‹ Mémoires pour servir à l'histoire du chapitre de la cathédrale de S. Jacques de Montréal [microforme]Chapitre 20 sur 49 · D PE · texte numérisé non relu

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complet couronna son infatigable vigilance, et bientôt cette maison se remplit de bons sujets qui apprirent de cet habile maître à bien servir l'Eglise et la Patrie, et on les voit aujourd’hui tenir un rang distingué dans toutes les classes de la société comme du Sanctuaire. Son secret pour faire fleurir les études fut de faire régner la vertu, car sa propre expérience lui avait appris que l’écolier vertueux est nécessairement studieux.

Neuf années s’étaient écoulées dans une direction si fructueuse, lorsque la mort de Mgr. J.J. Lartigue, premier Evêque de Montréal, occasionnant un changement dans le personnel de l’Evêché, le fit rappeler par son successeur pour l’assister dans les soins multipliés qu’offrait nécessairement l’administration Episcopale de cette Eglise dont les besoins se faisaient vivement sentir.

Ainsi quelque tendres que fussent les liens qui Pattachaient au Séminaire de St. Hyacinthe, il n’hésita pas un seul instant de les rompre, à la voix de l’obéissance qui le demandait ailleurs. Ce fut donc en 1840 qu’il entra dans une carrière toute nouvelle,

et qu’il fit valoir son talent exquis pour toute espèce d'œuvres et de directions.

Dans cette même année, comme tout le monde s’en rappelle, parut dans notre Canada un homme puissant en paroles et en œuvres, Mgr. de Forbin Janson, que la Providence avait tout exprès en-

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voyé sur les rives de notre majestueux St. Laurent

pour réparer les maux occasionnés durant nos troubles de 1837 et 38. La première mission que donna ce célèbre missionnaire dans ce pays commença à Notre Dame de Montréal, le 8 Décembre 1840. Ce fut aussi l’époque de la fondation des Mélanges Religieux. Car ce journal ne fut dans le principe que l'écho des admirables paroles que l’homme apostolique faisait entendre dans la tribune sacrée. Cette publication se continua ensuite sous une autre forme et fut l’organe de la Religion jusqu’en 1852, que le terrible incendie du 8 Juillet consuma tout le matériel de l’Etablissement. Ce fut Mgr. Prince qui en fut le premier Editeur, et qui, par conséquent, fraya le chemin à tous ceux qui, depuis, n’ont pas craint de faire entendre la voix de la presse pour défendre publiquement et hardiment la Religion. Tous nos journalistes religieux pourront donc se glorifier de voir à leur tête un de nos plus distingués Prélats. Le 21 Janvier 1841, s’inaugurait dans la Cathédrale de Montréal une nouvelle Institution pour le Diocèse, savoir le Chapitre de St. Jacques, et Mgr. Prince se vit associé à cette œuvre naissante, à cause de la candeur de sa vie, de da gravité de ses mœurs, et de ses rares mérites. Son esprit de prière, son amour de la vie intérieure et ses progrès dans les œuvres spirituelles se manifestèrent alors d’une ma-

nière frappante.

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