‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 56 sur 129 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Mouvemèrd de Napoléon sur lefianc gauche dm ï armée de Silésie. •"— Combats de Champ-Au^ beH, Monimirailj Chdieai^Thiêrrjr et Faux-* champs*

(Consultez pour lef marehet la carte despontà tt chaiitfléeft de r£iii]pire, et pour les positions les feuilles de Cassiai > n* 45 et 80),

X-i'EMPEREUA après av oir organisé k défense de la Seine ainsi qa'à a été e:i^pli^é a«i châfiitre YII , et laisse sur ce fleuve envirûn ao mille hommes sous les ducs de Bellun» el de Re^;to 4 prévint le maréchal de Tarente qu'il alkik voler à son secours y et commença en eflet le mouvement mé-* dite depuis trois j^urs ceyatre le âane gauche de l'armée de Silésie.

Convaincu par les reoonnaissànees des divers ingénieurs-géographes y ^e le lËtàuvats état de& chemins de Nogent par Yillenôxe et Bârbônne sur Sézanne , n'était pas une difficulté insurmon* table pour qui connaissait les localités et devait être aidé des habitans , Kapoléon choisit cette ligne pour déboucher sui l'armée de Silésie. Il

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ordonna au duc de Ragnse et au prince de la Moskàwa de se réunir à Sézanne , tandis qtie luinïâme , ave^ô lés irotipes à pied et à ctieVal de la garde ,* s'ébranlerait de Nogent le 9 février.

L'Eâipe^étïr arriva fort avant dans la nuit à Se- R^nnîon a©

#111 rarméefran^

«anne ^ «et y trouva les^ deux marechâtix dont les çaîse k s^ troupes cantonnaient aux environs de la ville, La marche de )a garde fut extrêmetnent péni-^ Iule ; elle etit lieu sur des levées étroites et bour* Keuses , que la neige et la gelée rendaient en-* core plus difficiles. On traversa pendant une nuit épaisse la foret marécageuse de la Trâconné , où Fartilterie serait infailliblement restée émï^ôurbée , si tous les chevaux du pays , requis par le maire de Barbonne , n^eussent aidé à Fén tirer. Elle y perdit néanmoins quelques chevaux aussi bien que la grosse cavalerie. Plusieurs détachemens s'étant trop éfcartés de la route , s'égarèrent daiis les ténèbres et n'arrivèrent qu'au joun

Enfin , l'ardeur des vétérans de rarméé triomphant des obstacles du terrain , ils se réunirent tous le 10 février à Pont-Sahit-Prix , à l'exception de la division Michel et des grenadiers à cheval , qui forent obligés del rester à Sézanne , à cause de l'encombrement qui régnait sur ïa rôuÉé.

Pendant que Napoléon se préparait ainsi à Disposition» ecraser les corps epars de 1 armée de bilesie , son chai Biucher, afdversaire immobile dans son quartier-général

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de Vertus , attendait TefTet des ordres de concen*tration dont il a été fait mention plus haut. Yainement le comte de Pahlen lui donna dès le matin confirmation de l'arrivée de Napoléon sur soix flanc gauche » il ne prit aucune mesure pour échapper au désastre qui le menaçait. Toutefois il était temps encore ^ car il suffisait de porter rapidement sur Montmirail les corps de Kleist et de KapzeM^itsch, et de rallier en passant celui d'Alsusiew. Ce mouvement n^eût pas à la vérité* empêché Napoléon de déboucher de Pont-Saint- Prix , mais il aurait bien changé la face des choses , puisqu'au lieu d'un seul corps , il en eût rencontré trois , et qu au pis. aller » le feld-maréchal y en se repliant sur Montmirail , y pouvait toujours effectuer sa jonction avec les deux autres.. Au lieu d'en agir ainsi , par une imprévoyance inexplicable, le feld-maréchal laissa Alsusiew en; Tair , et dirigea les, corps de Rleist et de Kapzewitsch sur Fère-Champenoise , dans l'intention vague de se lier avec la grande armée et de tenir en échec l'Empereur , s'il n'avait pas encore dépassé Sézanne. D'aussi mauvaises dispositions^ une ignorance si complète de la position de sou; ennemi et de ce qui se passait pour ainsi dire: sous ses yeux , ne pouvaient manquer d'amener une catastrophe.

Ca: bat de Eu cfiet Ic duc de Raguse i ayant la cavalerie:

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