X NOTICE
cupa de lui faire du feu et l'engageait à s'asseoir : mai^ aussitôt imrvint un pi^triote qui se mit à jqrer et à dire dans sqn ignoble langage : « Eh bien ! on vous les chauffera, ces calotinsf Nous venons 4^ livrer aux gendarmes celui quç vous ayies^là^ à la place de ce j^une arriyant. »
« Je ne demandai pas mon compte, ajouU^it M. PicQt^ en r2^« » contant celte circonstance de son voyage-, j'entendis venir une % fspëce de diligence, j'eus le bonheiir d'y trouver place , et » après mQ9 Remerciements et rëcppipense à la maîtresse dç M l'auberge. Je m'installai dans la voiturç. DIous étions six. » J'entendis, toute la nuit, le bruit que mes compagnons faj- » saient en dormant. Pour me rassurer d^vai^tage contre le » danger auquel je venais d'ëchapper, au matin, j'achevais m;^ » prière, quand mon vis-à-viç, hpmme gros et replçt, de fi- « gure fort peu diplomate, pie dit un bqnjouf avenant et » presque familier. Puis, la conversation s'engagea, je ^us eii » quelques instants qu'il était prêtre du diocèse d'Orléans, et M que, comme moi, u allait servir en qualité de marlp. Mais M ils seront bien habiles , disait-il , si jams^is ils soupçonnent M mon premier et véritable état. Je crus, malgré ma jeiinesse, « devoir lui recommander de la prudence pour deux, content » d'ailleurs d'avoir rencontré ce cpmpagnon de voyage, j'allais » dire d'infortune. Mais ce brave homme é(ait joyial et plui^ » que causeur. »
A Brest, M. Picot n'avait quitté ce prêtre que fort peu de temps, et ils étaient inscrits pour s'embarquer sur le niêipe vaisseau. «L'heure venue, disait-il, mon compagnpn et moi portions » notre petit bagage, nous félicitant 4^ pou^ tf ouver ainsi réu- » iiis avec inêmè destination. Plus empressé que moi, le prêtre » passa le premier. Je le suivais. Il mettait le pied spr le yaiSf » seau, quand un jeunç ppusse, de douze k treize ans, du ipi-r » lieu de tout l'équipage, se mit à dire très-haut à l'un de sç9 » camarades : « Tiens , regarde donc ce gros iponsiepr ! c'est 1» l'abbé Turpin, le Curé de mop village, et qui m'a fait faire » ma premiè|*e communion. » « Je vous laissa à penser, ajou»- » tait M. Picot, ce qui 96 p^sa dans moja esprit. On s'empara H du pauvre Quré, on le mit ep prison et il y jresta trois aps. » Mais fiezrvous donc aux déguisements.,, v
M. Picot resta dans la marine jusqu'en 1797; il occupait dans les bureaux l'emploi de commis extraordinaire ; les devoirs de sa position nouvelle, et le contact des marins à une
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Rcftdn 4 8^ fei»il}e, pt ^ upe vie pluf f^Rforii»^ A 6e« goûMi il repris $e« f^t^dei ordiiiaire». ]Inê éij^patioi^ {MirticuUèf « diml }| ço^s^ptif àfeel^argery m \p H^^t à Pcléai^, lui procura d^ f^ssourçe^ pour le travail. Il f^t att^ipt dafis le m^ma Uinpl 4'iipe maWdie gui altéra grayemenl fsa #apU » et le foyça 4a 1^ pfmper ai^ jdesseio qi^'i) a)rai$ lopgtamps cpasarya de rapevpii; la prêtrise ; mai» il n'e^ çpptinua pas moii^s leç piaules prati^quat ^^% il avfût cpntracté ri^abi^ude. Éa 1806, il sa cliargaa da VédHPatiqa 4as enfaatsdu prince de QeauFaaiii mai^ les ^ravauE littéraires auxquels il youlail: sa livrer le diiterminarant A ta dégager, au |)ou^ de quelques n)pU» des liens qu'il s'était imposé^. |1 d^yiot alpra le collaborateur de SI. de Boulogne f poua laa Mélanges d$ philosophie^ d'histoire^ de monde fti 4$ liiiif^ Uire^ 4pif^ ^luL-ci lui abandonna bientôt la rédaiptipn*
Ce journal, destiné à la défense des saines doctrines sur las» quelles repose la société, ayant été supprimé en 1611, M. Piaot offrit sa collaboration A la Biographie universelle^ pour laqualla il rédigea une série d'articles remarquables par leur axactiD tude. En 16)4) il fit paraître VAmi de la Beligion et dfi iloi, dont il resta le rédacteur principal jusqu'en 1840. Par sa mm» dératiop, la sagesse de ses vues et de ses principes, il suCdM^^ nar une grande vogue à ce journal dont il a fait le répartoira la plus précieiit das matériaux utiles à l'histoire ecclésiaatiqttf de ça siècUé Si l'animadTarsioa des partis combattus pâa M. tricot la ppurauivait, il était amplement dédommagé da cai contradictions par l'approbation de î'Episcopat français, et d'un noipbre apnsi^éi^able d'amis du plus haut rang, et surtout par l'approbation du SaintTSiége. Son atUpbement pour le Paa^ tife roipain tenait de l'affection filiale s aussi plus d'une foisdaa témoignages de satisfaction lui vinrent du centre de la <?aih#* iiaité. Son £è|e, loué par Pie YII tiomme par Léon XII, Ha la fut pas moins par le Pape Grégoire XYI. Indépendamment dà plusieurs autres témoignages d'estime et de bienveillance, um Bref du 30 février 1835 créa M. Picot chevalier de la Milîea* d'Or, et pour récompenser ses services, Grégoire XYI lui aé* fera, par un Bref du 27 novembre I84O, le titra da commaa^ deur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand,