‹ Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dix-huitième siècle (volume 4)Chapitre 27 sur 33 · SITUATION RELIGIEUSE DES ANTILLES · texte numérisé non relu

SITUATION RELIGIEUSE DES ANTILLES

Ijià religion n'avait pas non plus été négligée dans les Antilles. .

l«es îles espagnoles possédaient, à cet égard, les mêmes établissements que le continent. Un siège métropolitain avait été érigé à San-Domingo, dans Tile de ce nom. Il y avait un évêché dans Vîle de Cuba et un à Porto- Rico.

Les colonies françaises n'étaient conduites que par des préfets apostoliques qu'on y avait successivement envoyés, et qui étaient ordinairement des religieux pris dans dififërents corps. C'est ainsi que la partie française de Saint-Domingue, la Martinique, la Guadeloupe et les autres îles possédées par la même puissance, étaient administrées. Encx)re cette forme ne s'établit-elle que lentement. Les Jésuites, les Dominicains, les Capucins et les Carmes faisaient les fonctions de curés dans les différents territoires qui leur avaient été assignés. A Saint-Domingue, les Jésuites avaient soin des paroisses du nord^ et les Dominicains des paroisses du sud. Les religieux de la Charité desservaient un hôpital au Cap et un autre à Léogane. En 1684, il y avait seize paroisses à la Martinique*, ce nombre a augmenté depuis. Il n'y en avait que trois à la Guadeloupe; on croit qu'elles furent multipliées dans la suite.

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