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Tel fut M. Truteau sur les”principaux théâtres où la Providence l’avait placé. Nous n’avons fait pourtant qu’esquisser à grands traits les principales actions de sa vie; car nous dépasserions les bornes que nous nous sommes proposées, si nous voulions rapporter toutes les grandes choses accomplies par ce saint prêtre. Pendant près d’un quart de siècle, il a semé des bienfaits sans nombre, dans l’exercice du dévouement le plus sublime et dans l’apostolat de la charité la plus constante.
Se sentant atteint d’une maladie incurable, et prévoyant que bientôt il lui faudrait paraître devant le Souverain Juge, il voulut aller se préparer à ce grand passage du temps à l’éternité, dans cet Asile de la Providence, qu’il avait protégé, qu’il avait vu grandir et où ilavait contribué à fonder tant d’œuvres de miséricorde. Aussi, ce fut une véritable consolation pour ces religieuses, de le recevoir pendai: sa dernière maladie et de pouvoir lui prodiguer les soins les plus dévoués. Rien ne fut épargné pour obtenir sa guérison, prières, sollicitude constante, secours de Part, tout fut mis en œuvre, mais le ciel restait inexorable. La maladie l’emporta, la mort prévalut.
Sa cruelle maladie fut l’écho de sa sainte vie. Jamais on ne l’entendit se plaindre, même au milieu de ses plus vives douleurs. Sa résignation à la volonté de Dieu, qui a toujours été un des traits
caractéristiques de sa belle âme, semblait briller alors d’un éclat plus vif. En quelqu’étât qu'il se trouvât, on l’entendait toujours s’écrier: Que Dieu soil béni! Dieu le veut ainsi, que sa sainte volonté soil faile ! Sur le point de recevoir le St. Viatique, il renouvela sa profession de foi, remercia Sa Grandeur Mgr. Bourget et ses confrères chanoines, puis adressa quelques mots à la communauté, qui en partie réunie auprès de lui, était en proie à Ja plus vive douleur. Lui seul paraissait calme et serein. Et qu’avait-il à craindre lui, qui comme le divin Maître avait passé en faisant le bien! Aussi, le Seigneur at-il été fidèle à sa promesse. Au jour mauvais, à ce Jour terrible, qui fixe le sort de l’âme pour l'éternité, il Pa délivré des terreurs de la mort. Entre les bras de son Evêque, qu’il avait si fidèlement servi, avec une paix céleste, sa pleine connaissance et sans aucune agonie, il s’est endormi dans le Seigneur, calme et confiant, comme un enfant se: te sein de sa mère, le 27 Décembre, 1873. .
Son corps fut exposé dans la vaste salle de communauté toute tendue de noir. L: concours immense qui se pressait auprès de se: dépouilles mortelles, prouvait assez de quelle vénération et de
quel respect jouissait l’illustre défunt. Le 31. un
) service solennel fut chanté, par Mgr. Vinet, dans l'Eglise de la Providence. Sa Grandeur Mgr. de Birtha prononça l’oraison funèbre. Un secon! ser-
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