‹ Mémoires pour servir à l'histoire de la campagne de 1814Chapitre 96 sur 129 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

léon feignit de les recevoir à récipiaceace. Seulement le propriétaire de la mai&an où Tempereur Alexandre avait loge, fiit.maiidé au .qaartier-iiapérial; admonesté vivem^ent et.obligé, ditrOn^de remettre à radministration des hospices , la bague dont son hôte lui avait fait cadeau. La réprimande faite à cet habitant causa le plus sensible déplaisii: à tous les citoyens , parce qu'elle était injuste et passait les bornes de. la décence.

Mais TEmpereur en traitant avec indulgence les royalistes deTroy^s.,.i;ie parut pa$ di3posé. à^laisfser impunies à l'av^nip les tentatives ,ea faveur des princes de la maison deJSourbon: car un décret prononça le même jour peine de nnort contre tout Français qui. porterait une cocarde ou des décorations autres que cçlles permises. La même peine fut ré/servée à ceux qui .suivraient les armées ennemies , ou y prendraient du

service.

Ce décret , celui qui prononça la destitution du préfet Gafarelli , pour ne s'être p^s mis en mesure de venir occuper son poste lorsque l'armée rentra dans Troyes , ne parui^ent aux yeux. de:la multitude, que des actes d^une juste sévérité.

Peu d'heures après son entrée à Troyes , l'Empereur reçut l'avis que les commissaires nommés pour conclure l'armistice se rendaient à Lusigny. En conséquence il y envoya, dans la journée le comte Flahaut son aide-de-camp , lequel y

trouva le comte Schuwalow , aide-de-camp de l'empereur de Russie , ïe comte Duca , aîde-decamp de l'empereur d'Autrichev 0t le général Ràusch, commatidaut ïes^ itigënièurs du roi de Prusse.

îroinination NapoIéon icuorant encore l'issue des eonfé'*

d'un commis- •*• - Y ■*•"••

saire pour feuces dc Lusiffuy , devait songer naturellement

traiter de tar* . • , O ^ » C7

mistict. à continuer ses opérations offenéives, 11 avait à choisir entre deux partis : presser avec toutes ses^ forces le prince de SchWat-zenberg et tâçhçr de le contraind'i^e à accepter une bataille ; ou bien se contenlîèt' dé le foire suivre par " deux ou trois corps 'd'armée, et de rabattre avec le reste sur cfelle deSHésie y. qui après avoir rallié 6 bataillon» et une dottiaine dE*e$cadt'0«is venaiU du bFocus de Luxembourg et de Thionville , s'était mise en marcbé îè*!24» pour passer l'Aube à Balidemont, etrefouler le duc de Ragttse contre la Marne.

Plan d'opéra- Le premier parti eut sans doute été le meil-

tion d« Wai>o- * -ûs % * • ■ • t i /»

léon. leur, sïWapoleoil avait eu la certitude de forcer

le généiralissime à recevoir bataille; car dans le cas où il Faurait battu. Te maréebal Blueher se serait trouvé d'âutani plus compromis , qu'il eut obtenu d'avantages sur le foible corps du duc de Raguse; maisFEmpereur ne devait pas croire que le prince de Schwarzenberc entrerait seul en lice avec lui , puisqu*il n'avait osé se mesurer dans la plaine entre Trôyes et Nogerit , lorsqu'il Pouvait facilement y attirer l'armée de Silésie.

Page 1