‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 72 sur 129 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

nemi , et à se replier sur les positions qui défendaient presqu'immédiatement la capitale ^ il est nécessaire de décrire en peu de mots le théâtre des opérations; de rappeler succinctement la situation de Fennemi , ses projets et ses premières mesures. Nous réunirons ensuite^ comme en deux tableaux qui se tiennent , mais que le terrain divise , les événemens relatifs à la défense de l'Yonne, et ceux qui concernent celle de la Seine. Ces derniers nous conduiront naturellement à l'époque et sur le terrain où les corps des ducs de Reggio et de Bellune, renforcés d'abord par cdui du duc de Tarente , lurent re* joints par l'armée victorieuse de l'Empereur.

De Troyes , la £;rande armée avait le choix de Topographie plusieurs routes pour arriver araris. o\xv la nve u Loire et u gauche de •la Seine, elle pouvait s'y porter par Sens , Montargts , Nemours et Fontainebleau , ou par Auxerre , Briare et Orléans. Mais pour s'avancer simultanément par sa rive droite , il fallait franchir le fleuve à Nogent , Bray ou Montereau»

Les obstacles naturels qui se présentent sur c^es directions sont : l'Yonne , depuis Auxerre jusqu'à son embouchure dans la Seine ; le canal de Briare qui , de la Loire , descend jusqu'à Mour targis; celui du Loing, qui court entre cette ville et Saint-Màmert , et enfin la Seine, depuis^ Troyes jusqu'au confluent du Loing.

Quoique l'Yonne ait des ponts entre Monte-

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reau et Auxerre, à Joîgny ^ TilleneuTe , Sen» et. Pont, elle forme une ligne d'autant plus sûre qu'il n'y a que les routés de Troyesà Auxerre età Sens, praticables pour des corps d'armée; et qu'il suffit d'occuper ces deux points en force, de rompre les autres ponts et de surveiller les gués» pour en rendre le passage difficile^

Quoique le canal de Briare ait des biefs d'environ 16 mètres de largeur, et des berges fort élevées , ce'n'est pourtant pas un c^stacle insur^ montable, attendu que la majeure partie des ponts qui le traversent , sont placés sur des écluses de 7 à 9 mètres de largeur, dont la reconsn truction souffrirait peu de difficultés.

Le canal du Loing , construit sur de plus f6rte& dimensions, a peu de ponts, et se trouve couvert en quelques endroits par l'ancien lit de la rivière où coule le superflu des eaux nécessaires à la na-^ vigation. ,

La n^ature du pays rehausse considérablement là valeur d'inertie de ces obstacles : entre la Seine et l'Yonne, vers l'Est, le terroir argilleux n'est guères planté que de vignes; à la gauche de l'Yonne ; et jusqu'aux canaux entre la Loire el la Seine, c'est une contrée entrecoupée dé collines arides, de bois et d'étangs, dépourvue de communications, où une terre forte et ingrate semble n'accoi^ér qu'à regret la subsistance du

labaureor ^ dp l'être coté des canaux ^ s'étend k

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