‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle (volume 2)Chapitre 16 sur 21 · AN^'ÉE · texte numérisé non relu

AN^'ÉE

siastiqiies raccomp.ionaient. Le conile d'x\r(ois débarrjTia à l'île d'Honat sur les côtes de Bretagne-, on v célébra un service pour les malheureuses victimes de Quiberon : mais la terreur répandue en Bretagne et la présence des armées républicaines empcchèrcnl les Anglais et les émigrés de rien tenter avec des forces trop inférieures. Le •29 septembre, Texpédiiion mouilla à l'Ile-Dieu; le prince y débarqua avec le duc de Bourbon, et l'évêque de Nantes : aux émigrés qui faisaient partie de l'expédition, s'étaient joints des royalistes de l'intérieur : on avait compté sur la cooprn-ation deCbarette, cjui fit des tentatives inutiles. Au bout de six semaines, on retourna en Angleterre sans avoir rien fait. La Vendée s'affaiblit de plus en plus. Les royalistes cernés de toutes parts ne trouvèrent y)lus à renouveler leurs forces. Stoillet fut pris et fusillé à Angers le 26 février 179G. Charetle succomba quelques jours après ; on assure que, quoique abandonné de tous les siens, il refusa jusqu'à la fin les moyens de s'embarquer (|ne le général Hoclie lui avait fait offrir : arrêté, lors- (}u'il ne lui restait plus que trois compagnons d'armes, il fut conduit en ca|)tif dans cette ville de Nantes, où l'année précédente il avait reçu tant d'honneurs 5 et après avoir obtenu les derniers secours de la religion, il subit la mort avec courage. Il ne resta plus que quelques partis isolés, et incapables d'-inspirer aux républicains aucune inquiétude sérieuse.

— Le 30 septembre. Déchet de la Convention polr RÉTîNiii A LA France la BELCiouE et le pays de Liège. Conséquences heligieuses de cet événement. Après la première invasion delà Belgique par les Français en 1792, la Convention avait déjà, par divers décrets, rendus en mars 1793, prononcé la réunion de plusieuis villes et territoires de la Belgique à la France : mais les troupes françaises en ayant été chassées peu après, ces décrets étaient restés sans effet. Une seconde invasion eut lieu au mois de juillet 1794, et fui plus durable. D'après ce qui s'était passé en 1792 et 1793, et d'après l'esprit qui

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animait la Convenfioii, renlrce des Français en Bclpiciue elait ponr ce pays le si,<;iial d'un bonleverseinenl politique el rclij;ieux. Le clenjé dut s'attendre à de .<;rand.s malheurs. Le cardinal de Franckemberg, arciievèque de Malines, se relira à Itreclil, el au conimencemenl de 179.1, il s'éloigna encore davanta;je, et resta cache à Amslerdam. Puis les décrets des 21 février et 30 mai ayant donné quelques espérances de calme, le prélat se hasarda à revenir en Beif;if|ue. Il y arriva le 4 sepiendjre 179;"), et habita d'aboi-d le village de Witres, près du canal de Lonvain. \ers la lin de novembre, il se fixa dans son séminaire archiépiscopal ; soii palais avait été dévasté ; on n'en avait pas même épargné la belle bibliothèque Coi-méc antrelbis par le cardinal de Bossu, el augmenlée par le cardinal Franckendjerg. Les autres évêques de Belgique s'étaient égah;mcnl retirés à l'approche des Français. L'évéque d'Anvers, M. de Nélis, passa en Hollande, puis en Allemagne, et mourut à Vienne en 1708. Les évèqucs de Bruges et de Gand moururent en Allemap-ne en 179-i et 1795. L evéquede Tourna v avait élé transféré à Prague en 1794. Les évèqucs d'Ypres et de Ruremonde continuaient à gouverner leurs diocèses, mais sans pouvoir y résider. L'évèquede Namur était fort âgé et il paraît qu'il mourut pendant les troubles.

