CHAPITRE I
ministres et un conseil de finances. Le 1 1 , il as* semble un conseil d'administration de la guerre; le conseil d'état lui succède , et ce dernier est suivi par un conseil privé.
On délibère dans le conseil d'état , et l'Empe- Augmenta-
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reur signe de suite le décret du 1 1 novembre , qui pôu. ajoute 3o centimes à la contribution des portes et fenêtres , 3o centimes à celle des patentes ; et ao centimes par kilogramme au prix du sel. On y discute pour être soumises au sénat , une nouvelle levée, et des mesures dont l'objet est de proroger pour la session du coi^s législatif, fixée au 2 décembre , les pouvoirs de la 4* série , expirant au 1*' janvier i8i4; d'appeler en corps le sénat et le conseil d'état aux séances d'ouverture du corps législatif,' et de supprimer les listes de candidats à la présidence pour déférer à l'Empereur le choix libre et absolu du sujet qu'il désirerait y porter.
Le conseil d'état n'était pas seulement pour Double mo. Napoléon un moyen de consulter des hommes iéon**dan7u vieillis dans l'étude et la pratiqué des affaires. de°°lM*con-, Dans ces nombreuses séances auxquelles étaient **^* appelés les conseillers d'état, les maîtres des requêtes et une partie des auditeurs , il agissait sur l'opinion , soit en justifiant les mesures prises, soit en préparant celles qu'il méditait, par d'habiles excursions où la vivacité des traits et Toriginalité des expressions rachetaient l'incor-
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rection du langage. Le serment imposé aux membres du conseil garantissait moins le secret des délibérations , qu'il n'accréditait les indiscrétions permises aux dépens des auditeurs , à de graves personnages , dont l'Empereur £iisait , souvent à leur insçu , les organes et les défenseurs de ses volontés. Il n'avait pas d'autre but , lorsque recevant les hommages du conseil d'état avant la séance, il fit en sa présence» dans un discours étudié , un ^ppel au patriotisme des Français » pour défendre l'indépendance et l'intégrité du territoire; mais dans cette harangue comme dans la séance , il ne fiit question que de nour veaux sacrifices : un silence absolu fut gardé sur les concessions que réclamaient la paix et la liberté publique. Ceux des membres du conseil que n'aveuglait point la fiiveur, ou qui conservaient encore une ombre d'indépendance, revinrent tristement à Paris en se communiquant leurs réflexions : « les revers ne l'ont point 3> changé, disaient-ils; il ne reconnaît de limites » nécessaires ou naturelles, ni au pouvoir de » l'Empereur , ni au territoire de l'Empire. La 3) France périra par l'Empereur , s'il ne se perd T9 avant qu'elle ait perdu tout moyen de salut. »
Cependant Napoléon presse l'exécution de ses mesures, et les trois sénatus-consultes discutés le 1 1 dans le conseil d'état, portés le 12 au sénat, votés et promulgués le 14» ^^^^ publiés le 17