‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 71 sur 129 · CHAPITRE X* TJ'J · texte numérisé non relu

CHAPITRE X* TJ'J

|>remlère attaqué , les moyens de Tescalader. Le général Rusca fait à la hâte un premier dispositif de ses troupes, dirige 2 batteries sur la porte de Laon, s y porte lui-même, et tombe frappé d'un coup mortel. Sa mort prîve d'un chef et décourage des gardes nationaux mal aguerris. Les généraux de brigade étaient occu* pés sur d'autres poiQts : aucun d'eux ne prend le commandement. Leurs mesures manquent d'eu* semble et d'unité ; le faubourg Saint- Waast reste exposé aux insultes de l'ennemi. Le général Winzingerode fait escalader l'enceinte du faubourg» Le bataillon qui gardait la porte de Laon est pris à revers. La porte est ouverte aux colonnes russes qui se précipitent , à travers le fàu* bourg, sur le pont de l'Aisne, que le général Longchamps cherche à défendre. Il les arrête vingt minutes; mais bientôt le pont est forcé : la ville même est envahie : l'ennemi s'y répand : les bataillons épars se défendent dans les rues-, mpins pour garder la place que pour échapper au sort qui menace la garnison d'une ville prise d'assaut* Huit cents hommes restent sur la place, morts ou blessés. Les généraux. Dauloup-Verdun et Berruyer se font jour avec quelques gendarmes» et s'échappent par la route de Çompiègne. Le général Longchamps qui se retire avec les cadres de 3 bataillons, est enveloppé par la cavalerie^ du général Gzernischev^ , et forcé de mettre bas

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lea armes. Sou arlillerie et celle de la place re^ tent au pouvoir des Russes.

Celte yille prise, et Compiègne menacé^ montraient à Paris l'ennemi s'avancant sur les routes de Soissons et de Senlis , lorsqu'on apprit que le général Winzingerode, forcé de rejoindra' l'armée de Silésie , avait abandonné sa conquête » et que le duc de Trévise libre par la retraite pr^ cipitée des corps d' Yorck et de Sacken , venait! de rentrer à Soissons, et couvrait la capitale dans cette direction.

Mais, comme si le destin eût voulu aguerrir Paris, ou le préparer au malheur de l'occupation étrangère : menacé déjà sur les routes du Nord et de l'Allemagne , il le fut de nouveau sur d'autres points irès-rapprochés de ceux où la victoire venait de le rassurer.

En effet, on se rappelle tpie l'Emptereur quittant le bassin de la Seine , pour opérer dans celui de la Marné, chai^ea les maréchaux ducs deReggio et de Bellune de garder laSeine entre Nogent et Montereau , tandis que les généraux Pajol et Alix défendraient rYonne,de Montereau jusqu'à Auxerte , et couvriraient Paris sur la route de Fontainebleau.

Pour donner une idée exacte des mouvemens et des cii'constances qui forcèrent les maréchaux et les généraux détachés sous leurs ordres , k céder ces deux lignes aux forces supérieures de l'eu-»

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