CHAPITRE Xï. 3l
crits, qtii à cheval depuis huit jours, royaient Temiemi pour la première fois ( i )•
Cependant le iféuéral Lamoifte, se jugeant trop faiUe pour soutenir un plus long combat » forme son infanterie en oairé , et croit opérer en sûreté sa retraite sur Doonemarie. Mais à peine a-t-il Baarché deux Liiomètres , que le général Gérard ^bouchedubois, attaque ses masses à )a baïonnette , et les met dans le plus igrand dé*» sordre. Elle a-m*ait en de la peiitô à se retirer , éi le duc de BeUime eût fait appuj'er le mouvement de la reserve de Paris par la cavalerie ; lab* semce de cette .arme ne put être réparée par Tar* deurde Finfantetrte^ at les Baffarais parvinrent d'autant |iIbs aisément à se raltier , qu'un ordi^ îléraitif du maréchal enjoignit au comte Gérard de venir s'établira Montâgnj-LaoBConp.
Napoléon apprenant que le duc de fiellune obterTatiom. n*avait pat poussé jusqu'à JMbnteréau^ exfaaia sa colère en lui reprochant d'avoir laissé échapper l'occasion de détruire toutes ies «rcniipes alliée» passées sur la rive droite de la Seine; mais l'opinioik générale repoussa cette accasatioH : quaôid hkn même ce marédMà aérait sarivié devant Moor tareau, est-il probable que le prince Tor|ral de
(0 ^s j«nne$ geii& ne voulaient faire anciui prisonnier, etleiy général ne parvint qu'avec peine à arracher de leurs main# un seul pflScierautricliien, déjà blessé«
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Wurtemberg qui Vy trouvait depuis trois jours, eût reculé à son aspect ; et dans cette supposition bien gratuite sans doute, aurait-il pu lui couper la retraite, ou empécber les comtes de Wrède et de Wittgenstein de repasser la Seine à Braj et à Nogent ? Beaucoup de militaires ont jugé que l'Empereur , si sévère envers son lieutenant , prête infiniment plus que lui à la censure dans cette opération. Ils pensent qu'au lieu de faire sa jonction avec l'armée des trois maréchaux par Meaux , Goulommiers et le Rosoy sur Guignes , il aurait dû Teffectuer par M ontmirail , Sézanne et la Ferté-Gaucher sur Provins , ce qui eût raccourci sa marche de trois myriamètres, et lui eût procuré lavantage de pouvoir s'établir sur l'extrême droite des corps ennemis avec tous ses moyens en moins de quatre heures , et de les accabler successivement ; manœuvre qu'il s'interdit en venant se placer à Guignes vis-àrvis le centre des alliés.
Lorsqu 'après avoir d^ait l'avant-garde du comte Wittgenstein à Mormant , il lança ses troupes sur les routes de Nogent , Bray et Montereau , il parait qu'il commit une nouvelle faute. On eût préféré dans l'armée française les lui voir porter toutes sur Bray , du moins jusqu'à Donnemarie y nœud de superbes chemins qui conduisent à Provins et à Montereau , parce qu'on aurait eu l'espoir d*y écraser les Bavarois , et de tomber en-