CHAPITRE Xtr
Semé jusqu'à YillBcerf, arec deux régim^tis d'in* Canterie légère*
Tandis que ceci se passait , le» trots SottTeraiûS cooseu q li alliés , leurs nûnîstres , le prince de Schwarzeû- position^ F'* bei^ et les principaux officiers de rétat-mafor^ général se réunirent che2 le Roi de Prusse , à Vef^ fel d'aviser aux moyen$ d'arrêter les progrès des armées francnses, victorieuses sur tous les points.
; Dans une longue conférence , le généralissîme communiqua d'abord les dernières dépêches du comte Bubna. Elles annonçaient que le duc de Gastigliooe , après avoir été renforcé par un grand nombre de conscrits des département mëridio* naux et un détachement de 1 d à 1 5 miile hommes de vieilles troupes tiré de Catalogne , avait pris tout-à-coup Toffensive et chassé d'une part les Autrichiens de Chamhëry , et de l'autre , de Ma* con et Bottiig ; enfin que Genève se trouvait me* nacé. Le comte de Mett^rmch fit , dit*on , en^ suite l'exposé de Fêtât des affîiires. Son tableau était de nature à surprendre , mats noci à encourager. Selon lui, la grande armée considérable ment afiaiblie et par les combats et par les ma^ ladies , qne les rigueiurs de la saison et de rudes privations avaient occasionnées, était d'autant moins capable de tenu- tête à Napoléon dans cette contrée déjà ruinée, que la population des déparleBftans sur les derrières , peu disposée à des sa-
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crifices , paraissait prête à courir aux arm€&poll^ tomber sur elle à la première dé&ite. Dans cette position , la perte d'une bataille exposait l'armée aux plus grands malheurs. Coupée de sa . base , obligée de battre en retraite entreies places fortes de la Moselle et les Vosges, son matériel et ses nombreux équipages devenaient infailliblement la proie des garnisons et des levées en masse de ces contrées belliqueuses, supposé même qu'elle pût parvenir à s^échapper au milieu de tant d'obstacles.
Ces considérations développées avec art , ébranlèrent, l'empereur de Russie et le roi de Prusse ; et comme !Napoléon , peu de jours avant son mouvement contre l'armée de Silésie, avait fait la demande d'un armistice , on crut pouvoir le loi offrir dans cette conjoncture, afin d'avoir le temps de .prendre de nouvelles mesures. En cou* séquence leprince Yinceslas de Liechtenstein fut envoyé aux avant-postes avec cette proposition.
Napoléon n'eut garde de la refuser ; il devait en retirer tout l'avantage, puisque quinze jours de délai lui suffisaient pour organiser une armée/de cent mille hommes. Le prince de^ Neuchâtel fut donc autorisé à répondre au généralissime qu'elle était acceptée , et à Tinviter de désigner: le lieu où les commissaires se rendraient entre Tro3^s et Vandoeuvres pour en convenir.
Nonobstant cette n^ociation inopinée , toutes.
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lejs dispositions étaient faites ^our prendre Troy es^ de vive force. .
Cette ville n'est pas tènable. Environnée autre- combats de fois de hautes murailles flanquées dé tours et de us faubourgs fossés profonds , elle n'offrait alors aucune sû-^ ta\ue d^^cette reté, tant par l'étendue et la disposition dé ses^ ^' . faubourgs , qu'à cause de deux brèches de' plus de 400 mètres à l'emplacement de la porte de Croncey démolie , et auprès de celle de Presle , pratiquées pour l'entrée et là sortie du canal projeté de Ghâtillon à Méij. Les Français pendant leur premier séjour , et les Alliés depuis leur occupation y avaient il est vrai , construit quelques redans à l'entrée des principales portes , et palissade une partie des brèches; mais avec d'aussi faibles moyens y on ne pouvait sérieusement peu • ser à arrêter une armée y et le général Yolkman u ayait été laissé dans la place,que pour donner le temps aux alliés de s'éloigner. Il s'était contenté d'en fermer les portes ^ et déplacer de l'artillerie sur les remparts»
. Vers 4 hetirefr la cavalerie légère des a* et 5® corps rejeta les avant-postes ennemis dans la ville ^ après avoir fourni plusieurs belles charges dans leSi faubourgs* Le général Pire ayant inutilement sommé le général autrichien , fit tirer sut la ville» La garnison lui riposta . en lançant des obus et des grenades, qui mirent le feu aux feuhaujrgs.de SaintrMartii]^ et dé Sainte -Savine. Alors
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on fit avancer une batterie de t a jusqu'à cent pas de la porte de la Prèze; elle eut bientôt fisiît une brèche dans ces vieilles maçoiineries ; plusieurs voltigeurs la reconnurent, et Ton allait tenter l'assaut, lorsqu'un parlementmce vint annoncer que la place serait évacuée dans la nuit ; mais que le gouverneur j mettrait la feu , si l'on conti* nuait à oauonner. Cette menaee détermina TEm-^ peteur à contremander ïe coup de main qui eût in£iilliblement causé k raine de cette ville florissante.
L'année bivouaqua à-peu-pràs dans les positions où die s'était formée en ligne : les ^^ et 1 1^ corps d'infanterie en tôte des faubourgs de Saint- Martin et des Noës ; le a^ à l'entrée de c^i dé Sainte-Savine , entre Saint «^AMlré et l'ancimine Chartreuse; la jeune-garde à la chapelle St-Luc; lavieiUeàChàtres;lea® corps de cavalerie aux îio^; les 5^ et 6* dans les villages vers Sl-Jolien; celle de la garde aux environs de Meigr^y ; le quartier-impérial à Châtres.
Reprisa âe Lc ^4 i^^vricr vers trois heures du mai^ , toute
Troycs parles ^ i» • » /i i n i
Français. 1 armeo française s ébranla : 1 avanikgarae entra au point dû jour dans Troyes , on il ne restait plus que 600 blessés non traasportables ^ ei une cen-* taine de maraudeurs qui furent faits prisonniers. Les hussards deSczekler et de l'archiduc IUmIoIphe restés à k porte de Maigneiet pour épier l'arrivée des Franfab , farent culbutés pai' la ca-