‹ Mémoires pour servir à l'histoire du chapitre de la cathédrale de S. Jacques de Montréal [microforme]Chapitre 8 sur 49 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

DE L'ORGANISATION pu CHAPITRE ET DES CHANOINES TITULAIRES.

La fondation du Chapitre et l'installation des premiers Chanoines sont rapportées dans le chapitre cidessus ; il ne s’agit dans celui-ci que de linstitu-

tion canonique.

Québec avait eu à la fondation de PEvêché un Chapitre qui a subsisté jusqu’à la conquête, qui

vit s’éteindre du même coup ces deux Institutions. Mais il restait dans les archives du temps un régistre tenu par le dit Chapitre.

Dans la prévision que tôt ou tard de nouveaux Chapitres s’établiraient dans ce pays si éminemment catholique, P'Evêque de Montréal voulant procéder à l'institution du Chapitre de sa Cathédrale, crut ne pouvoir mieux faire que de se modeler sur l’ancien Chapitre de Eglise-Mère.

Ainsi, dans le décret de la fondation, il régla que le Chapitre de Montréal comme celui de Québec aurait un Doyen, un Grand-Chantre ou Primicier, un Archidiacre, un Théologal et un Pénitencier

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avec un certain nombre fixe de Chanoines, Les fonctions qu’ils auraient à remplir furent déterminées dans le règlement qu’ils auraient à suivre. Les principaux articles de ces Constitutions furent que l’on mènerait la vie commune avec l’Evéque; que chacun se contenterait de la nourriture et de l’habit ; et que tout ce qui pourrait être économisé par ce genre de vie serait appliqué aux bonnes œuvres qu'avait à faire l’Evêché.

On s’engageait en même temps à mener la vie régulière que doit mener tout bon Ecclésiastique, à faire en commun les exercices spirituels, à se réunir dans la Chapelle du Chapitre, pour réciter le breviaire, à des heures déterminées, à célébrer les offices publiques dans la Cathédrale, les dimanches et fêtes et à y observer toutes les règles de l'Eglise, pour que le chant et les cérémonies ne laissassent rien à désirer, à y suivre fidèlement les doctrines ultramontaines, à se montrer sous tous rapports dévoués au Souverain Pontife, à y vivre dans une union vraiment fraternelle, à travailler à maintenir la paix entre les prêtres et les fidèles, à mettre en vigueur toutes les pratiques de piété autorisées par l'Eglise, et à encourager en particulier les offices à l’honneu du très-saint et immaculé Cœur de Marie.

Enfin l’on se mettait au service du diocèse et l’on était à la disposition de l'Evêque pour l’aider à don-

ner à ce grand corps le mouvement et la vie, en fai-

sant à cette fin les fonctions les plus humbles comme les plus éclatantes, pour qu’il fût en tout temps assisté dans les devoirs qu’il avait à remplir pour le bien général des paroisses et des Communautés et celui des derniers enfants de l'Eglise.

Des règlements détaillés furent dressés et consignés dans le régistre du Chapitre. On en fit un résumé sous forme de Constitutions qui furent soumises au St. Siége, qui daigna leur donner sa sanction, le 6 Scptembre, 1851, par son Eminence le Cardinal Cagiano Préfet du Concile, et le Sécrétaire Quaglia dans les termes suivants :

“ Les Constitutions rédigées pour l’usage du ‘“ Chapitre de Montréal ont été soumises à la Sa- ‘ crée Congrégation interprète du Concile. Or, les ‘ Eminentissimes Pères et le Souverain Pontife lui- ‘ même, à qui rapport a été fait, comme de droit, “les ont accueillies avec un très-grand plaisir, ‘“ comme une preuve éclatante de dévouement et “ d'affection envers le Siége Apostolique. Ils ont ‘“ de plus donné de grandes louanges au zèle remar- ‘“ quable qui s’y manifeste partout pour régler le

re de vie des Chanoines, l’observance des règles

culte divin suivant les Canons et prescriptions

‘“ de l’Eglise-Mère. ” ‘“ Ce Chapitre, est-il dit dans la Notice de Mr. le ‘ Chanoiïine l’aré, fut d’ailleurs objet de Padmira-

‘tion de ph eurs Evêques Français qui trouvaient

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‘“ que l’Evêque se donnait, par cette institution, des “ Collaborateurs dévoués qui consentaient à lui ‘* vouer leurs talents, leurs veilles et leurs travaux, ‘“ sans autre remunération que l’habit et la vie, à “ mener la vie commune et à vivre sous le même ‘toit, pour être toujours prêts à l’assister dans le ‘ gouvernement du Diocèse. ”

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