‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le 18e siècleChapitre 2 sur 50 · CENT · texte numérisé non relu

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mettre tous ses soins à y accréditer les opinions qu'il a voit trouvées chez uos voteins. Après avoir prélude, dans sa jeunesse, par quelques écrits, où, tout en laissant voir son but, il gnrdoit encore quelques ménagemens , ce littérateur senhardissant à mesure que son âge et ses succès lui Horm'oient plus de poids et d'autorité, se consacra dans sa vieillesse avec une ardeur infatigable a combattre et à avilir la religion. Dans l'espace de quinze à vingt ans, on le vit accumuler, dans cette intention, des écrits de toutes les formes, histoires, pamphlets, essais philosophiques, contes, vers, facéties, etc. Autour de lui vinrent se ranger des disciples animés de son esprit, et qui, excités par son zèle, comme il excitoit le leur, enfautèrent en peu d'années de nombreuses et véhémentes diatribes contre une croyance qui avoit civilisé le monde. La liste de ces productions est encore moins étonnante que le ton qui y règne. La correspondance des principaux chefs a montré quel étoit leur but et le concert qui régnoit entr'eux ; mais les effets nous en ont instruits encore mieux. Le torrent de leurs livres inonda toute la France , et leurs principes , accueillis dans des sociétés dominantes , se répandirent dans toutes les classes. Par le moyen des journaux , ils se rendirent maîtres de l'opinion et distributeurs de la renommée, et un ministère foible les laissa prendre une consistance et un ascendant énormes. A la même époque , la même contagion gagnoit l'Allemagne. Dans les états protestans de cette contrée , la réforme arbora ouvertement les étendards du déisme. D'autres états catholiques furent aussi atteints des ravages de l'incrédulité ; et avant la fin du siècle, une grande partie de l'Europe étoit en proie ;i cefte doctrine nouvelle , ou plutôt a cette absence de toute doctrine, qui ne fut que trop en même temps une absence de tonte morale.

Un autre parti, né dans le siècle précédent, réclame aussi l'attention de l'historien. Moins hardi sans doute et moins funeste, il donna lieu cependant à des troubles et a des divisions dont l'Église se ressentira long-temps.

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Actif, intrigant, opiniâtre, il enfanta une foule d'écrits qui Messoient la charité et éternisoient les querelles. Condamné par te corps des pasteurs, il se réfugia dans les TîVas de l'autorité séculière , et trouva un appui dans * quelques-unes de ses branches. Sans parler du système .de doctrine adopté dans ce parti , la manière dont il se défendit a produit de siuistrcs effets pour la religion. Les déclamations continuelles qu'on s'y permettoit contré le Pape et les évêques , ont avili la puissance ccclésiasti- » que. L'opiniâtreté avec laquelle on y soutint de faux miracles, a servi de prétexte aux déistes pour jeter des nuages sur les miracles mêmes sur lesquels repose le christianisme. Ce parti offre à l'observateur impartial tous les caractères d'une secte véritable; cabales, émissaires, deguisemens , libelles, inépris de l'autorité. L'Eglise a éle troublée partout où il existoit ; elle n'a été tranquille qu'où il n'étoit pas. Il a déchiré pendant cinquante ans F église de France , y a fait naître une foule de contestations incidentes , y a fomenté des illusions déplorables, y a entretenu un esprit d'opposition, de mutinerie et de dénigrement contre les premiers pasteurs. De la France, cet esprit passa dans quelques contrées étrangères, et dans la dernière moitié du xviir» siècle, l'Allemagne et l'Italie le virent se développer dans leur sein sous la protection de quelques princes trompés , bu dequelques ministres séduits. C'est à. la même influence qu'il faut attribuer les changemens introduits dans les écoles de ces pays, les écarts de leurs canonjstcs, les réformes tentées à Vienne, à Florence et a Naples, le congrès d'Ems , le synode de Pistoie , l'enseignement de l'université de Pavie, tant d'écrits contre le saint Siège , et cette conspiration sourde , mais active , pour tout innover dans l'Eglise , et pour la mettre sous le bras séculier.

