TROISIÈME SECTION
Examen chimique des glaires.
Les glaires que Ton trouve, habituellement, aux sources sulfureuses en dépôts plus ou moins abondans, me paraisent avoir faiblement occupé les chimistes; c'est, sans doute, qu'on a été généralement porté à envisager ces glaires comme ne se rattachant que d'une manière fort accessoire à la nature des eaux qui nous les présentent.
Ces productions fixèrent un instant, en 1801, l'attention de M. Vauquelin, qui publia ses résultats dans son Analyse des eaux de Plombières1. Encore ces glaires qui provenaient des eaux d'Ax, et qui lui avaient e'té adressées par M. le docteur Pilhes , avaient été' recueillies , par ce dernier, à l'aide d'un tamis sous le robinet des bains de Couloubret \
Dans ses Recherches sur les eaux thermales des Hautes et Basses-Pyrénées, qui datent de 1807, M. le docteur Poumier avait soumis à un petit
1 Annal, de ch., tom. XXXIX , pag. 174.
* Loc. cit. — Je sais que ce même sujet avait été traité, dès 1787, par M. le comte Chaptal , et qu'il a été repris en 1808 par M. le professeur Dispan; mais leurs travaux à cet égard n'ont point eu de publication ; ce qui est bien à re-
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nombre d'essais, les glaires que îa plupart de ces sources lui avaient offertes \
Ce petit nombre de travaux avaient suffi cependant pour faire ressortir ce qu'il y a de plus notable dans la constitution chimique des glaires, et les avaient signalées comme autant de composes carbonisables, azotifères, se comportant à l'instar des substances animales, dans la plupart des épreuves qu'on leur fait subir.
C'est encore ce que j'ai eu à constater, de nouveau , dans l'examen que j'ai entrepris d'un certain nombre de variétés de ces glaires; me proposant de connaître , plus particulièrement , ces concrétions glaireuses , et de vérifier jusqu'à quel point les considérations tirées de leur nature, permettent de rattacher leur formation à l'existence de la matière pseudo-organique que toutes ces eaux entraînent , ou de ne voir en elles que des êtres vivans d'un certain ordre , suivant l'opinion de quelques naturalistes.
Lorsque j'ai voulu me livrer à l'examen chimique des glaires, j'ai recherché de préférence celles dont la blancheur et l'état muqueux semblaient le mieux garantir la pureté. Je n'ai utilisé les autres variétés que pour constater l'identité ou pour découvrir leurs dissemblances ; à moins que la pénurie des glaires muqueuses ne me forçât
1 Analyse et propr. méd. des eaux miner, et therm. des Hautes et Basses-Pyrénées , pag. 26.
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d'y avoir recours , et, dans ce cas, j°ai eu soin de le noter.
Dans les diverses épreuves auxquelles j'ai eu occasion de soumettre les glaires concrétées autour du bouillon des sources , j**ai pu me convaincre que ce n'est point une substance homogène qui les constitue en totalité, du moins dans la plupart des cas ; que si elles sont formées, presque en entier, d'une matière particulière et caractéristique , à peinesolubleà l'eau, tout-à-fait insoluble à l'alcool, et que j1ai cru pouvoir signaler sous le nom de glairine , elles y joignent, le plus souvent, un ingrédient de nature décidément différente qui semble en être le principe colorant, et dont l'alcool ou l'éther s'emparent avec facilité. Ce dernier ingrédient n'y est cependant jamais que pour de bien faibles proportions. A peine en retrouve-t-on quelques traces dans les glaires blanches, tandis que les glaires brunes ou rouges en sont sensiblement plus chargées. J'ai, même, tout lieu de croire qu'on le chercherait, vainement, dans les flocons glaireux qu'entraînent les eaux des sources , si on avait soin de les éprouver immédiatement après qu'on a pu les recueillir. Il n'est donc pas surprenant que cette matière soluble à l'alcool n'ait pas été aperçue par M. Vauquelin , lorsqu'il examina les glaires desséchées qui lui avaient été envoyées par M. le docteur Pilhes, après avoir été recueillies, immédiatement , en tamisant les eaux d'une des sources d'Ax. Lorsque j'en serai à l'appré-
ciation des qualités de cet ingrédient familier des glaires, je dirai ce que je pense de sa formation et de ses différences de nature; je n'en fais mention, dès le début de cet examen chimique, que pour justifier la précaution que j'ai toujours prise de commencer par dépouiller les glaires de cette matière colorante, en les traitant par Falcool , afin d'isoler, plus sûrement, la glairine, en qui, seule , résident les propriétés distinctives des glaires.
