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L'inspection de ce tableau laisse apercevoir, en effet , des résultats exactement parallèles.
Dans Fessai n° i, l'observation du décaissement des températures a été suivie pendant quatre heures quarante-huit minutes, et, dans cet intervalle, Feau thermale a perdu i2<\ 8 de sa chaleur; tandis queFeau commune en aperdui3delasicnne,
sou- L'influence crime chaleur atmosphérique qui, au début de l'expérience, était de ifo 3 R. La illii(;1(M1(.r n'a été que d'un cinquièmede degré'.
L'essai n a ne différait du premier qu'en ce que, au lieu d'employer, comme terme de comparaison, de Peau commune chauffée ai titiciellemenl nu degré de- Peau sulfureuse, j'avais utilisé, pour Chauffer ce liquide, la chaleur même
i]v peau thermale. Pour cela, après avoir intro- (luiL aan$ le bocal ^la quantité nécessaire d'eau sulfureuse, ei dans le bocal Bmèmes proportions feau commune, je les tins tous deui immei dans b source même, jusqu'à ce que le thermomètre Weûl convaincu que le liquide des deux vases était d'une température uniforme ou à très- ÎM.n près. \„ sortir de ce bain-marie, la surface extérieure des deux vases <:ta.i convenablement desséchée , él il- étaient disposes pour l'expérience. Il est facile d'entrevoir qu'en opérant de cette manière, j'avais pour but d'éprouver si le calopi ionrnl par Verni thermale se comportait ,
dans son union avec l'eau commune , comme celui qui n'a pas cessé d'être adhérent a l'eau
thermale elle-même. C'était une modification de Pexpérience qui la renouvelait sous une forme particulière qui pouvait avoir son utilité.
Ce second essai avait été re'alisé sous l'ascendant d'un température atmosphérique de i5°, 2 11., par conséquent un peu supérieure à celle du précédent. Les progrès du refroidissement avaient élé évalués, pendant quatre heures sept minutes, et la perte de chaleur qu'avaient respectivement éprouvée, dans cet intervalle, l'eau thermale et l'eau commune, avait été de J 4 % 4 pour la première , et de i4% i pour la seconde.
Ces deux premières épreuves exécutées sur l'eau des bains d'Escaldas, pouvaient être réputées suffisantes pour la vérification que j'avais en vue ; je crus cependant devoir reprendre le même genre d'exploration sur une autre eau thermale d'une température plus élevée : c'est ce que je réalisai avec les eaux des bains d'Arles , et ce fut l'objet de l'essai n° 3.
Au début de cet essai , la température atmosphérique était de i8°. La durée des évaluations fut de cinq heures quinze minutes; pendant ce temps, l'eau thermale avait perdu 22°, 5 de sa température initiale, et l'eau commune 22°, î de la sienne.
Si cet essai a offert un refroidissement plus étendu , eu égard au temps employé , on en découvre aisément la cause dans l'excès de température que présentaient les deux liquides éprouvés sur la température ambianle
Ces deux résultats sont fort éloignés, comme on voit, de justifier l'opinion que je m'étais proposé de soumettre à répreuve de l'expérience, en agissant sur des eaux thermales sulfureuses. Ils attestent, sans équivoque, qu'une eau thermale, à égalité de masses, ne se refroidit ni plus ni moins vite que l'eau commune , lorsque celle-ci a été élevée à la même température, et que les deux ont été placées sous l'influence de conditions de refroidissement convenablement uniformes.
On voit bien que si , dans les divers essais consignés sur le tableau précédent, la marche des refroidissemens a offert de légères différences , ces différences qui sont à peine de quelques fractions de degré sont, sans importance , puisqu'elles ne dépassent, nullement, les limites des variations que comporte toute manipulation expérimentale, d'autant que ces différences se prononcent indifféremment dans des sens opposés , au point qu'elles indiqueraient, quelquefois, un refroidissement plus prompt de la part de Peau thermale.
Ainsi s'écroulent, devant le langage d'une expérience sévère, des erreurs que le préjugé avait fait éclore sur le compte des eaux thermales ; qu'une fausse expérience avait encouragées , et que cet aveugle entraînement avec lequel les auteurs se copient les uns les autres, avait surtout contribué à propager jusqu'à nous, et à répandre, de tous côtés, dans les ouvrages classiques de notre époque.