‹ Mémoires pour servir à l'histoire et à l'anatomie des mollusquesChapitre 38 sur 107 · Opercule des branchies · texte numérisé non relu

Opercule des branchies

Cet opercule est formé par une duplicature de la peau, qui contient dans son épaisseur une pièce cartilagineuse, ou plutôt cornée, très-semblable pour la substance à l’épée du Calmar, mais plus mince et plus flexible, demi-transparente, jaunâtre , de forme ovale, que je regarde comme un rudiment de coquille , et dont je montrerai, dans d’autres espèces, les passages graduels jusqu'aux coquilles ordinaires. Cette pièce ma, comme l’épée du calimar, et comme los de la sèche, aucune adhérence aux parties qui entourent ; et, en fendant la peau, on l’en retire sans rien déchirer.

La peau de l’opercule s’étend au-delà de cette pièce ; et c’est

dans une substance spongieuse qui remplit l’épaisseur de ce!

bord purement membraneux, qu’est contenue la matière rouge qui teint l’eau avec tant de force, Sous la base de l’opercule, est située une glande considérable, de figure triangulaire , dont l’ansle antérieur du côté droit a une connexion si intime avec la partie de lPopercule qui contient la liqueur colorée ,

Laj

que je ne puis douter que cette glande ne contribue à la produire.

La glande donne deux veines remarquables, qui reçoivent elles-mêmes celles de l’opercule, et qui vont aboutir aux deux grandes veines-caves des côtés.

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