batteries de 1 3 , placées 0Ur les hauteurs de la riv« gauebe et croisant le feu <ïe tiOute l'étendue de son fixait. La porte $aî^-JeaA fut eoofiée ai» général Brayer qui plaça 9 dAu# le bft tion attenant , a oinisters et unei pièce p0iur euffler k roilte de Yitry. Le gféi^éralrîSe.baMiam a/vee ladimion Albert défen^ 4ait la pcMrte d^ Aeî«ift> tt condamna' ceièe des mari^jùsr^; QuAre ees dispoaitious principales^ içb^ique général lira pairtivds tons les meyenfcde ^si^Ujce que présentaient les localités : de fbrlef batteries fiireutétaUifis sui* la rive gauche au-delà dh pont pour en défiendre les approches* Le 4uo d^ Valmj se iMica a? ec le parc sur Eparnay^ et l'oU: pi?it la précaution de détruire les poats^ bacs et bateaux de la Klainae jasqu% ceit€i dore-