‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 83 sur 129 · CHAPITRE XI. 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. 3l

le duc de Reggio avec la division Trelliard et le fj^ corps d'infanterie , se dirigea par Provins ; le duc de Tarente avec le 1 1* corps d'infanterie et les divisions Pire et Briche , se porta sur Donnemarie: le duc deBelIune avec le 2* corps, la réserve de Paris , la division l'Héritier et 5oo chevaux du 1^' corps amenés la veille du dépôt des remontes par le comte BordesouUe , prit là route de YiUeneuve-le-Comte ; la garde impériale abîmée de fatigue resta à Nangis.

La colonne de gauche aux ordres du duc de Reggio, précipita la retraite du corps du comte de Wittgenstein , et vint bivouaquer à Maison- Rouge et Yauvillers , à 10 kilomètres de Provins. Le duc de Tarente avec celle du centre, poursuivit la division Hardegg , lui fit quantité de prisonniers, et plaça le soir son infanterie àMai«gneux; sa cavalerie à Jaulnej , Yillenaux et Moatigné , où elle trouva encore des tables splendides , décorées de lauriers , préparées pour l'ennemi.

Vers trois heures après-midi , le duc deBellune cobOmu de avec sa colonne de droite, rencontra à la hauteur de yaljouai).la division bavaroise Lamotte , à laquelle s'étaient joints quelques fuyards del'arrière-garde du comte Hardegg. Elle était en position sur la route , occupant avec un bataillon du i o^ de ligne la Grande-Maison et Villeneuve , sa cavalerie formée à droite dans la direction de Ma-

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cures. Le général Gérard reçut Tordre d'engager Taction, et commença son déploiement sous la protection d'un feu d artillerie et de tirailleurs , tandis que le duc de Bellune cherchait à atteindre avec la cayalerie, celle de Fennemi qui manœuvrait pour esquiver le choc. Dès ^ue la ligne fut formée 9 un bataillon du 86^ attaqua Villeneuve par sa droite, en même temps que le général même, profitant d'un ravin boisé qui dérobait son mouvement, se portait par sa gauche avec une division sur les derrières dçfi Bavarois.

Le bataillon qui occupait c^ village abordé en front par le 86* régiment , et chargé sur ses der-* rières par un escadron de cavalerie légère du général fiordesoulle fut culbuté sur la lisière du bois qu'occupait un bataillon delà légion mobile de rUler. Si le général l'Héritier devant qui cette infanterie se sauvait eût* chargé , il l'aurait presque toute prise ; mais ayant laissé échapper cette occasion, elle parvint à se rallier sous la protection des uhlans de Schwarzenberg et des hussai^s de Ferdinand , qui en imposèrent au bataillon qui la poursuivait.

Le comte BordesouUe voyant l'inaction incompréhensible de son collègue, charge ces régimens à la tête de ses deux escadrons de cuirassiers, et les culbute sur le bois; plus de 3oo hommes furent sabrés en un instant par ces cons-

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