‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 73 sur 129 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

forêt d'Orléans , depuis Châtenoy jusqu'aux poiv tes de cette ville , que le pays le plus impratica^ ble de France en hiver , sépare de la foret de Fontainebleau, laquelle s'appuie à la Seine à quelque distance de Moret, et se prolonge jusqu'à Ubis et Ghailly , dans la direction de Paris.

Entre l'Yonne et les canaux , les mouvemens d'armée ne sont exécutables que par les routes d'Auxerre à Briare sur Orléans , de Sens à Montargis et de Montereau à Fontainebleau , encore les deux premières sont-elles tr^s-mauvaisès; à la gauche des canaux , on peut marcher sur la capitale par la route^ qui , de Noyers sur Yernisson, descend par Montargis et Nemours à Fontaine-* bleau , et par celle qui y conduit d'Orléans par Pithîvîers.

D suit de là, que Briare, Montargis, Nemours et Mbret , sont les principaux postes de la ligne des canaux.

La Seine , depuis Saint-Mamert jusqq'à Troyes « n'est guéable nulle part en hiver : entre cette dernière ville et Nogent , il y a plusieurs ponts de bois, mais qui ne sont traversés que par des communications peu importantes. Depuis Tem-' bouchure de l'Aube jusqu'à celle du Loing , il y a des ponts de pierre à Montereau , à Bray et à Nogent. C'est par-là que débouchent la route d© Paris à Auxerre par Montereau et Sens ; les corn* munications ée Naogis et âç Pirovins par Bray à

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Sens;^ les routes de Paris à Troyes par Nogeôf y ou à Langres par Nogent , Méry et Arcis.

Ainsi Nogent et M ontereau sont les pivot» de la ligne de la Seine: Bray n'a qu'une importance se* condaire. On a eu l'intention de lier ces deux points par une route qui cotoyerait la rire gauche du fleuve ; mais elle n'est achevée que jusqu'à Bray. De cette ville à Montereau» il n'y a qu'une méchante traverse^r

Immédiatement après le départ de l'Empereur pour Sézanne , l'armée de la Seine aux ordres de» deux maréchaux , occupa les positions suivantes :: ^psfrLiç^^^ Le ànc de Bellune, avec le 2^ corps d'infanterie , la réserve de Paris et la cavalerie du comte Milhaud^ tenait sur la rive gauche de la Seine ^ Romilly, Gelanne, St-Martin-Le-Bosnay et Pont ^ observant les trois routes de Troyes à Nogent; le duc de Reggio occupait Provins , avec la division Rothembourg » renforcée de 120a hommes venu»

de Paris; deux compagnies de gardes nationaux gardaient le pont de Bray, dont une arche avait été rompue, et 4 à 5oo chevaux aux ordres du gé* néral Pajol, bordaient la rive droite delà Seine ^ depuis cette vill^ jusqu'à Montereau, Ici le gêné* rai Pacthod achevait l'organisation de sa division de gardes nationales; mais quoique son effectif s'élevât à plus de 6,000 hommes , le défaut d'armes et d'objets d'équipement , la rendaient plus embarrassante qu'utile. Enfin le général Delort

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