Ces deux grandes branches de l'histoire ecclésiastique > pendant ce siècle, nous mènent à une troisième qui n'est que le résultat et le complément des deux autres. Bien que circonscrite dans le court espace de quelques années,

la révolution française semble renfermer autant de siè-

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cles. Ce fut alors que Von vit les effets, et qu'on recueillit les fruits de cette fermentation et de cette ardeur d'indépendance entretenues par tant décrits. Ce fut alrtrs que l'on jouit des résultats de ces doctrines philosophiques si constamment prêchées pendant quarante ans. Ce fut au nom de l'humanité, de la raison et de îa liberté que tant d'hommes furent asservis, égarés, immoles; et les clameurs contre les rois et les prêtres amenèrent la chute des trônes et le reuversement des nutels, la proscription des princes et celle des ministres de la religion. Au milieu de ces scènes de désolation l'Église et l'état parurent ensevelis dans une ruine commune jusqu'au moment marqué dans les décrets éternels, oh il fut donné à l'humanité, au christianisme et à la société de rentrer dans leurs droits, et de respirer après tant de désastres.

Tel est l'aspect général sous lequel soflre le xvme siècle; telles sont les trois grandes divisions sous lesquelles on peut présenter son histoire. Nous avions d'abord formé le projet de classer ainsi les faits, sauf a reléguer dans une quatrième section ceux qui nauroient appartenu à aucune des trois précédentes. Mais en y rélléchissaut t cette disposition nous a paru sujette à beaucoup d'inconvéniens. Elle nous eût obligé à intervertir trop souvent l'ordre chronologique. Nous avons donc préléré nous en tenir, pour cette édition , comme pour la première, à la division par année. Nous plaçons chaque événement sous une date principale , et nous présentons de suite tout ce qui y a rapport. Plusieurs écrivains nous ont donné l'exemple do cette méthode, qui délasse l'attention du lecteur par la variété des faits \ et qui marque d'une manière plus tranchante les dates dont la connoissance est si importante pour classer les événemens dans la mémoire. L'est la marche qu'a suivie entr autres d'Avrigny dans •es Me moines chronologiques et dogmatiques pour 5e/uîrà ï histoire ecclésiastique depuis îôoo jusqu'en 171G. ^03 Mémoires peuvent être regardés comme la suite des âleijs , quoiqu'ils 11e soie.it pas tout-à-fait dans le même

genre. Cet auteur , justement estime4 sous plus d'un rapport, a cependant des défauts dans lesquels nous avons tâche' de ne pas tomber. Il avoit de l'esprit et de la finesse assaisonnés d'un peu de malignité. Fort attaché à son corps , il ne voit d'important que ce qui s'y rapporte. Il raconte for* longuement toutes les querelles oît les Jésuites ont pris part, et omet de parler de faits majeurs et d'événemens d'un intérêt plus gt-neral. Il n'y a pas, dans son histoire, un seul mot sur les grandes attaques portées de son temps a la révélation, rien sur Hobl>es , rien sur Spînosa , rien sur le socinianisme , qui devoit particulièrement exciter son attention par l'éclat qu'il avoit eu dans le xvne siècle, par les troubles qu'il avoit excités en Pologne , et par le nombre et le zèle de3 écrivains qui l'on défendu. Nous lui avons reproché aussi que dans le récit qu'il fait des disputes sur les cérémonies chinoises , il s'attachât à soutenir des confrères inexcusables , et s'écartât de l'obéissance au saint Siège qu'ilrecommandoit si fort pour d'autres points, et dont il eût dû donner l'exemple sur celui-ci. Quelques personnes ont essayé de le justifier; mais leurs observations ne nous ont pas fait changer d'avis, parce que nousavionsà parler d'après l'examen des pièces. Amicus Plato, magïs arnica veritar.

