CHAPITRE XIÏ
Talerîe de la garde aux ordres du comte Nansout y , qui tf*aversa la ville au trot H surprit leurs grand'gardes Peu d'heures après , elle atteignit Tarrière-garde du comte de Wrède.au défilé de Moutier-Amej y la chargea à divers reprises, Engagement lui fit 180 prisonniers , la mît en fiiitè , et alla de^àM^ti:;' a'établir à YiUeilieuve^Meggrigny. ^'^^^'
Le â^ corps id'in£^nteriè qui avait d'abord pris position au pont de la GuîUotidre , reçut ordre de le passer pour la soutenir , et • Ibt suivi par Je 7*', moins la brigade de la division Boyer, restée à Méry*. ^ '
Les. deux divisions du prince de la Moskovra après avoir poussé J4»sqfu'au pont de la- Barce « pour appuyer au besoin le général Oérard et le duo de Reggio , revinrent le soir s'étabKr à Sainl^ Parre-aux-Tertres,.
Sur la route de Bar-sur^eine» le cotnte de Yal* my se porta de Saint-Julieu sur la Saree, chargea vigoureuseii]tônt l'arrière-garde du corps de Giu« lay, et après lui avoir enlevé un parc et 5oô hommes près de Saint-Parre-les^Yaudes , poussa jusqu'à Bar. Le duc de Tarente avec le 1 1 ^ corps d'infanterie et le 5* de cavalerie, s'avança jnsqtfà St.- Parre-Ies -Vaudes , échelonné aux Maisons ^Blanches par la division Roussel , qui s'y tint en réservé.
L'Empereur précédé de la première division Entrée a» d'infanterie de vieille garde , fit son entrée dans la à TvSylI!' ville de Troyes à 1 1 heures du matin , aux accla-
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mations des habitaus. Les vexations exercées pai* ]es Alliés , et principalement par les Aalrichiens , envers les citoyens de tontes les classes, ne contribnèrent pas fpeu à déterminer cet accueill On ofirit avec profusion aux soldats , le jour de la victoire, ce qui leur avait été ^argné au jour du malheur. Mais à l'instant où la majorité de la population faisait éclater la joie de sa délivrance par mille transparts d allégresse , le petit nombre de roryalistês qui s'était déclaré pour les Bouri>ons» était en p^oie aux plus vives allarmes. Toutefois la politiquedel'Empereur trompaleuFScraintes 9 et sa vengeance ne frappa que les deux princi« paux auteurs de l'Adresse dont nous avons rendu compte au chapitre VIL.
Le chevalier Gouault.fut arrêta , jugé et condamné à mort par une commission prévôtale; la même peine fut prononcée contre le marquis de Yidranges , en députatîon auprès du comte d'Artois. On a prétendu qu un conseil de guerre per^ manent les aurait sauvés. C'est une erreur , il eut appliqué la même peine (i); mais en reuTojant ks accusés devant un conseil , Napoléon, se serait épargné l'odieux d'un jugement pré votai, toujours entaché d'arbitraire. Du reste aucun des signataires de l'Adresse ne fut inquiété; et Napa->
(i) Code p^oal | lif . 3l , chap. i , seci. % , art. ^i.