CHAPITRE X, agg
JaLotng;mais d'un côté la division de dragons du général Treillard , c|ui arrivait de Varmée des Pyrénées , et de l'autre une brigade de jeune garde commandée par le général Lagrange, partie de Melun, marchaient au aecours de ce dernier poste , tandis que le général Charpentier en réunissait une autre à Essonne , pour former réservé et se lier , par Corbeil , au mouvement des mare** chaux. Le gros du corpsf du bai'on Bianchi occupait Montereau ; le comte de Giulay n'était encore (ju'entre Pont-sur-Yonrie et Villeneuve-la- Guy ard; mais à la droite de lu Seinei, k grande armée alliée avait, ^non concentré, du moins r^pprooké ses masses principale».
Le comte Bapèlay de Tolly s'était avancé de Méry à Pont-suiv^etne , où Fempereur d^e Russie jgt le roi de I^usse avaient établi leur quartiergéqéral : cekii du généralissime était à Nogent avec le* réservefs russes : ïe prince de Wurtemberg arrivait à Btay avec le gros de son corps. Les réserves autrichiennes cantonnaient entre Pont et Sens ; la division légère du prince Maul'ice d^e LieK3hlenst^in entre cette viHe et Joigny. En avant db la Seine , le comte de Wrttgensteîn io()CUpait VJHénoxé et Bsdrbonne , et un détachement sous les ordj-es du prince Lubomirski observait à MieiUeray , la vallée du grand M orin. Le général* Dièbitach chargé de rétablir la commimic^ioa des deux armées , était à Montmirail,
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après avpir chassé de cette ville et de Sézanne les • partis français qui les occupaient encore. Enfin le comte de Wrède qui avait combattu les mare* chaux , tenait devant eux les positions Suivantes : la division de Rechberg était à Donnemarie ; le corps de Frimont à Magneux ; la division Lamotte à Villeneuve-le-Comte. Quelques escadrons seulement observaient les 3^ et 7^ corps français stationnés à Naogis.
Les maréchaux ducs de Reggio , de Tarente , et de Bellune étaient concentrés autour de Nangis , tandis que le général Pajol , avep 1^. divisions Alix etPacthod, occupait , comme on Ta vu plus haut le Chàtelet , tenait avec s^ cavalerie le bois de Valence , et s'éclairait sur Montereau.
Le&raarécbaux Cc fut daus ccttc situatiou , que les maréchaux
demandent des , , , . • -ii '
ordre» au roi scparcs dc 1 EmpercuT , qui achevait a.ecraser °^^^ * l'armée de Silésie , s'adressèrent au roi Joseph , comme à son lieutenant dans la i'® division mili-» taire , où s'effectuaiept leurs opérations.
Le Roi, d'après l'avis des militfiîjt^es qui connaissaient le théâtre des hos1;ilités , jugea qu'il serait dangereux de laisser ces corps d'armée exposés sous trois chefs égaux en autiorité , aiix attaques d'un ennemi supérieur en forces, dans les plaines de la Brie, si favorables à l'actionde sa nombreuse cavalerie. 11 adopta l'idé/^ de les ramener sur la rivière d'Yèrçs , ligne qi4 i^'ofirait pas sans doute un obstacle sçmblablf . ^^ celui d^
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la Marne , mais qui présentait des points suscep-* tibles de déifense, surtout à Villeneuve-Saint- Georges , regardé par Turenne comme une position excellente pour une petite armée. Cette ligne avait de plus un avantage , c'est que la droite serefusait,et quela position de Villeneuve pouvait être conservée pour la retraite; tandis que la gauche , en obliquant , se dirigeait vers le point par où l'Empereur devait effectuer sa jonction. Il était présumable que ce mouvement rétrograde sur un terrain plus varié , étonnerait l'ennemi , et l'obligerait à reconnaître les positions et les forces qui les occuperaient ; que Napoléon aurait ainsi le temps d'arriver , et retrouverait les trois corps intacts, reposés, et préparés à reprendre l'offensive avec plus de vigueur. ,
En conséquence de ces instructions , les ma- Les maré-
/■f •.1 •.• .. 11 chaux preH-
rechaux prirent les positions suivantes : le duc nent la hde Bellune s'établit le i5 à Chaulmes, la gauche f^l^""^'^^' à Fontenay , la droite à la forêt de Sénart, sur un plateau couvert de vignes, et baigné au pied par un ruisseau encaissé.
Le duc de Reggio prit poste à Guignes sur la grande route de Paris à Provins ^ ayant ses avantpostes en avant de Mormant, et son quartiergénéral à Ouzouer-le^Vougis.
Le duc de Tarente , à la droite du duc de Reggio , plaça son quartier-général à Solers.
Le gênerai Pajol quittant le Châtelet se replia
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sur Cramàyel ^ coininuniquant par Sognolle avdcj le duc de Tarante « et par Lieursaint et Gorbeil avec le comte Gharpentieré
Cet officier général avait aussi reçu Tordre de se replier sur Essonne, de concentrer dans cette position défensive les corps de jeune garde , et d'occuper Gorbêil pour lier ses mouvemens à ceux des trois maréchaux.
L'artillerie préparait, en même teitipS) des ponts de bateaux pour faciliter le passage de la Seine au-dessus du confluent de la Marne, afin que les maréchaux , après avoir perdu la ligne de l'Yères et la position de VîUeneuve-Saint- Georges , fussent maîtres d'effectuer leur retraite à la gauche de la Seine , comme à la droite de la Marne.
Ces mesures s'exécutaient avec ordre, Iôrs« qu'un mal<-entèndu vint tout-à-coup augmenter les alarmes de la capitale. Les instructions du Roi portaient de faire passer en^eç à de l'Yères lei bagages et l'artillerie qui généraient les mou^ vemens ultérieurs. Soit i|ue ces instructions ou lés ordres des ùiaréchaux eussent été mal ex* primés ou mal entendus, le parc repassa non« seulem&Qt le vallon d'Yères, mais la Marne, et vint s'établir sous Paris , dans le parc de Bercy. L'on crut tout perdu , et à peine fut-on rassuré , quand ou l'eu vit partir pour se rapprocher de ràrmée.
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