‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 67 sur 129 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

je suirrë arec deux batteries légère^ ; malheùireùsemeut la difficulté des chetmtis les retarda ; st elles fiiBsent arrivera à tenip) ; è'én était fait de l'année de Sitésie.

Lé jour tombait , et le feld - mâï'é^Iik'al èàtûi' 2' grande tmait sa retraite aveô' peine , qpàaûd, ati Côïûnian-- aewSeT ** dément dii comte Gronchy , tes gétiétàux Doumerc , Bordesocdle et Saint-Gerti^àii]^ se précî^ pitentt^oitinKe la foinfre et simultanément sur ses" derrières. Cette chscrge pout^ée à foâd , n^j^f les lignes , eofoncè les canrrés et le^' met dà^s le plus affreux désordre. Les x^is de$ vaiii<|ii^\its v ceux des vaiAcifô redoublent J-ardëttl' d^s soldai?^ qui marcàent ^us Hs- jénx de FËikipei^éUr : lëi eahonnade cesse ; la cayàlerie de la'gai'dé arrive au trot et achève de porter la t'errmik* et la lilbrt dâuls les rangs ennemis. Ee ^rin&e Â^gUs^ë de^ Prusse , le feld-maréchal Blucher , lei gëtiférdulE: Kleist et Kapzewîtsch entratdés'pm'leà l^yatds , confondus avec edxs sont foUlés aust pi^ts dês^ chevaux. Les cuirassier» 4iabtatttsailS"réâîsiàn<:fé ^ au- niilieu des ennemis dispersés v eussent sans dbute passé au fii de Fépée du pris' jiist[ti'ani de^^ nier hbtnme de ria£biterie , »le priticêîde laMbs-^ kowa^, craignantfdeJesToir ^égarer datii^ lé^ bdidl n^eût &it sonner le ralliement:

. Cette citeonstarioe donna au IMd- tnàrécihal respoir de réunir son • armée en anièrcf d'îltôgêél UnTé^ment' de cuirassiers ', Id brigâide Ziethiea

gea.

et quelques bataillons russes de la gauche ayant réussi à se faire jour , continuèrent leur marche sur Bergères. Le prince Urusow formant l'arrière* garde , ordonna au général Udom de tenir , pen-^ dant quelques heures , le débouché de la foret d'Etogesavec 1800 hommes et 1 5 pièces de canon» MBe «to- Cependant après. une coiu:te halte à Champ- Aubert , le duc de Raguse , arec le 6^ corps d'infanterie et la cavalerie du général Doumerc^ se remit à la poursuite ^ et surprit la divisiott Udom à l'extrémité du parc d'Etoges à l'entrée du bourg. Une seule charge des cuirassiers français suffit pour la mettre en déroute. Le maréchal, profitant de l'efïroi produit par cette attaque de nuit, poussa la division Lagrange dans Etoges. Le premier régiment de la marine y entra baïonnettes croisées , et prit le prince Urusow , 60a hommes et 8 pièces.

Tel fut le combat de Yauxchamps dans lequel, sans avoir perdu plus de 6op hommes , l'armée française prit i5 pièces de canon et 10 drapeaux» Les Prussiens avouèrent une perte de 3,5oo hommes hors de combat et :i,ooo prisonniers ; celle des Russes fut à*peu-près égale en tués et blessés ; mais on ne leur prit presque personne. Cette journée fit honneur k la cavalerie française , et couvrit de gloire le colonel-général Grouchy , dont les manoeuvres serrées pour tourner deux fois la ligne enuemie , décidèrent la victoire.

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L'Empereur et le prince de la Moskowa retournèrent avec k garde coucher à Montmirail; le duc de Raguse avec le 6* coips et la cavalerie Doumerc , passa la nuit près d'Etoges; le colonel* général Grouchy , avec celle des comtes Saint« Germain et BordesouUe écrasée de fatigue , bi-» vouaqua en intermédiaire à Ghamp-Aubert , ainsi que la division Levai arrivée trop tard , biea qu'elle eût forcé de marche , pour prendre part au combat.

Les tristes débris de Tarmée de Sllésie continuèrent pendant la nuit leur fuite sur Ghâlons^ arrosant la route de sang et la jalonnant de blessés. La cavalerie ^ sous le général Ziethen , forma l'arrière-garde qui ne fut suivie que par des coureurs français. Le lendemain les corps de EJeist et de Kapzewitsch passèrent la Marne et allèrent prendre des cantonnement en arrière de Ghàlons , où tous les corps se réunirent enfin le 16 , affaiblis d'une perte de 18 à no mille hommes.

Ainsi, dans le court espace de six jours , Napo- obMrratioiu

m f «.A p • .<■ • critiques.

leon «avait écrase successivement les cmq corps de Tannée de Silésie qui marchaient sur Paris comme à une conquête assurée.

Cependant que leur manquait-il pour atteindre ce but , lorsque menaoans et victorieux , ils poursuivaient le faible corps du duc de Tarenle? Cojnment ce maréchal échappa*t-il aux dangers

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qui renvironnaient ? L'examen fait ddns Tarmee française dé la conduite du feld-maréchal prussien , suffira peut-être pour l'expliquer.

Lorsqu'après Tëvacuation de Chàlons et de Vitry , le général Yorck déboucha sur la grande route, à la poursuite du ii® corps, le maréchal Blucher se trouvant sur la petite avec ceux de Sacken et d^Âlsu^iew ^ était ti^à* vis de son adversaire dans la position la plus heureuse. En accélérant sa marche *, it pouvait le prévenir à Château-Thierry ; alors le duc , pressé en queue par le général Yorck , et refoulé contre la Marne , n'aurait eu que l'alternative de se rendre ou de se frayer un passage de vive force. Mais , loin de s'arrêter à ce parti si simple et si décisif, il se contente de diriger à pas comptés le baron Sacken sur La Ferté., retenant san» motif à Fère-Chaiiipenoisre le corps d' Alsusiew» Par cetle étrange disposition , l'a^^nt-garde dti duc de Tarenle eut le temps de gsigner La Ferté ^ et de sauver les cadres de son armée. Quand bien même il y eût été prévenu , il se serait encore échappé par Château-Thierry ,* en détruisant derrière lui le pont de la Marne.

Après avoir omnqué cette^ occasîoil d'tin im* portant succès^ le feld-dnaréchal' commit encore ^ k ce qu'il parait , de plus grandes fautes : iV laissa son armée morcelée en quatre sections continuer sa marche processionnelle, et s'endor-r

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