Un dernier défaut des Mémoires du même historien , c'est de ne pas donner assez de détails sur les églises étrangères; c'est aussi ce qu'on avoit reproché à* notre première édition. Nous ne nous étions pas dissimulé combien il existait, à cet égard, de lacunes dans notre ouvrage, et nous en étions alors convenus franchement dans la préface. Nous n'avons rien négligé, depuis dix ans, pour non s procurer les renseignemens dont nous manquions. Les recherches que nous avons faites, les communications que nous avons reçues, nous ont mis en état de suppléer à beaucoup d'omissions. Nous croyons qu'il est peu d'événemens importans dans l'histoire des églises étrangères, dont nous n'ayons fait mention. La difficulté des communications, la différence des langue» ont pu cependant nous priver encore de quelques détails»'

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I) faut bien s'attendre d'ailleurs que l'histoire de l'églis^ de France dominera toujours dans ces Mémoires. Au fond , c'est celle qui interesse le plus la majorité de nos lecteurs, et nous nous flattons que cette partie de notre travail a été rendue , à force de soins , moins indigne de l'attention et des suffrages du public chrétien.

Nous débutons dans cette édition par une Introduc- • tion sur t état de Irréligion et de V Église à l'ouverture du xriu* siècle. Cette Introduction ne ressemble plus à l'esquisse courte et -rapide de notre preiuiire édition. C'est aujourd'hui un tableau d'une assez grande étendue, et qui pourrait presque former à lui seul un ouvrage à part. Il est divisé en trois parties, dont la première traite de l'état de la religion en général à In fin du xvne siècle; la seconde offre la situation de l'Église dans les différentes parties de la chrétienté, et la troisième rappelé quelques faits de 1 histoire ecclésiastique du siècle précédent, nécessaires pour bien entendre l'histoire du xvin*. Celle-ci est la seule qui ne soit pas changée. La seconde partie est entièrement neuve. Nous y parcourons les différens états de l'Europe, et nous en montrons la situation religieuse. On remarquera que nous avons insisté sur-tout sur Ja France et sur l'Angleterre. Il nous a semblé que ce travail faisoit bien connottre le fiècle de « Louis XIV sous les rapports religieux , etouvroit d'une ma* * nière convenable l'histoire que nous entreprenions d'écrire»

Une autre augmentation importante est celle qui concerne l'origine et les progrès de la philosophie. Nous " avons eu pour but de la suivre dans sa naissance et dans ses développcmens. Nous avons parlé successivement de» écrivains et des ouvrages de cette école. L'histoire des livras philosophiques se lie avec l'histoire de la religion par des points de contact nombreux et évidens. Elle forme à clic seule une portion notable des annales de l'Église dans lo xvni« siècle. Nous avons pris à tâche de ne rien omettre de -ce qui rcgardoit ces livres, le caractère de chacun, les condamnations qu'ils ont essuyées, et toutes les particularités de celte guerre si vive, de cette guerre à .

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mort, comme l'appetoit un des historiens de Voltaire, lequel a été* prophète cette fois. Nous serions étonne* qn on pût nous reprocher d'avoir laisse passer en ce genre quelque chose d'essentiel.