Ier.
Les glaires desséchées, étant mises sur les charbons ardens, noircissent et se charbonnent. Elles exhalent, avec une fumée épaisse, une odeur empyreumatique , fétide, sensiblement animale, mais fort éloignée encore de celle que donne la corne à laquelle on les avait cependant assimilées.
La glaire desséchée offre, en effet, par son élasticité et sa demi-transparence, quelques ressemblances avec le tissu corné des animaux ; mais elle en diffère , très-particulièrement , dans la manière dont elle subit Faction du feu qui la décompose sans la liquéfier , qui n'en dégage des produits ammoniacaux que dans des proportions décidément moindres, et qui semble la rapprocher, ainsi, des matières végétales; de sorte que, sous ce pre-
mier r.-ipporl , on serait tenté de la qualifier de substance végéta- animale \
Des glaires blanches, demi-transparentes, provenant des bains d^Arles , ont été soumises à la distillation dans une petite cornue. Les produits condensables en sont reçus dans un récipient d'où
1 Ce rapprochement entre cette substance et certaines matières végétales, eu égard à leur combustion, avait été noté par Lemonnier, dans son Examen de quelques fontaines minérales de France et paiticulièrement de celles de Baréges ; ouvrage fort remarquable pour l'époque où il fut écrit; où l'on trouve, notamment, des observations très-précises soit sur les glaires, soit sur la matière pseudo-organique que les eaux entraînent ( Acad.des se, Histoire, iy4y , pag. 267). Telle était encore l'opinion qu'avait conçue de la nature de ces glaires, M. le comte Cbaptal , par suite de l'examen qu'il en avait fait: Je n'en ai jamais possédé une assez grande quantité pour les analyser avec méthode , m'annonçait-il dans une lettre qu'il m'avait fait l'honneur de m'écrire ; toutefois je leur ai reconnu un caractère animal bien tranché , quoique participant , sous plusieurs rapports, de quelques propriétés végétales. Je me sens heureux de pouvoir invoquer un tel suffrage à l'appui du sentiment que j'émets moi-même sur la nature des glaires ; mais plus heureux encore de trouver ainsi une occasion d'énoncer, publiquement, de quels sentimens de reconnaissance et de respectueux dévouement, je me sens pénétré pour l'illustre maître par qui je fus initié dans l'étude des sciences chimiques et médicales, au sein d'une faculté célèbre à laquelle j'ai aujourd'hui l'honneur d'appartenir moi-même, et qui, après avoir trouvé , en lui , un modèle d'éloquence professorale, en a recules services les plus éminens et se sent glorieuse de voir son nom continuer de figurer parmi ceux de ses pro-fesseurs.
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part un tube recourbé a l'extrémité duquel on réalise quelques épreuves chimiques, aux diverses époques de l'opération , pour reconnaître les fluides gazeux qui s'en e'chappenî.
A mesure que ces glaires se décomposent , elles fournissent une huile empyreumatique d'un brun jaunâtre; un liquide aqueux, jaune, opaque, peu abondant; du carbonate d'ammoniaque; du gaz acide hydro-sulfurique ; de l'acide carbonique; du gaz hydrogène tenant du carbone , et il reste un résidu charbonneux.
L'huile empyreumatique exhale une odeur forte, estsoluble dans l'alcool, et cette solution alcoolique se trouble et louchit par l'addition de l'eau.
Le flegme jaune recèle une combinaison savonneuse de cette huile empyreumatique avec l'ammoniaque , dont l'odeur s'exalte , dès qu'on ajoute quelques gouttes dépotasse liquide, et, de plus , quelques sels ammoniacaux.
