‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 85 sur 129 · CHAPITRE XI, 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI, 3l

suite à plaisir âiit les Wurtenabergeois* La diver* geoce de ses coloqnes lui enleva le fruit qu'il était possible de retirer de son premier avantage , et lorsqû'après un vigoureux, combat, il parvint le lendemain à s'emparer du pont de Montereau^ il avait déjà perdu pour lui toute son importance, puisque la retraite des Bavarois et des Russes se trouvait assurée à Bray et à Nogent.

Si dans le cours de cette journée , le duc de Bellune mérita quelques reproches aux yeux des militaires éclairés , c'est moins ne s'en tenant pas à la lettre de ses instructions , pour s'être arrêté à Salins et n'avoir poussé qu'une compagnie de sapeurs et une division de cavalerie sur Montereau ,, que pour n'avoir pas appuyé le général Gérard dans son attaque contre la divison Lamotte 9 malgré l'assurance du colonel du génie du ^^ corps qui , au fait des localités , lui garantissait le succès de l'expédition. Quoi qu'il en soit, le résultat de ces deux derniers combats , fut pour l'ennemi , une perte de plus de 3,ooo hommes et i4 pièces de canon. L'armée française eut environ 800 hommes hors de combat.

Pendant que Napoléon ouvrait d'une manière si heureuse l'ofTensive contre la grande armée , le duc de Raguse, de son côté, remportait un avantage marqué sur le corps volant du général Diebitsch , auquel s'était rallié le détachement du prince Lubomirski.

3l8 CAMPAGNE DE l8l49

Informé le 16 par le comte €k*ouchj , en mar^ chede La Ferté^sous Jonarre pour rejoindre FEm-^ pereur , qu'un corps ennemi Tenant de Sézanne , tiraillait vers Montmirail et chassait de cette rille la petite garnison qu on y avait laissée , le maréchal s'était porté d'Ëtoges sur Orbais , pour de là gagner au besoin la route de Château-Thierry , ou celle de La Ferté par Montmirail. Ayant obte- ,nu à Orbais des rensergnemens précis sur la composition du corps qui l'inquiétait , il alla coucher à Corrobert , d'où il chassa les coureurs ennemis; le lendemain matin il se rendit à Fontenelle, et de là rabattit sur Montmirail.

Combat de L'aljtaque commença par un feu d'artillerie assez- vif, auquel les Russes répondirent seulement par celui de leurs tirailleurs, ce qui fit penser au maréchal que leur intention n'était que de couvrir leur retraite. Il ordonna à la bngade Pelleport d'enlever le faubourg.EUey entra au pas décharge, et fit une centaine de grenadiers prisonniers, au moment où le colonel Gheneser , qui était parvenu à toui^ner la ville par la gauche , y pénétrait après en avoir renversé les barricades. Le général Diebitsch se relira en toute hâte sur Pont-St- Prix, harcelé par la cavalerie du génwal Doumerc» Le duc de Raguse rassuré par l'issue du cornbat , s'établit à Montmirail , où il fiit joint par le comte Grouchy que le bruit de la canonnade y avait attiré.

Les alliés battent eu retraies.

Page 1