‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle (volume 4)Chapitre 11 sur 33 · XXXIV R^POJ^SE A QUELQUES CRITIQUÉS · texte numérisé non relu

XXXIV R^POJ^SE A QUELQUES CRITIQUÉS

hauteur et de mépris quand c'est lui-mcme qui se trbUte ignoier iiii fait rappoité dans toutes les histoires du ielhpéf

Que serait ce, si nous rappelions un antre ^crit pYus côddamnahlè encore du l'. Lambert, écrit qui achèverait de Itii àler tout crédit dans IVsprit des lecteurs sages et religieux? 11 nt paraître, en ISOBi V Exposition des prédictions et des promesses faites à P Eglise pour tes derniers temps de la gentilité ; Parîs^ chez C/Oy 2 vol. m-l2. Daus cet ouViage, qui serait ridicule sHl n'était pas scandaleux, le P. Lauibert , qui s^y est nouim^ en toutes lettres, pbrd toute mesuré. îl se plainte/// respect sup^r-^ stitiettx de quelques catholiques qui n çoiçfrnt comme tradition tei • opinions et les conjeciufes de quelques Pères. Après avoir écak^té ain»i Tautorité dés Pères, Tauteur développe ses systèlnës, réelle le millénarisuie, annonce un avènement lutermédiàire e Jésus-Christ, et se débarrasse de saint Augustin, en disatit

?ue ce grand docteur ne poui^nil auoir aucune idée distincte ànr usage auquel la Providence destinait les iuifs. Les aticieni fia» çaient^ à cet égard, que des préjugés. Us n*ûù sient rien examiné^ et il était réservé au P. Lambert de nous éclairer sur Taventr. Qu'annonce donc ce nouveau proplièle? Qu'£//c va ifentr^ qiiii sera méconnu de presque toute la genlilité (l'àutfeiir lie désigne pas autrement l'Eglise) ; qu'// sera proscrit et condamné par la puissance séculière et par V autorité ecclésiastique y par lu jfouïe des prêtres et des pasteurs ^ présidés par te premier Pontife de la Religionj qii'/î ne faut ni pénétration ni efforts pour décottprir ia première chaire de V Eglise sous les figures qui annoncent fan^ techrist^ et que la prostituée de V j4pot alypse n'est autre i|ue home chrétienne^ dont, à cette occasion, le P. Latnbert rettattt les pernicieuses erreurs ^ la proJane politique^ la superbe domina-'

iiony t insatiable avarice, les coupables entreprises Voiîà le

langage édifiant, voilà les religieusels prédictions de ce zé)é catholique. Les protestants sont tombés dans de moindreU excès. Enfin, dans le même outrage, on préconise les convuU siôns. Vh long morceau est consacré à sVxtasiersur cette œuvré dit^ine, sur ce specîarle fécond en /»r/m/fe.-,Bur ce signe fco/i.votàni. On nous dit que depuis so xante-dix ans, le Seigneur n etrPè soh étendarl au milieu de noiis, et là-dessns on nous cite les coups de biches, les épingles avalées, les crucifiementi^, et leà aùires fat-ces ridicules où scènes barbares qui se pratiquaient dans les galetas. iTèls sont le jugement, la religion et la doc*

Bil»ONsfe A QUELQUES CRltlQtTtS. XXXV

iribe de ce disne prêtre, de ce sage proresseiir, de ce pieux en^ Janl de sâml DôminitJUé. Nouâ avions fait, d^ns lé tritips, UHè critiqué dé son livre ; inJe irœ. Lé P. Lànibert d vould iis^t de repréaâilies contré nos Mèihôirès, THoxis troyonâ potiVôir tibtis consoler dé celte vaine attàclue, ei même nous t^nît* honoré dés j>rocëdës liautainà et dés ^xprésisiôu^ itijuriéUtes d*ttii hoitimé qui a levé si hàiitëinént lé màsqtie, et qui, doublé-» ment coupable , insuUé si éffrohtëlnëht à l'Ëglise t-oitiaine, éà TOjant en elle Tàntéchrist , et au âénd cbmmun, eh vantant là divin itë dNihé œuvre de tênèbréé et dé corruption.

tià viotence dû style du P. Làitibert avait justement blessé tous ceux qlii avaient ed Connaissance de son livre. Il avait même ëie question dé le dénoncer, et nous savons qti'un ecciésiàis tique, respectable par sa piété, fton zèle, ses lumières et son âgé, avait voulu Faire intek*venik* ^autorité ecclésiastique contre un ouvrage où elle était si indigneiilent btitiàgée. Mais cette prôdiÎL'tioh an bganté et âmère éiàit tombée d'elle-même, quand, plus de tfois ans après, parût Une nouvelle brochure spiis cfe litre : La P^éritê de .Vhis^oiré ecctèsiastt<jne rétMié par its monuments àwhrntique.^ contre le système d'un tiott inWulé i Mémoire pour servir à I^Mistoiré eCiléslttstique péhdant le dix-buitièine siècle, par M. î****, 'ancîe^ magisïfût, Paris, dé^ eembre MM (1). Ce nouvel antagoniste n'imite {^as le ton emporté duDoininicain ; il est eh général asset modéré ; ^Vst déjà quelque ctiose. Du reste, il parait partager toutes les préventions du P. Lambert. C'est Un homme nourti dans un tetodre àttacheméiit pour la cause de Tappel, et qui tié sera pas notl plus accuse de trop flatter léà papes et leà évéques. Il (\îint qu^il à été épouvanté des tnaux que prépare k TEglise la nouvelle édition dé nos Htthidirès Son zèle pour là vérité Ta porté à signaler une si dangereuse et Si Tuneste prôdtjction. Il n*a paâ cru apparemment la réifutatibn du P. Lambert bien conciliante, puisqu'il en a entrepris une seconde. Oh peut douter qtié ce nouvel eflbrt d'un même parti ioit plus heureux que le précedéiit.

Nous réâiàrqûerôns d^a))6rd qilé M. S. prend Une méthodtft qui est plus commode que démonstrative. Il né prétend pas

(4) Vàxt^MÊK 4éai%n% «ci IL Syl%i« «««c Icqod il .tttt de fréguents dé- ««Uft£Vo|éz u^mi de la MeUgUmj ft| ITi iru, i49| xr.t^, 386, iëS; xVi!, m-, SIX, %%î ; zz, Mi; Vxx| 70 ; lxti, SM;^^ iTtlItlth

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