L'ammoniaque s'y présente, surtout à Fétat de sous-carbonate , comme on peut le déduire de l'effervescence que provoquent les acides, et du dégagement ammoniacal que décide la potasse , d'autant qu'on en voit une partie se condenser le long du tube en cristaux aiguillés. Il est même probable qu'une autre partie sert à saturer un peu d'acide acétique dont il m'a paru que l'acide sulfurique manifestait le dégagement. Il est certain qu'en tenant, un peu au-dessus , au moment de l'effervescence, du papier tournesol, on îe voit
rougir, et cette teinte ne se dissipe point par la dessiccation au contact de fair.
Parmi les fluides gazeux qui se dégagent dans Pacte de cette décomposition, il est facile de distinguer Pacide liydro-suifurique , à la teinte noire que prend une dissolution de plomb dans laquelle on Fait aboutir le tube, et à la formation d'un précipite noir, véritable sulfure de ce métal.
Cette production d'acide hydro-sulfurique m'a paru très-variable, par ses proportions, suivant la variété des glaires sur laquelle on opère, ou suivant les précautions qui ont été prises. Les glaires rouges des bains d'Arles ont montre, à cet égard,
aneinférioritémarquéeparrapportauxglairesblanches delà même localité, mais principalement à Pc* gard des glaires de Molitg, bien plus sulfureuses.
Touteschosesd'ailleurs égales, lorsqu'on distille les glaires, après leur avoir (ail subir des lavages répéter, elles deviennent de moins en moins propres
à fournir le gaz en question, à tel point que j'ai pu distiller des glaires qui n'en offraient que des traces. Je crois pouvoir en déduire que le soufre qui se manifeste sous la (orme indiquée, dans la décomposition des glaires par le (eu, ne s\ trouve guère
(pie d'une manière accidentelle, et comme substance étrangère à la constitution chimique de la damne. On sait que les eaux sulfureuses déposent, fréquemment, le long des canaux qu'elles parcourent, ou sur les voûtes qui couvrent leur bouillon , du souùe en nature provenant de l'altération que subit
SECOND MEMOIRE. ±g±
te principe sulfureux, sous l'influence de l'oxigène de Pair. Lors même que ces concrétions de soufre ne se montrent pas d'une manière distincte , tout annonce que la précipitation du soufre peut bien ne pas cesser, pour cela, tout-à-fait. Elle se borne à s'effectuer en proportions moindres, et le soufre doit se déposer en même temps que les flocons de glairine. C'est ce soufre interpose qui me semble donner lieu, principalement , à cette émission de gaz acide hydro-sulfurique qui vient d'être signalée ; aussi lorsque les glaires sont très-char" ées de soufre , comme je l'ai éprouvé pour celles de Molitg, la première impression de la chaleur en dégage une vapeur très-jaune que j'ai reconnue n'être, pour ainsi dire, que du soufre en nature.
Celte circonstance de la présence accessoire du soufre en nature dans les glaires, rend raison de certaines illusions qui avaient fait attribuer à ces glaires sèches la propriété de prendre feu comme du soufre , et de brûler avec flamme bleue et odeur vive à l'instar de ce combustible \ On voit bien , en effet , comment ces glaires auront pu dans quelques occasions, donner lieu à ces phénomènes sans que l'observateur ait été autorisé à confondre la matière glaireuse avec le soufre. Il
1 Bordeu, Lettres sur les eaux du Béarn , pag . 167. Car-
rère, Traité des eaux minérales de Roussi lion , pa°\ 7 Du
chanoy , Essai sur l'art d'imiter les eaux minérales , pa°\ 261
est naturel que, dans les sources où le soufre se dépose en abondance, les glaires en aient été fortement chargées , au point de brûler, d'abord a la manière de ce combustible,sans perdre, cependant, îe droit de subir Faction du feu à leur manière propre.
Parmi les produits gazeux de la distillation des glaires, figurent encore des fluides que leurinflammabilité, la nullité' d'action de la part des alcalis caustiques, de l'acétate de plomb, etc., signalent comme composes hydro-carbonés.
Le résidu charbonneux de celte distillation est d'un noir brillant, non boursoudlé, conservant la forme qu'avait primitivement la glairine desséchée. Quelquefois, cependant , j'ai obtenu des charbons d'un noir mat. Ils étaient alors spécifiquement plus us que dans le premier cas. Cela arrivait lorsque, n'ayant pas complètement débarrassé les glaires des matières étrangères qu'elles entraînent par des lavages suffisans , l'incinération laissait des cendres plus copieuses.