On ne tarda pas à inlioduire en Belgique les violences et les folies cini caractérisaient alors le p;ouvcii!emcnl republicam. Au commericement de 1795, les mcnd)res composant l'administration de Lonvain vouhu'ent ouvrir un temple et célébrer une fêle en l'honneur de VÉlra 'iuprcnie. Le 17 janvier, ils inviîèrent les membres de l'Université de Lonvain à y assister. Tontes les Facullés s'y refusèrenl. « JN'ous croyons, disait la Faculté de théolo- » gic, dans sa séance du même jour, nous croyons devoir à )) la sainte foi que, par la giàcede Dieu, nous avons le bon- » heur de professer, de vous déclarer que nous ne recon- 1) naissons d'autre culte légitime, licite et salutaire, que ^> celui que notre Suiveur Jésus-Christ, vrai Dieu el vrai.

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» homme, a daigné nous révéler, et que son Eglise, rÊgiise » catholique, apostolique, romaine, reconnaît 5 que par » conséquent notre conscience ne nous permet aucune » participation ou influence quelconque, directe ou indi- » recte dans le culte à établir. » Cette réponse était signée du doyen de la Faculté, Herfs, et des professeurs de théologie Van-Gils et Havelangc. Les autres membres de la Faculté de théologie avaient déjà été dispersés. Les réponses des autres Facultés de l'Université étaient conçues daiis le même sens; celle de la Faculté des arts portait que ne reconnaissant d'autre culte véritable que celui qua rch'élé notre Sauveur Jésus-Christ, elle ne pouvait se rendre à l'invitation.

La Convention avait envoyé en Belgique plusieurs de ses membres pour organiser le pays suivant les formes établies en France, et elle avait créé un conseil de gouvernement pour la seconder. Le décret du 30 septembre partagea la Belgique et le pays de Liège en neuf départements auxquels on donna généralement, comme en France, des noms de rivières (1). Alors on commença à faire exécuter les lois en usage en France. Les croix et tous les signes extérieurs de religion furent interdits hors des lieux consacrés au culte : on voulut substituer la décade à l'observation du dimanche; on publia les droits de l'homme sous la forme de catéchisme: mais l'important pour la Convention et le Directoire était de mettre la main sur les richesses du clergé. Un arrêté des représentants du peuple' en date du 13 octobre ordonna à tous les établissements religieux de fournir un état de leurs biens et un catalogue de leurs bibliothèques; il leur défendit de rien aliéner, échanger ou hypothéquer de leurs propriétés. On s'empara de la dîme, et l'on promit des indemnités aux corps et aux

(1) Les nouvc;>ux ilipiirlemenls é(aii-iit les Deux-Nelhes, chef-lien, Anvers ; laDyle, chef-lieu, Druxellcs; la Lys, chef-lieu, Dinges; l'Kscaut, chef-lieu. Gand; Jemmapes, chef-lieu. Mons; Sanibre-et-Meuse, chef-lieu, Nann.r; Forêts, chef-lieu, Luxembourg; l'Ourthe, chef-lieu, Liège; la Mcuse-Infeneure, , chef-lieu, Maëslricht.

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ccclésiasllqucs qui en jouissaiciit. Le irallciuciit des cuirs fut fixé à 2,000 francs en numéraire, ce qui coûtait d'autant moins à fixer qu'il ne parait pas c|ue Ion ait réalisé le payement. Les reli{!jieux et les relijjieuses renvoyés de leurs couvents devaient recevoir 900 francs aussi en numéraire-, mais on les laissa dans la détresse. On s'était emparé de tous les biens du cardinal de Franckeiid)cr.o, soit comme archevéijue de .Malines, soit comme abhé d'Affligheim ; sur sa réclamation on lui assigna une pension annuelle de 6,000 francs en numéraire, payable par quartier et d'avance 5 il n'en toucha jamais un sou.

