CHAPITRE I
avec le discours des orateujrs du gouvernement ^ et les rapports faits au sénat p^r se$ commissions.. Le premier des sénatus-consultes met à l^ dis- ï^^ée de 3oo
.... i «n mille hommes.
position du mmistre de la guerre 3oo mme .conscrits, pris sur les classes de x.8i4 i^tdes années antérieures , jusçjues et ^compris l'an M :1a moitié complétera les corps , et le r,esjte fprmera xc des )) armées de réserva à Bordeaux , Metz ^ Turin , » Utrecht , et dans tons les autres poipXs où eUes » seront nécessaires , pour garanJtir l'inviolabilité » du territoire de l'Empire » , entamé ^ Kord et dans le^ Pyrénéen.
, Déjà le sénatus-consulte du 9 octoibre , provoçué par les perteis de l'armée devant Dr^de , svait livi^ 160 miUte conscrits sur la cl^se de 3815, et 120 mUle sur celles de 1S14 et aiwé^^ aitérieures; mais les restes de ,cjes classes se trouvaient alors considérablemexU:. réduits. Trois ^^natus-consultes des 1 1 janvier , 3 avril et 24 a>ttt, avaient ^pelé sur ces4épp^, outx-e la casse de ;i 8 1 4 ^ les 1 80 mille hommes 4^ priemier hm de la garde nationale, les 10 nulle -gardes d'xonneur^ et 3q mille hommes destines 4 recrute l'armée d'Espagne ; aussi la nouv^u ^natuscmsulte étendâit-il jusques et compris l'an xx ^ c'et-à-dire $ur le second han de la ga^i^de natio^ nae, une levée que l'appel 4^ jweix^ier ban limtait à i8og«
les sénatus*,consultes d(^S:9 octobre -et i5 no-
8 CAMPAGNE DE l8l4,
vembre, allaient donc demander 545 mille cons* crits, tant de la classe anticipée de 181 5, que des classes épuisées ou réduites par d'anciennes ou de récentes réquisitions. Les dispositions des nouveaux départemens aux approches de l'invasion, annonçant assez qu'il ne (allait compter que sur les ressources de l'ancienne Francs , le public cherchait avec inquiétude dans les discours des orateurs du gouvernement et des rapporteurs du sénat , si par ces pénibles sacrifices elle obtiendrait , avec la paix , ses frontières naturelles , qui bien avant l'avènement de Napoléon au trône , fondaient sa force et sa stabilité dais le système politique de l'Europe ; mais rien te fut articulé sur les vues ultérieures du chef en gouvernement, et chacun retomba dans l'aigoisse et la perplexité.
î^°***«£?l!i!ira Les deux autres sénatus-consultes, en conâide la 4*= sém crant des mesures politiques d'un moindre inté-
du corps le- i- ^
guiaiif. rêt en apparence , révèlent ses pensées secrètes. En prolongeant pour la prochaine session iu corps législatif, les pouvoirs de la 4* série il est évident qu'il craint l'effervescence des esp:its dans la réunion des collèges électoraux , et le choix des nouveaux députés qui doit s'ensuiTe. C'est pour honorer des corps plus soumis , m'il appelle aux séances impériales de cette as^mblée, le sénat et le conseil d'état tout enters; c'est pour être plus maître encore des déliléra-