A l'aspect du (barbon de glairine, on est déjà ier.iè de l'assimiler aux charbons animaux dont il partage d'ailleurs , du moins à un certain degré, et la résistance à l'incinération , et la faculté de donner lieu , quand on le calcine avec un alcali , à la production d'un cyanure, et consécutivement, à celle d'une certaine quantité d'ac:de hydrocyanique , quand Feau agit sur ces résidus.
Si Ton calcine , en effet , le charbon de glairine
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avec la potasse , et qu'on traite le résidu par Peau , on obtient un liquide capable de précipiter en bleu la dissolution de fer. Il est vrai que cette espèce de lessive prussique est peu riche, ce qui tend à fortifier les indices précédens.
Les charbons de glairine se sont toujours présentés comme étant d'une incinération difficile. Mais lorsque j'ai voulu évaluer les matériaux des cendres , j'ai trouvé une si grande diversité, pour les quantités de résidu , et pour la nature des matières signalées par l'analyse, que je n'ai pu m'empêcher d'attribuer ces différences à l'extrême difficulté qu'on éprouve , lorsqu'on cherche à débarrasser, complètement, les glaires des matières étrangères qui leur sont mêlées et qui leur viennent, pour la plus grande partie, de l'extérieur.
Ce qui tend surtout à le suggérer, c'est que je n'ai trouvé que dans les glaires des bains d'Arles, de l'oxide de fer qui pouvait d'autant mieux leur avoir été apporté en poussière fine par les vents , que ce village renferme des forges où l'on extrait ce métal de son minerai, dont on y fait de grands approvisionnemens.
L'analyse a signalé , dans les cendres de certaines glaires, des sels magnésiens et des phosphates, qui ne se représentaient plus dans les autres. Celles que je n'avais pas assez soigneusement lessivées offraient , à côté , de certaines proportions de sous-carbonate , d'hydrochlorate et même de
sulfate de soude, des débris siliceux, ainsi que de petites proportions de carbonate et de sulfate de cbaux. Les sels alcalins solubles y provenaient , e'videmment , de Peau minérale elle-même, puisqu'ils se représentent, également, dans ces eaux.
Quant au sulfate et au carbonate de cbaux, je ne puis dire si les glaires les tenaient de l'extérieur, ou si elles en avaient apporté avec elles les matériaux du sein de la terre. Il est certain que lorsque, essaj ant la plupart des eaux sulfureuses par les procédés de l'analyse d'indication , j'ai cherché à signaler la présence des sels calcaires, en mettant en jeu les réactifs les plus propres à cette appréciation, tels que les oxalates alcalins, etc., je n'ai obtenu que des réponses négatives. J'en ai été surtout étonné, lorsque, examinant attentivement le résidu de l'evaporation de ces eaux, j'ai retrouve', dans la partie insoluble, des traces manifestes des deux sels calcaires dont il s'agit.
Comme cette dernière recherche analytique n'a eu lieu qu'à la suite de la ealcination du résidu fixe des eaux , exécutée dans le but de détruire la matière pseudo- Organique qu'elles entraînent, n'étais-je pas en droit de conjecturer que c'était , peut-être , à la destruction de la matière pseudoorganique qu'il fallait attribuer la manifestation des deux sels à la base de chaux; par conséquent, que ces sels faisaient partie de la glairine, dans les
eaux?
Si la seule décomposition de la glairine, par le
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feu, suffit pour mettre en évidence sa nature azotée et, conséquemment, ses analogies de composition avec les substances animales, on ne peut, cependant , méconnaître , à la faiblesse des proportions des produits azotés qu'elle donne, que, dans la série des composés animaux azotifères, la glairine serait éloignée d'occuper un rang avancé. J'ai , même, cherché à apprécier à cet égard, d'une manière comparative , ses rapports avec l'albumine et la gélatine, d'autant qu'on l'a, quelquefois, assimilée à l'une ou à l'autre de ces substances , et qu'on a même, hautement, proposé de substituer cette dernière à la glairine des eaux sulfureuses , pour une plus parfaite imitation de ces eaux.
