‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 78 sur 129 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

relies , lorsque vers quatre heures du soir , la di- Tision bavaroise Rechberg entra en ligne ; en même temps le général Frimont , avec la division Hardegg et la cavalerie Spleny, parut sur la route de Provins : dès-lors le comte de Wrède se crut en mesure d'attaquer avec succès , peut-être même de pousser le maréchal au-delà de Donnemarie. Déjà la division Rechberg se 'trouvait à hauteur du général Lamotte, et plusieurs batteries chauffaient vivement Cuterelles qu'il se disposait à faire attaquer par le 1 1® régiment de ligne , lorsqu'il apprit, non sans étonnement, qu'une forte colonne française engageait un vigoureux combat avec la division Hardegg sur les hauteurs de Paroy. Ces nouveaux ennemis étaient une partie du corps du duc de Bellune qui, se retirant de Provins , avait marché en deux colonnes , l'une sur la route de Nangis , l'autre sur celle de Don* nemarie, pour appuyer le mouvement du duc de Aeggip. La nuit tombait, et le comte de Wrède , n'osant rien entreprendre sur sa * gauche , quand «a droite se trouvait menacée , renonça à ses projets sur Guttf elles , et après avoir renforcé de 2 bataillons , quelques escadrons et 3 pièces de cà^ non le point important de Luisetaines, il fit bivouaq[iier spn armée : la division Lamôtte, de Vimpelles à Luisetaines; celle de Rechbeife^'eâ 9® Ugne 9 derrière le ruisseau de la Yieille-Seine ; U corps de frimont à Ëverly ; toute TartiUerie

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resta attelée sur les hauteurs eutre les deux

lignes. '

Retraite des Le duc dc Reggîo , c[ui avait eu le général Gau-

francaîA sur thier et au-delà de 600 hommes hors de combat,

ne se croyant pas en mesure de soutenir le choc

le lendemain , malgré qu'il eût été rejoint par le

duc de Bellune , opéra sa retraite pendant la nuit

sur Nangis. Les troupes de ce dentier se mirent

les premières en mouvement, suivies, à peu de

distance , par celles du duc de Reggio ; et le i^^k

trois heures du matin , les deux corps furent en

position devant Nangis , sans avoir été inquiétés.

Ils y Bont ren- Lc maréchal , en rendant com^pte à l'Empereur

forces par le x i o • n

dac de Taren- et au roi Joscph du passage de la Semé par 1 ennemi, ayant fait sentir la nécesîSiité de renforts, Napoléon regretta alors d'avoir appelé la division Levai ^ qui lui avait été inutile, et qui ctût rendu à Cuterelles de si grands services. Da^s l'impossibilité de la lui renvoyer , il donna l'ordre au due de Tarente , dont la réorganisation du corps n'était point encore terminée, de partir aur-lechamp de Meauxavec toutes les troupes de ligne et gardes nationale^ dispouiblet^ , pour reyeôadre ses collègues. Ce corps d'environ 1 a oû^ehommes arriva encore le même jour à Guigôes».

Telle était donc , au i5 février, kpositm» res* pective des deux armées :

A la gauche de. la Seine.,. Teotienii^ Ddattre de Moret et, de Foutaîn^blegu , avait. daéjpajBâér la ligue

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