Le 30 octobre, les représentants du peuple en mission à Bruxelles se rendirent en grand cortège dans une église, qu'on n'appelait plus que le tcrnpte delà loi. On y proclama l'abolition de ladime, celle des jurandes et celle du conseil de Brabant. On fit célébrer avec pomjie la réunion du pays à la France : mais dans quelques villes on souilla ces fêles par des impiétés. A Bruges, on mutila des crucifix et des statues de la sainte Vierge, et l'on renversa la statue de saint Jean Népomucène : c'était ainsi qu'on respectait la liberté des cultes proclamée par la constitution ^ c'était par ces moyens qu'on liavaillait à faire aimer le nouveau régime chez un peuple religieux. On insultait à ce peuple dans ses habitudes les plus chères. On tourmentait des institutions enracinées depuis longtemps dans le pays, entre autres les Béguines de Flandre, établissement particulier à la Belgique et tout à fait populaire en ce pays.

[[Toutefois ce pays fut à l'abri du schisme, qu'avait enfanté en France la constitution civile du clergé. Un point qui devait naturellement amener de graves confiils, c'était la déclaration prescrite aux ministres des cultes, pour qu ils pussent exercer leurs fonctions (l) : il semble qu'on usa d'abord de ménagements à cet égard. Les esprits se trouvèrent partagés en Belgique, comme ils l'avaient etc en France : il parait qu'un certain nombre d'ecclésiastiques

(1) Foyez plus haut, page 456.

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des plus estimés firenl la déclaralion : du moins le cardinal de Franckemberg, qui ne voulait pas se séparer deson troupeau, fit, le 24 janvier 1796, la promesse de fidélité à la république (l). Bientôt après, le Directoire entra dans la voie de la persécuiion, et exigea le serment de liainc à la royauté. Nous parlerons sous l'année suivante des conséquences de ces actes déplorables.]]

— Le 26 octobre. Clotuue de la Convention : ses

DERNIERS ACTES PAR RAPPORT A LA RELIGION. La ConvenllOU

approchait du terme qu'elle avait elle-même fixé à sa durée : jusqu'à la fin elle se montra fort dure à l'égard des prêtres appelés réjractaires. Les événements du 13 vendémiaire (5 octobre 1795), dans lesquels elle eût été renversée par une puissante insurrection , si l'épée du jeune Bonaparte ne fût venue la soutenir, ne servirent qu'à accroître son irritation. Dans tous les rapports qui lui étaient présentés, on attribuait, au moins partiellement, les mouvements qui avaient lieu, soit à Paris, soit dans les provinces, aux royalistes en général, mais surtout aux émigrés rentrés en France, et en particulier aux prêtres réf'ractaires . C'est ce qu'on peut remarquer dans un rapport que Tallien lut, le 25 octobre, au nom d'une commission spécialement chargée d'assurer les fruits de la journée du 13 vendémiaire (2). Ce fut en con-

(1) NoiLce sur le cardinal de Frankemhcrg, dans V./mi de la Religion, tome XLIX , pngc 63; elle est extiaite de l'ouvrage important du doctenf Van de Velde, intitulé : Syiinjjsis momimoHorunt.

(2) Quelque injustes que soient, en réalité, ces accusations, ])ortées contre les prèires, par des liouimes suspects et souillés de sang-, nous pensons qu'il est tvès-impi)rranl de les cwisidérer avec attention, d al)ord, parce qu'elles font partie de l'histoire de cette époijue ; et, de plus, parce qu'elles peuvent faire comprendre comliicn il a été dangereux, à la plupart des époques, que la cause de l'Eglise et du sacerdoce se trouvât ou iiavùl mêlée avec les intérêts politiques, même les plus resp('clal)ics. « Vous n'attendez |)as de nous, » disait Tallien, le récit de toutes les intrigues employées depuis longtemps » pour parvenir à détruire la tiberlé, à anéantir l'cgalite ; et à rétablir la » royauté sur les cadavres amom clés des ré|)uhlicains.... De])uis six années, » les/^;et/e5, les noides, les privilégiés, tous ceux enfin (pii profit, lient des » abus nombreux de l'ancien régime, se sont ligués contre la révolution » IVançaise. » L'orateur parcourt d'abord les premières années de la révolu-