J'ai soumis, pour cela , à la distillation, de l'albumine et de la gélatine, avec les précautions qui devaient faire le mieux ressortir leurs différences ou leurs ressemblances respectives , et j'ai pu facilement me convaincre , i° que l'albumine du blanc d'œuf donne lieu à un dégagement plus abondant d'hydrogène sulfuré, qu'on n'en obtient de la glaire la plus riche; 2° que l'albumine et la oélatine produisent bien plus de carbonate d'ammoniaque ; 3° enfin , qu'en subissant l'action de la chaleur qui les dénature et les amène à l'état charbonneux 5 les deux produits animaux subissent une sorte de fusion et de boursoufïlement qui dénature leur forme primitive, au lieu qu'il en est bien différemment de la glairine; ce qui paraît tenir , en elle , à la dominance du carbone , et
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tend, de plus en plus , à Ja rapprocher , dans un sens , des matières végétales , et à la présenter comme simulant une matière végéto - animale , ainsi que je l'ai déjà énoncé.
L'eau, dans ses rapports avec la matière caractéristique des glaires, peut être envisagée tantôt comme solidifiée par elle, et formant , alors , ce qu'on peut appeler glairine hydratée , telle qu'elle est dans son état naturel, constituant les glaires ; tantôt, au contraire, comme agissant sur elle en qualité de dissolvant.
Les glaires , telles que les sources les fournissent, ne sont que des agrégats dontFeau fait, de beaucoup, la plus grande partie. 25 grammes de glaires blanches muqueuses ayant été desséchées avec précaution , dans une étuve , amenées à ne pouvoir plus rien perdre à la température de l'eau bouillante, n'ont laissé qu'un résidu du poids de o,4 de gramme. Il s'en est donc séparé, dans Pacte de cette dessiccation, 24,6 grammes d'eau, c'est-à-dire que la glairine , ainsi desséchée , ne représentait que le soixante-deuxième de la masse primitive. Encore resterait-il à défalquer du poids de cette glairine desséchée, et le poids des matières étrangères qu'on aurait retrouvées dans les cendres, et le poids de Teau qu'elle peut encore retenir à la
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température à laquelle on a borné la dessiccation. On serait tente, d'après cela, d'envisager la glaire la plus pure comme ne tenant, dans son état naturel, qu'environ 0,01 deglairine.
La glairine de l'expérience pre'cédente pesant o,4 de gramme , après sa dessiccation , et offrant, avec une teinte d'un vert brunâtre, une consistance et une demi-transparence comme cornées, fut mise en macération dans l'eau, dans le but de constater quelle quantité' de liquide elle pourrait ressaisir; deux jours suffirent pour lui redonner l'aspect glaireux et former un agrégat du poids de 7,2 grammes. Dans cet intervalle, la glairine s'était donc emparée de dix-sept parties d'eau.
Le même genre d'essai a été exécuté sur les glaires rouges fibreuses des bains d'Arles. 1 1,5 grammes ont perdu par la dessiccation, au bain-marie étuvé, io,5 grammes d'eau, et le résidu pesant un gramme a repris 5,9.5 d'eau, par une macération de quatre jours dans ce liquide. D'où l'on voit que, dans leur état naturel, ces glaires fibreuses sont loin d'égaler les glaires muqueuses , eu égard à la faculté de retenir de Feau dans un état d'agrégation , et , probablement aussi, en vertu d'une action chimique , comme M. Chevreul l'a observé pour certains tissus animaux qui doivent, à cette eau combinée, les qualités dont ils jouissent dans leur état frais '.
1 Ann. de ch. et de phys., t. XIX, p. 32.
l6fi SECOND MÉMOIRE.
La glairine est très-peu soluble à l'eau , même élevée à la température de l'ébullition. C'est ce qu'on eût pu déduire d'avance, de la persistance des glaires dans des courans d'eaux fortement thermales qui ne permettraient pas la formation des dépôts glaireux, si la matière en était facilement soluble.
Des glaires blanches muqueuses ont été tenues en ébullition, pendant plus de dix heures , dans plus de cinq cents parties d'eau , avec le soin de réparer les pertes produites par l'évaporation ; le liquide ayant , ensuite , été filtré encore chaud , et concentré jusqu'à consistance sirupeuse , n'a laissé qu'une quantité extrêmement faible de résidu que la dessiccation spontanée rendait à peine appréciable.
