CHAPITRE XL
Napoléon reprend f offensive contre là grande armée. — Combats de Mormant, de J^aljouan^ de Montereau et de Méry. ^ Les alliés se re* tirent derrière la Seine.
(Consultez poui" Us marùhés, la carte des poïits et cliatissées de TEmpire » et pour les positions , les feuilles de Cas-» sini^ n** 1 , "7 ; 4^ » 4^; 80 et 81)»
JL/0 village de Vauxchamps où il venait de porter le dernier coup à l'armée de Silësie , TEmpereur tournant ses regards vers la Seine ^ jugea que le prince de Schwarzenberg visant à un plus grand but , n'avait abandonné le feld^marécbal Blucher à ses propres forces , que pour se porter avec toutes les siennes sur Paris. En effet , ses progrès devenaient alarmans; les dépêches du roi Joseph étaient si pressantes que Napoléon crut ne devoir pas différer un moment à marcher à la rencontre de ce nouvel adversaire.
Pour être plus libre dans ses mouvemens et assurer la gauche de sa nouvelle ligne d'opération , il laissa à Etoges le duc de Raguse avec le 6^ corps d'in&tnterie et le i^'^ de cavalerie, en 1. 20
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observation du maréchal Blucher sous Châlons; et le général Grouchy avec 800 chevaux du 2^ corps et la division Levai à La Ferté-sous-Jouarre , afin d'être à même de soutenir de ce point , soit le duc de Haguse, soit le duc de Trévise qui observait le corps de Winzingerode de Villers- Cotterets ; ou enfin le général Vincent , placé à Chàteau-Thieil'y avec un corps volant pour couvrir là grande route de Paris à Châlons.
Ces dispositions arrêtées , l'Empereur part de Montmirail avec sa garde le i5 février, couche le même jour à La Ferte-sous-Jouarre , et le 16 à Guignes. L'infanterie fait ce mouviement partie en poste, partie à pied; la cavalerie marche jour et nuit : i5 mjriamètres sont franchis en trente- »ÎX: heures, et la réunion de toutes les forces disponibles , elFectuée pour ainsi dire sous les yeux de la grande armée ennemiie.
Arrivé à Guignes , Napoléon atprès avoir rallié la dtviaicm de dragons du géztéral Trelliard , ve^ nantde Bayomie, et environ 1,100 vieux grena* diers et chasseur» à pied , tirés ou de l'armée de» Pyrénées ou deà dépota de la garde, arrête les dispositions suivantes :
Di«positiong c( Le duc dc Bellune se portera devant Mor-
offeDsives de , i • i ' -» i
Napoléon. ]^ maut ftvec ton eorps^ la cavalerie du genernl » Milhaud et celle^ du comte de Yalmy arrivée » de la veille.
» Le duc de Heggio portera soa corps en avant
» de Guigne^ , son quartier-général du côté de » FEtang*
n La cairalerie de la garde seta en colotine, la » queue à Fontenajr , la tête à Chaulmed.
» Là vieille garde à pied à Ghaulmes.
» Le duc de Tarenle réunira son corps aux » Etars et à Oueouer-le-Vougy , et fera passer le y> pont des Seigneurs à une division qu'il placera » à Yèbles-
» Le prince de la Moskowa atec ses deux di-»
» visions de jeune garde, se placera à Lahous- » saye.
» Le générai Pajol se portera à St.«Germainy> de-Laxis.
3> Tous les parcs qui ont été évacués sur Brie » et Charenton , marcheront toute la nuit pour 1) arriver à Ouiouer-le^ Vougy. Le parc du génie 3> et les sapeurs passeront seuls le pont des Sei- » gneurs pour se rendre à (kiigneSé
» Les troupes auront leur artillerie avec elles i 3> prendront le pain pour deux ou trois joui^s , » et se tiendront prêtes à marcher et à coma> battre le 1 7 au point du jour. »
L'armée française électrisée par le retour de son chef , brûlait d'en venir aux tftains , et présentait une masse de près de 5o mille combattans^ Il était loin d'en être de même dans l'armée eur nemie , qui disséminée sur une ligne bizarre , se trouvait n'avoir à lui opposer que l^s corps d^
iio*
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Wîltgenstcin , de Wrède et de Wurtemberg , écheioDDés sur la rive droite de la Seine.
i^ prince de En 5e déterminant à la retraite , le prince de
Schwarzen- *
berg suspend Schwarzeuberg avait ordonné aux chefs de ces
son offensive. • 1 •■ m
trois corps de suspendre leur mouvement onensif» Cependant le premier s'était porté contre ses instructions , de Provins sur Nangis , poussant devant lui le comte de Pahlen. Le général Rudinger avait la tête de Tavant - garde sur la route de Rosoy et sur celle de Brie - Comte- Robert , lorsqu assailli à la hauteur de Beauvoir par Tarrière-garde française qui fit brusquement volte-face , il fut rejeté sur le gros de Tavantgarde , qui le recueillit en avant de Baillj , sous la protection d'une nombreuse arlillerie et de la brigade Rosen.
De son côté le prince de Wurtemberg poussa une reconnaissance sur Melun , que le général Montbrun avait abandonné pour se retirer sur .Yilleneuve-Saint-Georges ; mais ayant trouvé la division Alix que le comte Pajol y avoit posté , il jugea prudent de se replier sur les hauteurs de Surville , et d'occuper comme avant- postes Châtelet , Sivry , Vraines et YuUaines.
Tous les rapports adressés au prince de Séhwarzenberg , annonçant que de fortes colonnes françaises se pressaient par Rosoy sur Guignes , il écrivit dans la nuit au comte de Wittgei^stein, pour lui notifier que sa marche sur