Si notre Ordre ne peut pas <?^établir quel
que part avec toute la forme et la marche de
nos classes, (7 J^u/ y suppléer par une autre
Jorme. Occupons-nous du but ; c'est là Vessen^
tiei , pei^ importe sous quel yoile , pourçu quon
fiGo Conspiration des Sophistes
réussisse. Cependant il enjaut toujours un guel^ conque ; car c'est dans le secret que réside la grande partie de notre force. »
23.° c< Cest pour cela qu'il faut toujours se cacher sous le nom d'une autre société. Les Loges inférieures de la Franc-Maçonnerie sont , en attendant le manteau le plus conyeuable à notre gratid objet ; dos schich/iche kleidfilr unsere hœ^ hère zweche , parce que le monde est déjà accoutumé à ne rien attendre de grand , et qui mérite attention , de la part des Franc-Maçons. — Le nom d'une Société savante est aussi un masque 1res - convenable pour nos premières classes. Grâces à ce masque , lorsqu'on vient à savoir quelque chose de nos assemblées , nous n'avons
3u'à dire qu'on s'assemble eu secret j partie pour onner à la chose plus d'attrait , plus d'intérêt ; partie pour ne pas admettre tout le monde , pour se mettre à l'abri des railleurs , des jaloux ; oti même pour cacher la foiblesse d'une institution encore toute nouvelle. »
24*° « Il est très -implbrtant pour nous d'étudier la constitution des autres Sociétés secrètes el, de \t% gouverner. Il faut même , lorsqu'on le peut avec la permission des Supérieurs , se faire recevoir dans ces Sociétés , sans cependant se surcharger d'engagemens. Mais pour cela même , il est bon qiie notre Ordre reste sous le secret. »
25.*^ « Les hauts grades doivent toujours être incoilnus aux grades inférieurs. On reçoit plus i^olontiers les ordres d'un inconnu , que ceux des hommes dans lesquels on reconnoit peu à peu toute sorte de défauts. Avec cette ressource on peut mieux obseiver ses inférieurs. Ceux-cifont plus d'attention à leur conduite , lorsqu'ils se croient emnronnés de gens qui les obsers^ent ; leur i^ertu est d'abord de contrainte i mais l'exer^
Qice la change en habitude. »
DB l'Impiété et de l'Anarchie. 2B1
26.*? « Ne perdons jamais de vue les Ecoles militaires, les Académies, les Imprimeries , les Librairies , les Chapitres des CatJiëdrales , les ëtabiissemens quelconques qui influent sur Fëdacation ou le gouvernement. Que nos Régens soient sans cesse occupés à former des plans , et à imaginer la manière dont il faut s'y prendre .pour nous rendre maîtres de tous ces établissemens. Militair-schulen , Academien , Buch-druC" kereyen , Buch-lœden , Dom-capitel , und ailes was ein einjluss aufbildung und regierung haty muss nie aus den augen gelassen werden ; und die Regenten sollen unaufhcerlich plane entwer-- Jen , wie man es anfangén kœnne > uJ>er dieselben gewalt zu bekommen. »
27.° « En général et indépendamment de remploi qui leur est confié , le grand objet de nos Régens sera Tétude constante , habituelle de tout ce qui ajouteroit à la perfection et à la puis^ sance de notre Ordre , afin qu'il devienne pour tous les siècles , le plus parfait modèle de gouvernement dont les hommes puissent avoir l'idée. » C'est-à-dire afin qu'on puisse un jour dire de nous : La voilà cette société fameuse qui, à force de perfectionner ses lois et son gouvernement , «st venue à bout d'apprendre aux hommes à se passer de toute loi , de tout gouvernement. Je ne m'occupe plus à démontrer que c'est là le véritable sens , le seul objet de toute cette perfection du Code Illuminé. Les mystères de la Secte sont trop évidemment dévoilés , pour qu'il puisse rester le moindre doute sur cette explication. Mais , pour atteindre à cette perfection et à cette puissance de la Secte , il est encore des lois , encore des artifices à étudier par les Régens Illuminés. Weishaupt en fait l'objet des nouvelles instructions qu'il leur réserve suivant la place qu'ils occupent dans sa hiérarchie.
a6i Conspiration ï)es Sophistes
( N. B. Tout ce Chapitre , à part le peu deri^ fiexions que j'y ai mêlées , nest qu'une traduction du Code , article par article. Instixictioa B du grade de Rëgent. )