CHAPITRE X. 3o
L'ennemi ne suivit point ce mouvement. Loin Conâeii a*
* ^ ^ guerre tenu
même de chercher à inquiéter les maréchaux , » Nogent on prenait à Nogent comme à Pans des mesures ués. de prudence. La nouvelle des échecs essuyés par les corps de Sacken et d' Yorck , du péril que courait le feld-maréchal Blucher lui-même , venait d'arriver au quartier-général des Souverains. Un conseil de guerre s'assemble; et après un mûr examen de la situation des choses on y décide : a Qu'attendu que l'armée de Silésie sera pro* n bablement obligée de se replier sur Ghàlons , » il est nécessaire que la grande armée suiv e » le mouvement de l'empereur Napoléon , et que » les corps de Wrède et de Wittgenstein se ^ portent en toute hâte sur Sézanne, afin de » l'attaquer sur ses derrières , d'attirer sur » eux l'attention , de dégager l'armée de Silésie, » et couvrir la retraite de la grande armée siu* » Arcis et Troyes. d
Tout était disposé pour exécuter ce plan.Nourei înci-
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quand le général Haake arriva le 1 5 à minuit , et 4e lei aiués à
T»T 1 / -i • / * la retraite.
annonça que INapoleon , après avoir terrasse a Yauxchamps les derniers corps de Blucher, s'était replié et revenait sur la grande armée.
On abandonna alors le projet d'agir sur les derrières de l'empereur Napoléon. Il ne fut plus question que de reprendre les anciennes positions de la Seine et de l'Yonne. Les corps de Bianchi,. de Wittgenstein et du prince de Wur-
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lemberg ne furent plus destinés qu-à masquet et protéger ce mouvement » en arrêtant l'élan de larmée francaisei
Telles étaient, de part et d'autre Jes mesures de défense , quand le chef d'escadron d'ordonnance Gourgaud, vint annoncer au roi Joseph l'arrivée de l'Empereur , et recueillir de sa part des ren^ seîgnemens sur la position des maréchaux ^ la situation de Paris et les motifs des diverses mesures prises ou ordonnées en son absence^ Napoléon trouva bon qu'on eût révoqué son ordre relatif au service e^tra-muros de là garde parisienne, et sentit que pour obtenir de ce corpsles services qu'il pouvait rendre , il ne fallait pas lui demander ceux qu'il pouvait refuser. Enfin soit qu'il approuvât en efièt la retraite, soit qu'il vit avec plaisir qu!on lui eût laissé les coups d'audace, en les préparant, en les rehaussant même par un excès de prudence dans la défensive, loin de blâmer le mouvement rétrograde des maréchaux sur la ligne de TYères , il s'estima heureux de trouver des troupes fraîches pour re-. prendre TofTensive , et frapper des coups décisifs* Il arrivait victorieux , impatient dé couronner ses succès par une grande victoire , et déjà plein de l'espoir de rejeter sur le Rhin ses ennemis dé* courages.
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