CHAPITRE IX
rennemi depuis son départ dé l'armée d^Espagne, brûlait d en venir aux mains. Enfin le comte Grouchy , aveo toute la cavalerie de la ligne , achevait son mouvement sur le flanc droit des alliés.
A la vue de forces aussi imposantes , le feld- LVnncmi bu maréchal prussien perdit l'envie de se mesurer,*''"*'"**'' et ordonna la retraite : comme il n'avait pas assez de cavalerie pour la couvrir , il forma son infanterie en carrés , plaçant entre eux quelques batteries ; ses ailes furent couvertes par les cinq régîmens de cavalerie et le reste de l'artillerie renvoyé sur les derrières.
Le terrain par lequel il devait se retirer , est découvert jusqu'à Ghamp-Âubert , sauf quelques petits bouquets de bois où il jeta des tirailleurs en vue de se garantir des attaques de la cavalerie. Le mouvement rétrograde s'effectua en bon ordre jusqu'à Janvilliers ; mais à peine les carrés eurent - ils dépassé ce village , que dans un vaste champ à gauche de la route , le général Grouchy , avec le premier corps de ca- j,e ^^ Valérie , tombe sur leurs derrières et en accule d^îJ^*^"' J^ plusieurs aux bois entre Saint-Martin d' Ablois et **^- Etoges. Environ 1000 hommes, coupés par cette charge , mettent bas les armes à la première sommation ; deux bataillons qui se retirent dans le village sont cernés et pris ; 4 pièces et 5 caissons enlevés. Profitant du désordre que cause cet
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événement , les escadrons de service de l'Empereur et la division La£errière , chargeai à leur tour d'autres carrés ; plusieurs tinrent ferme ; les jeunes grenadiers à cheval , mal accueillis de Fun d'eux , furent plus heureux contre un second ^'ils enfoncèrent et ^ou ils firent 5oo prisonniers : l'infanterie entra au pas de chaîne .4ans Fromentières*
Après cet échec , le fel4 - maréchal prussien continua saretraite en échiquier , se couynint hahilemeat de sa ca;^alerie et s'^dant des a/ci»djens de terrain qui feicilitaient les chicani^s. Dès que l'Empereur s'aperçut de cette npluvelle disposition , il ordonna au gpnér^l Drouot de faire avancer toute l'artUlerie de la g^ï'de ; ce qui fiit exécuté avec un tel su,ccès que ^ pendant deux heures , les masses alliées fuient n^Âlraitiiées par 3o bouches à feu , sans pouvoir en mettre plus de 6 en action.
Quelque meurtrière que fut cette poursuite »
.elle n'était qu'une diver^u &ite k dessin de retarder la marche de l'armée. de Silésie!: le général Grouchy lui préparait une plps terrible catastrophe. Dès qu'il eut exécuté sa pi^emière charge , prévoyant que l'ennemi allait continuer )sa route sur Etoges , il partit en diligence et vînt » à travers bois , se placer à cheval sur la grande route en avant de Champ-AuberU II avait donné l'ordre au général Coin j, commiUQ^ant l'artillerie»