‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 60 sur 129 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Napoléon, désirant terminer la journée par un coup semblable à celui qui lavait commencée , ordonna alors au comte Defrance de se porter avec lesgardes d'honneur sur la route de La Ferté, jusqu'à hauteur de l'Epine-au-Bois , et là , de faire un à gauche pour couper la retraite aux Russes qui tenaient Marchais. Au même instant, deux bataillons de chasseurs , conduits , l'un par le maréchal duc de Dantzig, l'autre par le grand-maréchal du palais comte Bertrand, marchent baïonnettes croisées sur le village. A la vue de cette double attaque , le général Ricard se précipite de Pomessone dans le vallon, pour le mettreentre deux feux. Les trois colonnes y pénétrant en même temps', les Russes se défendent pendant quelques minutes avec le courage du désespoir; mais chassés du village, et trouvant la cavalerie sur leur passage , ils se débandent et cherchent un refuge dans les bois. On courut à leur poursuite jusqu'à la lisière delà forêt de Nogent , dans laquelle la division Ricard tua ou prit tout ce qui fut rencontré les armes à la main»

La nuit vint enfin arrêter la poursuite des vainqueurs ^ entre les mains desquels restèrent six drapeaux, 26 bouches à feu^ tant russes que prussiennes , 200 voitures de bagages ou de muni- . tions , et 708 prisonniers seulement ; mais plus de 3,000 tués ou blessés ensanglantèrent le champ de bataille. Cette victoire coûta aux Français

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environ 2,000 hommes; parmi les blessés, on comptait les généraux Michel et Boudin, et presque tous les oiliciers supérieurs de la dirision Ricard; du côté des alliés , le général Pirch.

A huit heures , larmée établit ses bivouacs sur le champ de bataille ; l'Empereur coucha dans la ferme de Haute-Epine; le duc de Trérise à Fontènelle.

Dispositions La veille du jour où deux de ses lieutenans escbai Bluchcr; sujaiebt cct échec , le feld-maréchal Blucher s'était rendu de Vertus à Fère-Champenoise , où il apprit , à son arrivée , la défaite du corjis d'Alsusiew. Ne se dissimulant pas qu'il venait de faire une école ,^1 voulut la réparer; m:ais au lieu de voler avec ceux de Kleist et Kapzewits'ch au secours d'Yorck etdeSacken, à ses yeux mêmes visiblement compromis , il iesranrebaà Bergères > dans la vue de couvrir Chàlons : s'avouant tou-* tefois l'insuffisance de cette manoeuvre dans une circonstance aussi grave , il dépêcha le comte de Wîtte.au prince de Schwarzénberg , et l'engar gea à faire une diversion en sa faveur contre le flanc droit de Napoléon.

'Les généraux Kleist et Kapzet^itsch marchèrent toute la nuit du 1 o , et ^ le lendemain matin , prirent position à Bergères et Vertus > où le maréchal après avoir placé son quartier-général , att-endit le 1 1 et le jour suivant des nouvelles de ses lieutenans ou de Napoléon ^ dotttil iguoirait *

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