CHAPITRE XI. 3l
Aussitôt que le prince de Schwarzcûberg reçut la nouTelle de l'échec éprouvé parle comte de ** ''"'' ^""^^ Pahlen et le général Lamotte , il se décida à replier son armée sur la rive gauche de la Seine , et à attendre derrière cette barrière les mouvemens ultérieurs de Napoléon. En conséquence, Tordre fut expédié au prince de Wurtemberg de rester dans sa position de Montereau , sur la rive droite^ afin de couvrir le flanc gauche de Tarmée et pro* léger 8^ concentration; au comte de Wrède, de repasser la Seine à Bray , d'y prendre position sur la rive gauche et d'en garder le pont; au comte de Wittgenstein, de la repasser à Nogent, d'y établir une tête de pont sur la rive droite, et de ne garder que des avant-postes à la lisière du bois de Sordun. On indiqua aux réserves Traiuel et Nogent comme points de réunion. Le quartier-général des Souverains et du prince rétrograda de Bray à Trainel.
Cependant , Napoléon informé que le duc de Bellune ne s'était pas établi à Montereau , ordon^ na pour le lendemain matin une attaque combinée de cette position. A cet effet, le comte Pa* jol reçut ordre de pousser tout ce qui se trouvait devant lui , et de l'attaquer par la gauche vers 7 heures, tandis que le a* corps et la réserve du comte Gérard l'aborderaient par la droite.
Au point du iour, le fiénéral Paiol s'ébranla du Combat de
J ' ' o J Montereau.
Ghâteiet , et chargea vers six heures quelques
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centaines de chevaux ennemis , qui se retirèrent sous la protection de l'infanterie embusquée dans le bois de Valence ; bientôt celle-ci chargée plusieurs fois avec succès , fut obligée de Téva^ cuer. Maître du débouché , le général Pa jol voulut alors continuer sa marche ; mais menacé dans là plaine par la cavalerie du prince Adam de Wur* temberg, il mit en batterie 24 pièces de canon à la lisière du bois, et fit déployer la division Pacthod sous la protection de leur feu. Les Wur^ tembergois favorisés par la position , ripostèrent avec avantage à cette canonnade jusqu'à midi , et parvinrent à démonter 12 pièces françaises.
De son côté, le duc de Bellune jaloux de regagner le temps qu'on Faccusait d'avoir perdu , parut au pied de la hauteur de Surville avant neuf heures; mais les Wurtembergeois étaient trop bien établis, pour la lui céder sans combattre.
La ville de Montereau située à 10 myriamètres de Paris, est bâtie au confluent de l'Yonne et de la Seine , sur la rive gauche de ces rivières. Elle a deux faubourgs considérables , celui de Saint- Maurice à l'est, et celui de Saint-Nicolas, qui s'étend au nord le long de la rive droite de la Seine. Celui-ci est couvert, à demi-portée de canon, par le coteau de Surville , boisé et planté de vignes; en avant de l'autre , se présente une vaste plaine du côté de Bray. Deux ponts, l'un sur l'Yonne , l'autre sur Ja Seine , ouvrent la commu-
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mcation de la ville aux deux faubouFgSé Elle n'a pour enceinte qu'upe muraille peu. susceptible de défense; mais les hauteurs de; Surville que le prince royal de Wurtemberg occupait, couvrent naturelleuLent les ponts. Cette position toutefois n'était qu'un mauvais cl^amp de bataille : bonpe pour défendre les abords des ponts de Montereau contre un ennemi qui s'en approche par la rive gauche 9 elle ne pouvait servir qu aune faillie arrière-garde .chargée d'en disputer l'accès à un corps de troupes débouchant de Melun ou de iNangis^ parce que le long défilé qui est au revers, est un vrai coupe-gorge.
Le Prince royal ne regardant pas derrière lui, se, disposa bravement à la défendre. Lorsque le 2^ corps arriva en présence, les Wurtembergeois étaient établis sur.deux ligues , entre YiUaron et St. -Martin , qu'ils occupaient fortement. Une res^ tait en réserve surla rive droite de la Seine, que la: brigade du prince de Hohenlohe e t la brigade autrichienne du général Schœffer,. arrivée de lavei^e. Le général Château enleva, sous ]e feu le plus meur-* trier 1 e village de Y illaron,défendu par 4 bataillons, et après s'y être maintenu l'espace d'un^ demi-' heure, en fut chassé avec perte par l'artillerie enne'xnie. Quelques instaps ensuite,la division Duhesme attaqua à sqn tour ce poste , peotdant que legéné^al Château laissant u;ne de ses brigades en réserve, 1. âi
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éHë^liàifc aVerc /'autre k tonmër IM ti^nfëms ^ Sitvviitiè I età ié glisser vers leë pàtits pdl* la rdd to dé Pâ^is. L'ennémfi Toyamt ar<*iyerhi Mloiâtîe ^ gënâiêfr Dubésine ï*ed6ablaf son feu sâftis s^înqm^ ttMU gérffirâl GEâtéafu, et fit échduer soà aftïsM qië; xmh ce dériiîef ; après avéfir culbuté^ ce* qfrfî était sur là l'onze, allait parvenir atr porrt dé la SéiHè V lorsqu'il (ut atteint d'tïtié baflDé tjai lé blëssà a ixlort; Cet accident ëàt les suites les plhé f&cKë'uses : la brigade' privée de son cbef se' dissipa en un clin-d'ôeil: A imë KéUré là pokitibn était encore intacte^ pdi*cé qti'oti n'en avait fait que des attaques partiales et dëéotistiès ; niài^ alors arriva la réserve dé Paris.
Le ctimte Géi*ard fii aussitôt retitrèr les tirailleurs inalàdï*oiteniènt etigagés à là gàucfie dé JsL portion dans un terrain bas et défevdrablë , et allàitsè porter vers la droite au âdutiëndtiii® corps Ibr^qàë le général Dëjéan , aidë-dé-càmp âëFEiùjjëtéùi*, vint le préveilii' que rinifentibii dé Napoléon éiàii qu'il pHt le Icbuiiltail^déihént de toutes Us tfôùpes , ei dirigeât Tàtta^e cdiinine il Tetitéiîdràii ^
Lé Cdiiiife Gérard rëcdÎQnàiséàht kû préinîèr coup d'oeil' 4tië là sli{<éH6ritë dé l'artiliiefrite vrai^ t'etiiBér^éôîië êi^it la {iriùcipklé caiisë des éèbéëé épi^dlivéà ^Hv lé i^ c6tT)s , fit étir-lé-é!fâitip aiiéii'èr les 4<i piètës dé lii ^ëséiSré lié Paris , dont le jeu ne tarda pas à maîtriser le sien.