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séquence, que, selon \c projol préscnlr ])ar celle même commission, la Convcnlion adopta, le [\ brumaire (-25 oclohrc), une loi qui élai? (Jesiinée à compiimor la contrerévoluiion, et doni nous ne cileions que les ariii les relatifs aux clergé, a X. Les lois de 1792 et de 179;i, contre » les prêtres sujets à la déportation ou à la réclusion, » seront exécutées dans les vingt-quatre heures de la )) jn-omulgation du présent décret, et les fonciionî-iaires » publics, cpii seront convaincus d'en avoir négligé Texé- )) culion, seront condamnés à deux années de réclusion. » Les arrêtés contraires des comités de la Convention et ') des représentants du })euple en mission sont annulés. » Il n'est rien innové à la loi du 22 fructidor dernier, qui ') a levé la confiscation des biens des prêtres déportés. ')

tioii; ]niis continue ainsi : p. Ajjrrs le 9 tlicruiicior, le règne de la jnsticc a » succédé à celui de rail)ili;ure : niais les ennemis du bonheur des Fr.meais >» vont se saisir de cette révolution, et la faire lourrier à leur avantaçje : les » émigrés, les //relies réfracUiires rentrent en foule; et la eonlre-rcvolulion » se prépare,... Tontes les espérances ('es émigrés se partagent entre la » Vendée et Paris... Il est de notre devoir d'eniplover les de4'niers moments » de notre session à porter remède aux maux de l'ICtat: voici les objets rpii » ont fixé notre attention : la rentrée des iirC'ln-s connus sons le nom de » rcfractairvs : aucun de vous ne ])(ut se dissimuler les maux ipie font dans » les départements ces fanatiques, f|ni prrclient sans ccs-e la désobéissance » aux lois; le refour de beaucoup AU migré -^^ résultat inévitable des lois » trop géni'ralisécs; les moyens de purger enfin la iépublii|ue des inràmes » royalistes, sans rdevcr les éclialands à janiais proscrits; enfin (|uel(iues » mesures propres à réprimer la voracité de l'agiotage. » (On peut lire ce luneste rapport dans Y Histoire parleiiienliiire, tome XWVII.)

Un autre rapjiort. fait deux jours auparavant par lîarras, ipii, à celle » j.o- «pie, avait la plus grande influence, i)arre ([ue c'était lui qui, aidé de l'.(n;a pirte, avait fait tiioniper la Convention au lo vendémiaire, insiste sur Us mêmes causes : «Oui, représentants du |ieuple, notre iuduli^ence nous a lait » fairs^ un ))as rétrograde : touli's les lois (pi'dU vous a arrai:liees <'n laveur » des t-iiiigrc's, dus prcires, des amis de In cause royale; la proscription <lcs » meilleurs p:itriotes, les assassinats du .Midi, impunis,... devaient l.iire » tenter une c<>ns|iirali(in dont le ré.suilat était votre massacre et la mort de » la république. Il fallait un point central : celte vaste cité offrait seule aux >) partisans dv la coalition des rois les elcmenis de leur consjiiration.... Ici 1) les chefs devaient compter sur une nuée d'anciens valets de cour.... kl » les nobles, les éiiiii^n's et les prc'Ocf, échappaient au milieu d'une popli- » latiou immense ;i l'iiîil du gouverr.eiiienf, étaient un ]) lint d'api'Ui ]icur les >) relu lies, et leur donnaient le f<il espoir d'nn triomplie assure, etc. »

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Cette dernière loi ordonnait que ces biens fussent rendus aux familles. Ainsi lorsque de l'avis de tous, la constitution civile du ckri^é n'était plus regardée comme loi de l'Etat, par une étrange contradiction, les lois qui avaient été rendues pour l établir, étaient renouvelées dans ce que leur pénalité avait de plus tyrannicjue.

