‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique du diocèse de ChambéryChapitre 40 sur 61 · Henriette Murinais , femme d'AI.-Barthélemi Costa · texte numérisé non relu

Henriette Murinais , femme d'AI.-Barthélemi Costa

55. — François Corbeau, de Saint -Bcron, 60 ans; a un fils au service sarde; détenu dès le 16 août 1793, par ordre du département, comme suspect.

57. — Jacques-Gabriel Duclos, 50 ans, ayant deux filles détenues avec lui dès le 26 août 1795, par ordre du déparlement, comme suspect.

58. — Marie Carpinel, femme de Jacques-Gabriel Duclos, 63 ans; détenue dès le 21 février 1794, par ordre du comité de surveillance, comme suspecte, ci-devant noble.

NOTES DU COMITE

RÉVOLUTIONNAIRE

Partisan des aristocrates et du gouvernement sarde , il a manifesté sa joie au retour des Piémontais.

On ignore ses opinions politiques.

On ignore ses opinions politiques ; dénoncée à la Société populaire pour s'être cachée lors de rémeule qui a eu lieu à Rumilly.

Aristocrate, ne donnant aucune marque d'attachement pour la révolution , non plus que ses filles.

On ignore ses opinions, elle est réputée aristocrate , elle n'a montré aucun attachement pour la révolulion.

Fière, dévote, fanatique et aristocrate com-

Observalinns

Elargi

par

Gauthier.

Mise en liberté.

Elargis provisoirement.

Elargie.

NOMS DES DÉTENUS

NOTES DU COMITÉ

RÉVOLUTIONNAIRE

Observation»

72 ans; détenue dès le 16 août 1 795, par ordre du département, comme suspecte et mère d'émigré.

me son mari , détestant la révolution.

60.— Félicité Costa, fille d'Al.-Barthélemi , 40 ans; détenue dès le 16 août 4 793, comme suspecte et sœur d'émigré, par ordre du département.

Dévote, fanatique et aristocrate comme ses père et mère, délestant la révolution.

61 . — Louise Rambert, femme de L. Livron, 53 ans; en arrestation à domicile dès le 25 février 1794 , par ordre du comité de surveillance, comme sœur d'émigré.

Elle n'a donné aucune marque d'attachement pour la révolution ; soupçonnée ennemie de la République.

62. — Clémentine Costa , femme de Joseph Morand, fille de Barlhélemi Costa , 56 ans ; détenue dès le 16 août 1795, par ordre du déparlement, comme sœur d'émigré.

Fière, hautaine, ayant de l'esprit, eile a manifesté sa haine contre la révolution et sa joie à la fuite du tyran.

65. — Regard dite Ballon, femme séparée de Joseph-Marie de Vars ; détenue dès le 4 6 août 1795, par ordre du département, comme fille d'émigré.

On ignore ses opinions; elle n'a manifesté ni amour ni haine pour la révolution.

64. — Victoire Millany dite Villette, 17 ans; détenue comme sœur d'émigré dès le 5 ventôse.

On l'a mise en pension chez un patriote; mais ses propos inciviques sont cause de sa nouvelle détention.

Elle a toujours méprisé le peuple, parce qu'elle vivait auprès de ses parents Costa , qui lui ont donné des principes d'aristocratie. Elle dit qu'elle n'aimera jamais la révolution.

NOMS DES DÉTENUS

NOTES DU COMITÉ

RÉVOLUTIONNAIRE

Ohservalions

65. — Anne Favier, veuve Morand, 65 ans ; ayant deux fils au service sarde, une fille émigrée et une autre de 36 ans; détenue avec elle dès le 16 août 1 793, par ordre du département, et mère d'émigré.

Aristocrate , fanatique, ennemie de la révolution, elle a les opinions du gouvernemont sarde.

Sursis.

66. — Marie Montfalcon dite du Cengle , 55 ans; en arrestation domiciliaire dès le 24 février 1794, par ordre du comité de surveillance.

Aristocrate , fanatique, on ignore ses opinions politiques , elle hait la révolution.

67. — Anne Morand, fille d'Anne Favier, 56 ans; détenue dès le 16 août 1793, par ordre du département, comme sœur d'émigré.

Ennemie de la révolution , elle s'est réjouie à la fuite du tyran et au retour des Piémontais.

68. — François Excoffon dit Marccllaz, 58 ans; détenu dès le 16 août 1795 , par ordre du département, ensuitedétention domiciliaire comme malade.

Ignorant, imbécille, on ignore quelles ont été ses opinions politiques.

69. — Noël Brunet, de la commune d'Arc, 60 ans; il a un fils en Piémont; détenu par ordre du département et transféré à Grenoble en septembre 1793 , dès lors en état d'arrestation domiciliaire.

Ennemi de la révolution , il a méprisé la monnaie de la République. Quoique maire , il a envoyé un de ses fils en Piémont.

70. — Jean-François Garnier, 59 ans; détenu dès le 1er décembre 1795, comme ci-devant intendant des finances du roi

II a manifesté des sentiments patriotiques.

Dès le 22 septembre 1792 , il administra mè-

Élargi

par

Gauthier.

NOMS DES DÉTENUS

NOTES DU COMITÉ

RÉVOLUTIONNAIRE

Obsen niions

sarde, ensuilc en arrestation domiciliaire par ordre d'Albil le.

me les finances de la Convention nationale des Allobroges.

7 1 . — Deioche, de Chambéry,

célibataire, Go ans; détenu dès le 1 6 août i793 , par ordre du déparlement, ensuite en détention domiciliaire comme malade.

Aristocrate , fanatique, il se réjouit tn apprenant la fuite du tyran.

72. — Gaspard Ducloz dit Lambert, d'Ésery, 8o ans, célibataire ; en arrestation domiciliaire dès le 21 février 4 794, par ordre du comité de surveillance, comme suspect.

Aristocrate , fanatique , ennemi de la révolution.

Décédé.

73. — Gabriclle Chevillard, veuve Salteur de la Serraz, 80 ans; en arrestation domiciliaire dès le 50 mars 1794, comme ci-devant noble.

Fanatique, on ignore ses opinions politiques.

74. — Claude Perrin, 80 ans, et sa femme Françoise Comte; ils ont quatre enfants, fous en arrestation domiciliaire dès le 50 mars 1794, comme nobles, d'après l'arrêté d'Albitlc.

Tous sont réputés gens de probité; ils se sont montrés attachés à la révolution et satisfaits de la mort du tyran.

Elargis ;

par Albille.

75. — nélène Montagny , femme Conzié d'AHemogne, 53 ans; en arrestation domiciliaire dès le 50 mars 1794, d'après l'arrélé d'Albitlc.

Malgré sa folie, elle manifeste des sentiments aristocratiques à ceux qui l'interrogent.

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