DES ÉCRIVAINS 17 H
asxociée avec l'histoire ecdcmstique ;— des Dissertât ion. t throloçjiqucs ; —VAnti-Probabiiisme,où\\ coiubal la doclriiieilHS opinions probables que l'on a tant reprocbée à son corps, etc. Dnpin lone beaucoup ce dernier ouvrage.
9 décembre.— Jean le Loruaix , prêtre de Rouen , était un lilurgiste instruit. Il est connu par deux ouvrages, V Abrégé historique des cérémonies anciennes et modernes, — elles Conciles généraux et particuliers, et leur histoire.
— Pierre Lombert, avocat à Paris, était attaché à Porl-Royal. Il publia des traductions de quelques ouvrages des Pères, et entre autres de la Cité de Dieu de saint Augustin.
SI j'anmcf. — Euslache Le noble de Saint-George, mngislrat, né à Troyes, en 1645, est auteur de ^'Eiprit de David, — d'une traduction des Psaumes en vers; — d'une autre en prose avec des répeœions, in-8»;— d'une Dissertation chronologique sur la naissance du Snuveur, 1693, in-i-l ; — (iu Dégoût du monde et d'un poëme intitulé V Hérésie détruite. On lui attribue l'ouvrage intitulé VEsprit de Gerson, et quelquefois le Bouclier de la France ou les sentiments de Gerson et des casuistes touchant les différends des rois de France et des Papes. Cet écrivain tomba djns la misère par ses dérèglemcnis. Il fui banni par jugement et n'obtint de revenir qu'à condition de n'exercer aucun emploi.
26 février. — Claude Fràssen, religieux Cordelier, docteur de Sorbonne, gardien de la maison de Paiis, et dénniteur-général de son cidre, était né à Péronne en 1020. Ses écrits sont une Théologie, eu 4volumes in-folio;— /îfT/iPrc/ifs bibliques, en latin. On l'accusa d'avo r beaucoup pris dans la Démonstration évangélique, de Hnet. C'était un religieux estimé; on lui doit quebjues livres de piété.
<2.dmars.— Gabriel Gerberon, Bénédictin de Saint-Maur, né à Sainl-Calais en 1628, retire en Hollande en 1682, arrêté avec Quesnel en 1705, renfermé quelque tenqjs, rétracta, le 18 avril 1710, sa doctrine et ses livres, et mouiut à Saint-Germain -des-Prés, C'était un homme ardent et un écrivain fécond. Il avait commencé par des éditions d'ouvrages utiles. Mais dans la suite il ne consacra sa plume qu'au soutien du parti qu'il avait embrassé. Son Miroir de la piété chrétienne fut censuré par les cardinaux Grimakli et le Camus, el par Le Tellier, archevêque de Reims. La Vérité catholique victorieuse; — Avis salutaire de la bienheureuse Vierge Marie ci ses dévots indiscrets;—Histoire générale du jansénisme, el d'autres écrits de ce genre n'indiquent que trop quel était son zèle. Le Moréri lui-même avoue qu'il s'expliquait avec trop de chaleur.
Il ,,1;,//. —François Lami, Bénédictin de Saint-Maur, né d'une famille noble au diocèse de Cliarlres, en 1656, fui quelque lenDps dans le service, el le quitta pour la vie religieuse. Il mourut à saiiil-Denis, où il éiait 1 étiré depuis vingt-un ans, ayant renoncé aux charges de son ordre. Nous ne citerons de lui que le Traité de la connaissance de soi-même; — Le Nouvel athéisme renversé, contre Spinosa; — VIncrédtile amené à la religion par la raison, ou Entrelien sur l'accord de la raison et de la foi; — De la connaissance et de l'amour de Dieu ;— Lettres théologiques et morales ;— Réfutation du Sgstème de la grâce universelle, de Nicole ; — Répeœions sur le Traité de la prière publique, de Dugnet. Il était esliuié pour ses connaissances, aimé pour ses belles qualités, et lié avec les gens de lettres les plus distingués de son temps. Il était entre autres ami de Fénelon.
jer,,,,,,- André-Clirysostôme Zaluski , évêque de AVarmie, naquit en Pologne vers 1650. Après avoir voyagé en Europe pour solliciter des secours dans la guerre contre les Turcs, il se fit eccléi-laslique, et fut fait abbé de Waclio. Il devint évêque de Kiew, en 1685, de Ploj^cho, en -1691, puis de W:irmie, ei grand-cliancelier. Dans le temps de la guerre contre les Suédois, on le soupçonna de trahison, cl on l'envoya en Italie en 1706. 11 en revint l'année suivante. Il se relira dans son diocèse, et ne reparut à la cour qu'après le retour d'Auguste. On a de lui deux ouvrages, un recueil de discours en polonais et un de leilres latines. Les deux sont curieux. Ce prélat est célèbre par son zèle pour les lettres, sa belle bibliothèque, ses libéralités ei son h.ibiieié dans les affaires. Il cul part à tout ce qui se passa de plus iu)porianl de son temps en Pologne.
31 ooM^ — Jean Le Pelletier, laïque, né à Rouen en 1635, se rendit irès-h.ibile dans la coimaissance des langues anciennes et modernes. Il s'en servit pour éclaircir divers endroits de l'Ecriture, et il donna des dissertations, dont la plus curieuse et la plus utde est celle sur l'arche de Noé, où il explique la possibilité du déluge; et la manière dont tous les animaux ont pu tenir dans l'arche.
27 décembre. — David Gilli, ministre protestant à Baugé, avait fait abjuration le jour de la Pentecôte, 1685, entre les mains de l'évêque d'Angers, avec Courdil, ministre de Chàteau-du-Loir, qu'il avait attiré à la foi catholique, Clément, ancien du consistoire de Sorges, et quatre autres proiestanis. Il prouva la sincérité de ce changement dans un livre intitulé Conversion de Gilles.
— Jean DelaRoche, Oratorien, né au diocèse de Nantes, se distingua dans la prédication. On a ses Sermons, en 8 volumes.
— Fauste Nairon, savant maronite, né au Mont-Liban, professeur au collège de la Sapience à Rome, publia deux ouvrages sur la religion et l'histoire de son pays. U y prouve que ses compatriotes ont toujours conservé la foi. U mourut à Rome dans un âge avancé.