Je fus , d'abord , je l'avoue , surpris de ce résultat. Je m'attendais à trouver la glairine ou matière constitutive des glaires , plus soluble que ne l'indiquait l'expérience ; l'aspect comme mucilagineux ou gommeux sous lequel cette variété de glaires se présente , semblait faire pressentir une solubilité plus marquée. Je me souvenais d'ailleurs que M. de Gimbernat avait annoncé, en traitant de son zoogène , comme application industrielle dont il serait susceptible, qu'on pouvait le faire servir au collage du papier \ Si cette dernière propriété avait été suffisamment
1 Journal de pharm., septième année , avril 182 1 .
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constatée pour le zoogène , il devenait évident que la glairine qui m'occupe était une substance totalement distincte. Mais comme, d'un autre côté, il e'tait difficile de croire que des matières produites dans des circonstances si analogues fussent aussi contrastantes, je devais tenir à poursuivre ce genre d'épreuves, et à rechercher si la manière de se comporter de ces glaires n'aurait pas pu se prêter, dans l'un ou l'autre cas , à quelque illusion.
Dans ce dessein , j'ai éprouvé toutes les variétés de glaires que j'avais disponibles, etje suis, constamment, arrivé au même résultat. La dissolution aqueuse de glairine, même la plus concentrée, n'a jamais pu prendre , par le refroidissement , la consistance de gelée.
Quelquefois cependant , lorsqu'au lieu de filtrer la dissolution aqueuse, afin de la séparer de la glairine encore indissoute , je laissais refroidir la masse entière , celle-ci offrait après son refroidissement une consistance comme gélatineuse , mais débile , facile à détruire par la plus légère agitation , et qui n'était évidemment que l'ouvrage de l'adhérence qu'exerçaient , entre eux , les flocons de glairine chargés d'eau. Dans ce cas, si j'écartais cette glairine indissoute par la filtration , ou en la passant à travers un linge , j'avais beau pousser plus loin encore la concentration du liquide , je n'obtenais , jamais , rien de pareil.
Si j'ai un peu insisté sur ce genre d'épreuves , c'est que les résultats que j'en obtenais, semblaient
en opposition avec ceux énoncés par M. Vauquelin qui, signalant les glaires sur lesquelles il avait opéré, comme une matière fort analogue à l'albumine et à la gélatine animales, présente comme un attribut de sa dissolution , de former une gelée parle refroidissement1. Je conviens qu'il ne m'a fallu rien moins que cette insistance pour me convaincre que son apparence gélatineuse ne tenait qu'à la circonstance que j^ai indiquée.
Ce que je venais d'éprouver du peu de solubilité de la glairine et de ses fausses apparences gélatineuses, me suggérait, d'avance, qu'elle ne devait pas être douée de la vertu collante que M. de Gimbernat assignait au zoogène. Je n'aipaseu,en effet, de peine à constater que la glairine ne partage nullement, avec la gélatine, la gomme végétale, etc., la faculté de faire adhérer les corps entre lesquels on l'interpose. Ainsi, j'en ai étendu une couche, entre deux feuilles de papier qui ont été soumises à la pression, jusqu'à complète dessiccation. Elles n'avaient contracté aucune espèce d'adhérence. On n'a pas mieux réussi en mettant en œuvre les flocons même de glairine et les appliquant à chaud.
En voyant la glairine aussi peu attaquable par l'eau bouillante, j'ai voulu éprouver si une température supérieure augmenterait, sensiblement, la force dissolvante de ce liquide, de manière à me procurer des dissolutions de glairine plus char-
* Annales de chimie , t. XXXIX , p. 173.
gées. Pour cela , j'ai eu recours au digesteur. Mais celui dont j'ai pu faire usage ne m'a point permis de juger exactement des limites de température qu'il peut atteindre.
Des glaires brunes fibreuses des bains d'Arles, préalablement lavées à l'alcool, ont été soumises, pendant vingt-cinq beures , à la température que pouvait donner le digesteur, avec une grande quantité d'eau. On les retrouve, après cela, indissoutes, pour la plus grande partie; mais ayant l'aspect décidément muqueux. Le liquide filtré est limpide et jaunâtre; à mesure que son refroidissement s'opère , il s'y manifeste une matière floconneuse blanche tout-à-fait analogue aux glaires de cette nuance et de cette consistance.
