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attention. 'Elle fin issoit par des réflexions réiuârqitables : à Pour. ne pas arrêter les progrès heureux de l'esprit humain, disoit-eUe , faut-il donc lui permettre de' tout dé- ? Ne pourra-t-il être libre que lorsqu'il v n'y tfura de sacré pour lui?. Cette liberté effrénée de rendre publios les délires dune imagination égarée, loin d être nécessaire au développement de l'esprit humain , ne peut que le retarder par les écarts oh elle le jette, par les folles illusions dont elle r*enivre, et par les troubles divers dont elle* remplit les états. C'est cette fatale liberté qui a in-* troduit chez les insulaires nos voisins cette multitude eon» fuse de sectes, d'opinions et de partis, cet esprit d'indépendance et de rébellion qni y a tant de fois ébranlé où ensanglanté le trône. Cette liberté produiroit peut-être parmi nous des effets encore plus funestes. Elle trouveroit dans l'inconstance de la nation , daos son activité v dàus son amour pour les nouveautés, dans son ardeur impétueuse et inconsidérée, des moyens de plus pour y Êùre naître les plus étranges révolutions, et la précipiter daos toutes les horreurs de l'anarchie. Et plût à Dieu , sire, que votre majesté n'eût pas eu déjà lieu de saper* cevoir que cette liberté, à l'exemple de tous les fléau*, a laissé des traces iunestes de son passage , qu'elle a altérera bonte^ du caractère national , et qu'elle a introduit» dans presque toutes les conditions , des mœurs , des maximes et un langage inconnus à nos pères, et dotit fau* fidélité et leur amour pour leur* rois eussent été également alarmés (i). *» Enfin, les évéques denonçoient an roi neuf des plus mauvais ouvrages qui circuloiettt alors. G'él oient le Rectieil nécessaire ; le Discours sur les mi-' racles dé Jesus-Christ , traduit de1 fVoolston } t Enfer détruit ; là ^Contagion sacrée; Y Examen des prophéties*
' qui
(i) L'a^erablée désigue , fym cette dernière phrate, la liceoce s «iiscour* et U fermentation des esprit* , qui éclatèrent à *ette »*f>oquè , à l'occasion des différencia de la cour avec le Il enstra parie mm ïmuée suivant
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qui serrent de fondement h la religion'; X Examen tri- -tifjue des apologistes de la religion ; le Système de la Na-
ture ;le Christianisme dévoile; Dieu et les hommes (1).
Mais les oreilles des ministres étaient fermées aux conseils
eorame aux reproches. Ils laissaient tranquillement saper »le trône et l'autel. "Indifférera , ou séduits eux-mêmes,
ils aveugloieot le monarque sur ses vrais intérêts. Ils
texoient les craintes du clergé de frayeurs pusillanimes. .L'assemblée demanda en outre, avec instance, le rappel
des ecclésiastiques bannis ou décrétés, et le rétablissement
des conciles provinciaux, article sur lequel le clergé re— ' venoit toujours à la charge. Mais ce qui lui fit le plus
d'honneur, ce fut Y Avertissement adressé aux fidèles -*ur les dangers de V incrédulité. Rien ne semblent plus
capable de faire impression , qu'un avis de cette nature. . C'étaient tout le corps épiscopal et tout le second ordre ,
qui, parlant par leurs députés, exposoient aux peuples
• (0 De ces neuf ouvrages, le premier, le Recueil nécessaire, autrement , le Recueil philosophique , comprenoit quinze écrits
.détachés, dont plusieurs sont attribues au baron d'Holbach, et
, les autres ù Diderot , Dutnarsais , de Burigny , M cister. II n'est pas bien sûr que les trois derniers y aient eu part. L'éditeur de ce /fccuei/étoit Naigeon, ami du baron d'Holbach. Le Discours sur les miracles de Jésus- Christ , e'toit une traduction de l'ouvrage de l'Anglais Woolston , dont nous avons parlé sous 1729. L'Enfer
.détruit , la Contagion sacrée , et l'Examen critique des prophétie» oui servent de fondement à la religion chrétienne, sont aussi, si on eu croit le même Naigeon , des fruits du zèle ardent du
'baron d'Holbach* V Examen critique des apologistes de la religion chrétienne , publié sous le nom de Fréret , n'est pas de cet académicien : quelques-uns l'attribuent à Burigny; il paroi t
, que c'est sans fondement. On croit que l'auteur vit encore. Le Christianisme dévoilé patoit être de Damilavillc. Enfin , l'ouvrage
' intitulé Dieu et les hommes , est attribué , par les uns , à Voltaire ,
' dans la collection des Œuvres duquel il se trouve , et par lea autres , à un M. Sissout de Valeur? , qui remplissent à Troyes les fonctions d'avocat du roi au bailliage de cette ville ; du moins un livre sous le même titre fut dénoncé à Févéque de cette ville
'par les curés de Troyes , et M. de Barrai le condamna , en effet , par un Mandement da t8 avril 177a. L'auteur en donna nue rétractation.