[[Le 26 octobre, dans sa dernière séance, l'Assemblée confirma ces dispositions. Elle publiait une amnistie générale, connue sous le nom délai du A hnunaire : L'article \\\ abolissait tout acte cïaccusatiou ou darrestaliou, tout mandat d'arrêt uns à exécution, toutes procédures et jugements sur des faits relatifs à la révolution : tous détenus à l'occasion de ces événements, devaient être immédiatement élargis. Mais l'article VllI plaçait parmi les personnes formellement exceptées de l'amnistie, les prêtres déportés ou sujets à la déportation, et les émigrés j entrés ou non sur le territoire de la république (l). Tel fut le dernier acte, et comme le testament de cette fameuse Assemblée. Le nom seul de la Convention rappellera toujours des faits inouis^ le bideux spectacle de l'impiété se livrant dans son triompbe à toute espèce d'orgies, puis ayant horreur d'elle-même, et cherchant à se relever par la^profession d'un déisme orgueilleux -, un régicide odieux ouvrant la porte à des proscriptions atroces, dont les hommes vertueux étaient désignés comme les premières victimes; une suite de lois qui faisaient peser sur la France tout entière une terreur horrible; au milieu des malheurs communs, l'Assemblée se déchirant elle-même, et proscrivant lourà tour ses propres membres ; puis, lorsqu'elle eut été ramenée par la force des choses dans luic voie plus modérée, s'obstinant à se perpétuer elle-même

(1) La loi du 4 bminuire proiiietlait, dans l'arlicle l^', qu'à dater de la paix générale, la peine de rnorl serait abolie dans toute la république. Cet article |)roiive Lien l'horreur manilestée pav l'opinion publique j)Our tant d'exécutions ; il rend plus sensible encore la dureté du décret qui pressait l'exécution des lois sanglantes de 1793 contre les prêtres. Cette même loi ordonnait, article II, que la place de la réi^'olution portât désormais le nom de place de la Concorde.

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SOUS un aulrc nom, donnant pnr là occasion au\ mouvements qui tronbliiioiil TÎMat , et enfin prenant prclcxtc de ces secousses pour renouveler ce (pie ses premières lois avaient de plus dur contre les minisires de la relif^ion; voilà les principaux traits sous lesquels elle se présente.

En conséquence de ses derniers décrets, on vil partout recommencer les dénonciations et les arrestations de prêtres; et les échafauds furent encore teints de leur sanjj(l). Si nous trouvons moins de détails sur eelic phase de la révolution, c'est d'abord qu'il ne restait plus dans les diocèses qu'un bien petit nondDre de ces prèties fidèles ; c'est aussi que , malgré l'animosilé des révolutionnaires les plus fougueux, la disposition des esprits sur lesquels le joug de la terreur ne pesait plus de la même manière, permettait à un certain nombre de trouver plus facilement un asile. Toutefois en quelques lieux le nombre des arrestations parait avoir été assez considérable (2).]]

— Le 13 décembre. Seconde i.kttre ekcyclioce des Ui'.iMS. Les quatre évèques conslilutionnels (Grégoire, Saurine, Desbois et Royer), qui s'élaient donné le nom de réunis, et dont nous avons déjà vu les premiers essais (.3), poursuivaient leur projet de redonner de la consistance à un parti qui n'avait plus qu'un souille. Tel fut le but

(1) C'est en conséquence <lc ces décrets, que lut «xéculé à Laon le 26 déccni))ie 1795, l'abbé Daiitheny, dont nous avons iMHporté la mort, plus haut, na^c 423. I3ès le coiumcnccnunt du volume suivant, nous aurons à citer plusieurs autres victimes.

(2) [[Nous voyons dans V Histoire du cJrrgc de rjisiic, ]);\iM. l'ieury, tome U, page 3:iO, les elTets de la loi du 3 brumaire. Dès le «J l,>rumaire (31 octobre), le commissaire du ^'ouvcrnrmeut près la municipalilé de Laon, demandait l'arrestation de quatorze piètres ([ui étaient dans les cas mar(|ués par la loi. (Ce commissaire était un prêtre apostat, qui, après avoir exercé les fonctions de curé constitutionnel dans l'église (alliédiale, avait donné dans tous les excès de la révcdiition.) Tiiiiitot les prisons de LaijU huent remplies de prêtres. Le département de l'Aisne assigna l'ancien hospice de la Cliarilé à Château-Thierry, pour maison de détention des prêtres. Ils y éiirouvèrent des jirivalions si truelles, que la niuniiipaiité de Château- Thierry fut obligée de solliciter, auprès du gouvernement, les fends nécessaires pour leur procurer les objets de ])reniière nécessité. J]

(3j T'oyez, plus haut, page 'i36.

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