‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 61 sur 129 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

toujours la force et les projets. Sa sécurité fat telle , qu'il ne chercha pas même à s'assurer par une forte reconnaissance, quel pouvait être le corps établi devant lui à Etoges.

Napoléon employa mieux son temps : lés eéné- i^'Emperenr

i •/ L \j marche sus;

jç'aux Yorck et Sacken s'étant dirigés sur Châ- cmu^u^ teau-Thieriy , avant d'accabler le feld-maréchal Blucher , il lui parut possible en faisant diligence , de les atteindre et d'entamer leur arrière-garde au passage de la Marne, dont il supposait que les babitans auraient détruit le pont. L'armée se mit done ^1 mouvement le 12 au matin: le duc de Trévise, avec -la division Colbert, et la division Michel , dont le général de bi?igade Ghristiani prit le commandement , s'ébranla à neuf beures de Fonteuelle, sur la route directe de Château- Thierr^r ; FEmpereur avec le reste de la garde , prit à dix heures celle ide La Ferté.

La division Ricard, fort affaiblie , fut laissée à Montmirail, pour y prendre un peu de repos et garder les prisonniers.

Les généraux ennemis profi forent de la nuit pour rétablir l'ordre dans leurs troupes. Le corps du baron Sacken, qui avait le plus souffert, se rallia à Yiffort; les Pïnssiens gardèrent les hauteurs à droite et ^ gauche de la route , qui couvrent ce village et celui de Montfaucon. Leur moixvement de retraite se continua au point du jour sur Chiteau-Thierry , et ils laissèrent la bri-

gade Horn et la cavalerie du général ELatzler dans leurs positions pour la protéger*

L'Empereur rallia à Vieux-Maisons le général Saint - Germain 9 commandant une colonne de !2,4oo hommes des i^\ 2® et 5® corps de cavalerie, récemment remontés, que le duc deTarente, conformément à ses instructions , avait lancés à la poursuite de larrière-garde du baron Sackeu ; et le laissa avec la div ision Priant dans ce village, à Texce ption de 4 bataillons de grenadiers, pour observer le débouché de Sézaime ; puis il remonta par le chemin de JftoEoy , dans la di-rection de Château-Thîeriiy , eik vue de refou-* 1er sur Essise et Mdntfaucon, -ce qui sfe trouvait à droite de la chaussée de Paris. Le& éclaireurs qui précédaient les colonnes ramassèrent une infinité de voitures de bag^iges et quelques^caissons Combat des abandonnés dans ces chemina de traverse* An-ivés

Cacquerfts et i fn\ ^

de Château, devant le dehle des Cacquerets , on vit les Prussiens en bataille s«r le plateau ^ui s'élève en arrière du ruisseau, et disposés a interdire la route de Montmirail à Château-Thierry.

La position n'était pas m^uvai&e en elle-même, et le général Katzler espér^^it encore en défendre les approches boisées, par des tirailleurs ; mais son calcul fut n^is en défaut : pendant qu'on le canonnait en front et que les colonnes , conduites par Napoléon , se massaient au bord du raviu , à hauteur de la ferme Gilloche , comme pour pré-

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