Mais une addition plus volumineuse encore est une Liste chronologique des écrivains du xriu* siècle, considérés sous le rapport religieux. Nous en avions forme' le projet dès notre première édition. Il nous fut suggéré par la légèreté et la partialité avec laquelle sont juges eq général, dans les dictionnaires historiques, les écrivains qui ont traité de la religion. H nous sembloit que cette liste étoit en quelque sorte un supplément nécessaire à nos Mémoires, Elle devoit comprendre les hommes et les faits qui n'auroient pu trouver place dans le corps de notre ouvrage. Nous y passons en effet en revue les écrivains de toutes les classes qui ont travaillé sur des matières de religion, catholiques et protestans, défenseurs et ennemis de la révélation , théologiens, cootroversistes, moralistes, orateurs, historiens , éru dits. Nous non* sommes arrêtés un peu plus, comme cela dcvnit êtret sur ceux de ces auteurs qui appeloient davantage l'attention par leur mérite et leur réputation, ou par leur influence et la nature de leurs écrits. Ainsi nous avons donné plus d'étendue aux articles Bosssuct, Fénélon, Malebranche, Leibnitx, Fleury, Newton, Massillon , d'Agucsseau, Helvetius, Voltaire, Rousseau, Turgot, d'Alerabcrt , Diderot , Frédéric , d'Holbach , de Brienne, Condorcet , Gerdil , Grimm , etc. ; nous ne citons ici que les principaux. Nous envisageons le plus souvent ces écrivains sous un jour différent de celui sous lequel ils sont présentés dans les dictionnaires historiques. Là on examine l'ensemble de leurs ouvrages, dans notre plan, au contraire ^ nous ne parlons que des écrits qui s'attachent aux matières ecclésiastiques et religieuses. Ainsi Newton est considéré dans nos Mémoires sous un rapport entièrement nouveau. 11 en est de même des articles Malebranche, Massillon, d'Agucsseau Un grand nombre

d'autres articles n'avaient point encore paru dans les ditr

io Préface.

tionnairet historiques. Nous indiquons entrant rrs les "articles Saint-Simon , Iloadly , d'Etemarc , de Stock , le Clerc (Pierre;, Pinel , Raultenstrauch , Blackburne, Galiani, de Piwy , de Pompignan, Natali, Jabincau , Zaccaria, Marnai hi, de Malesherbes, Giorgi, Pereira, Walmesley , Serran , O'Leni y , Gcddes , Eybel , le Plat t

Proyart, Zola, Naigeon , Emcry, Lambert Enfin

nous avons travaille celte biographie religieuse du xvm» siècle avec un soin part iculier. Peut-être ceprndant, au milieu d'une foule de détails assez minutieux , nous serat-il échappé quelques inexactitudes. Nous espérons que la multiplicité' des dites et des titres de livres sera notre excuse. Que Ton veuille bien se rappeler aussi que nous n'avons point prétendu faire un ouvrage de bibliographie. Notre but a été seulement de faire connoître èn gros les écrivains et leurs principales productions. Nous avons omis à dissein quelques auteurs dont les ouvrages étaient peu importans. En gênerai , nous ne nommons pas ceux qui n'ont laisse qu'un ou deux écrits.

Tel est le plan de cette nouvelle édition ; telles sont les augmentations que nous y avons faites. Dans le désir que uous avions de rendre cet ouvi >ge utile, nous n'avons épargne ni p incs ni recherches pour les perfectionner. Nous avons profite des conseils de l'amitié et des reproches de la critique. Nous avions prie' plusieurs personnes éclairées de nous communiquer leurs observations , et nous y avons déféré toutes les fois qu'elles nous ont paru fondées. Nous avons supprimé quelques détails moins importans ; mais sur-tout nous uvons tâché de rendre ces Mémoires plus complets, et de faire bien connoître l'esprit du siècle.

U y a plu* de quinze ans que cet ouvrage nous occupe. Lorsque nous l'entreprîmes , nous étions étonnés qu'il n'existât poii.t encore de coq s d'histoire ecclésiastique du dernier siècle. Les faits relatifs à cette partie se trouvent diap- isc» dans mu: fouit- de livres diflfércns, mêlés avec d'autres faits étrangers, et rapportes, le plus souvent, d'uuc manière incouq îlte et pju satisfaisante.

