‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 87 sur 129 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

et permit à l'inÊinterie française de reprendre haleine.

Le lieutenant-gaiéral Doering, ne la voyanli pas derrière ces bailteries , crut qu'il serais possible de s'en emparer, ou du moins de les faire rétrograder. H les chargea aree résolution à la tête du n^ bataillon du V de ligne , échelonné du^ i*"^, et parvint à enlerer une pièce; mios bientôt couvert de mitraille et abordé par le général Gérard avec 5oo Jiommes , il- regagna sa ligne avec perte. Jusque-là, le Prince royal n'avait été frappé que de l'avantage de s^ position ; cependant vers deux heures , lorsque l'Empereur arrivant de Nangls au galop , fit soutenu* l'attaque du plateau de Surville, parles deux bataillons de gendarmes rie attachés à la vieille garde , il s'aperçut qu^il ne repasserait pas sans peine \e défilé , et ordonna aux 3^ et 5*^régimens de chasseurs à cheval , suivis à quelques minutes d'intervalle , de toute l'artil-* lerie démontée et de la brigade Walsleben de pren* dre les devans. Débarrassé par ce mouvement , le général Pajol donne enfin l'essor à sa cavalctrie , qui charge l'infanterie sur la route de Meluu , et la culbute d^ans le défilé entre le revers des hauteurs de Survilie et la Seine ; elle ne put s*écou- 1er assez tôt vers les ponts; en vain le Prince royal ordonne à la brigade wurtembei^eoise de reserve de déboucher pour protéger la retraité , il n'est plus temps, et le 6* de ligne fait d'^impulssans ef-

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forts ; le prince de Hohenlohe ayant été renveraq d'un coup de feu , ce régiment est entraîné par les fiijards, et la brigade Schœffer ne peut sortir de la ville où elle se. trouve confinée, sans pouvoir prendre part au combat.

Au même instant , le général Digeon . mitraille les ponts avec deux batteries de la garde, et y sème la mort et le désordre. L'ennemi voulut £siire sauter celui de la Seine ; mais la mine n'ayant Êdt qu'un entonnoir sur clef, le général Ducoëtlosquet à la tête du 7^ de chasseurs le passe au galop , refoule les fuyards dans la ville, et y entré pêle-mêle avec eux; la division Duhesme Ty suifi au pas de charge , et&it main basse sur tout ce qu'elle rencontre.

Aux cris des vainqueurs, les habitansde Montereau qui ju^^qu'alorsavaient été témoins impatiens de la résistance opiniâtre des Alliés changent tout-à-coup de rôle, et deviennent assail^ lans : aigris par les mauvais traitemens que les Wurtembei^eois , chefs et soldats leur avaient fait endurer dans Jeur ço^rt séjour, ils voient luire pour eux le jour de la vengeance :. les, uns jettent des tuiles et des décombres sur la tête ^es fuyards; les .autres barricadent les rues ; ceux-ci cachés derrière une porte ou un contrevent ijar sillentàcoup sûr; ceux-là sortent de leurs maisons et guident nos colonnes : la ville est trans^ formée en un champ de carnage, où les prison^

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