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Ils sont même quelquefois si fort dénatures par l'écrivain qui les raconte avec indifférence, ou qui les aitère avec partialité , qu'on a besoin d'attention et de recherches pour arracher le voile dont on couvre la vérité. Vous n*ap~ prenez là que la moitié des faits; p^ir trouver l'autre moitié, il iàut interroger d'autres monumens, comparer d'autres pièces, et c'est une véritable étude que de réunir ces traits épars et détachés pour en former un tableau qui ait de la suite et de l'ensemble. Nous avons donc parcouru, non seulement les grandes collections qui pouvoieut nous éclairer sur notre objet , tels que le Bullaire des Papes, les Procès -verbaux du clergé, le Gallia christiania, mais encore une foule de recueils, de mémoires, de pamphlets, de journaux, de brochures et décrits de toute espèce, où les faits se trou voient «omme égarés. C'est d'après ces pièces que nous avons travaillé. Nous n'avons appelé à notre secours, ni des traditions souvent fort équivoques, ni des anecdotes, m des ouï-dire ; nous nous défions de ces sources suspectes , une* des causes les plus fécondes des erreurs oh tombe un historien. Quand on ne veut rien avancer que de sur et d'exact, il faut peu compter sur ces témoignages fugitifs. Ainsi, que l'on ne s'attende pas à trouver ici ces contes, ces anecdotes, ces épi g ranimes , ces traits d'esprit et de satire dont sout remplis tant de Mémoires, et qui ont fait entr'autres la fortune de ceux de Saint-Simon et de Duclos. Nous nous sommes, interdit cette ressource, qui eût pent-être rendu notre ouvrage piquant , mais ce n'a pas été là notre ambitiou. Nous avons rapporté ce que nous croyons ; nous l'avons rapporté d'après des piè- ces authentiques, et après avoir comparé les rapports et confronté les témoignages. Nous nous étions même proposé d'abord de joindre à ces Mémoires la liste des écrits que nous avons consultés , en faisant connoître le degré de confiance que chacun d'eux méritoit à notre avis. Ç'eût été comme autant de pièces justificatives qui eussent corroboré notre travail et rendu compte de notre marche. Jfai& après avoir commencé celle liste, nous nous sommes

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aperçu qu'elle auroit grossi considérablement nos Mémoires , et nous avons été obligés de renoncer à ce projet. Quant au ton de cet ouvrage, nous espérons qu'on y trouvera toute la modération désirable. A la vérité, nous ne nous sommes joint proposé cette sorte d'impartialité qui raconterait froidement les avantages et les maux de l'Église, ne prendrait aucun parti dans les disputes qui la troublent, et se riroit également et de ses défenseur* et de ses ennemis. Une telle disposition ne serait pas d'un ami de la religion, et pourrait être qualifiée de partialité véritable. Nous faisons profession d'être inviolablement attachés à l'Eglise. Dans le récit des combats <pi elle a essuyés , nous avons constamment pris ses décisions pour notre boussole , et nous avons regardé comme répréhensible ce quelle nous avertîssoit de considérer comme tel ; mais nous n'avons point cherché à exagérer les torts. Nous ne nous attendons pas cependant à recueillir tous les suffrages. L'immortel auteur de ï Histoire des variations des églises protestantes fut traité de fanatique par les ministres qu'il confondait , et cette dénomination , si commune de nos jours , qu'elle a été prodiguée à ceux mêmes qui n'avoient d'autre tort que de croire en Dieu , cette dénomination , dis-jc , ne flétrira pas apparemment celui à qui elle serait donnée par des hommes auxquels nous ne voulons pas l'appliquer nousmêmes. Que nous soyons donc accusés de partialité par les partisans de ceux dont nous raconterons les écarts , nous en serons peu surpris. Nos vœux seront satisfaits si ces Mémoires ont l'approbatiou des véritables amis de l'Eglise, de ces en fans dociles, et s'ils peuvent contribuer à ranimer l'intérêt que tous doivent prendre aux

biens et aux maux de cette mère commune des fidèles.

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