Cette précipitation semble représenter l'effet qui donne lieu , pour les eaux sulfureuses , à la manifestation de flocons glaireux dans le courant intérieur des sources , ainsi qu'à la formation des dépôts glaireux à leur point d'émergence. L'apparition de ces flocons glaireux, dans l'eau du digesteur, n'est due, évidemment, qu'à une portion de matière, qui n'était entrée en dissolution qu'à l'aide de la température élevée que la pression avait permis de produire.
Cette dissolution de glairine, filtrée à froid et soumise à l'évaporation dans une capsule de porcelaine, laisse paraître à sa surface, à mesure que sa densité augmente, des pellicules demi-transparentes analogues aux glaires que j'ai nommées
membraneuses. Est-ce la suite d'une modification de nature qu'aurait subie la glairine, sous Faction combine'e de Peau et de la chaleur, et qui l'aurait rendue moins soluble , ainsi que les chimistes Font prétendu, à l'e'gard de certaines matières exîractives? Ou bien ne faut-il attribuer cette manifestation des pellicules qu'à la diminution de quantité de la part du dissolvant? Cette dernière interprétation me semble beaucoup plus juste ; car ces pellicules n'ont point perdu leur solubilité , ainsi que j'ai pu m'en assurer.
Lors même qu'on a amené' cette dissolution de glairine à être assez concentrée pour offrir, déjà, une consistance comme sirupeuse , elle ne laisse pas de passer facilement à travers le papier Joseph, sans qu'on lui voie prendre , en refroidissant , l'aspect gélatineux. Sous le double rapport de la consistance de gelée, et de la faculté' collante, la dissolution de glairine obtenue par le moyen du digesteur s'est comportée comme celle préparée par l'ébullifion àlasimple pression atmosphe'rique: elle n'a pu offrir de traces d'aucune de ces deux propriétés.
Les autres variétés de glaires que j'ai soumises au même genre d'e'preuves, ont donné lieu aux mêmes observations.
Dans toutes ces expériences , la quantité' de résidu que l'eau refuse de prendre en dissolution, malgré les conditions favorables au milieu desquelles elle agit , ne permet point de douter que
la matière constitutive des glaires est bien faiblement solubîe.
L'aspect muqueux du résidu insoluble, et la faculté qu'on lui a reconnue, en le traitant à diverses reprises, par de nouvelles quantités d'eau, de céder, à chaque fois, à ce liquide, une portion de substance , de plus en plus décroissante , me semblent suggérer que la glaire , qu'on a introduite dans Peau, loin d'être formée d'une petite portion d'une matière soluble et de grandes proportions d'une autre matière tout-à-fait insoluble, est constituée par une substance homogène d'une solubilité de plus en plus difficile.
C'est un fait chimique qui pourrait bien ne pas avoir assez attiré l'attention , que la résistance croissante , que présentent à être dissoutes par un menstrue , certaines matières organiques d'ailleurs peu solubles. Quelque peu qu'elles le soient, le raisonnement suggère, qu'en étendant, suffisamment, les proportions du dissolvant, ou renouvelant un certain nombre de fois ce traitement , on devrait pouvoir s'emparer de la totalité de la matière, ce qui n'est pas.
Il me semble que ce phénomème , de l'accroissement de résistance à l'action chimique d'un même dissolvant, provient d'un changement de nature que subit la matière, sous l'influence des causes combinées; de telle sorte que, pendant qu'une partie des élémens de la substance organique s'arrange de manière à rendre le composé
qu'ils forment plus soluble, l'autre partie se constitue de manière à résister de plus en plus à la dissolution , jusqu'à ce qu'enfin la dissolubilite' en soit nulle. Les faits qui tendent à prouver que , dans les recherches de l'analyse , les forces chimiques que font valoir les agens de dissolution, peuvent provoquer des modifications de nature spéciales, sont assez saillans pour autoriser l'interprétation qui vient d'être essayée.
La dissolution de la matière constitutive des glaires, que j'avais obtenue, en faisant agir sur elles l'eau aidée de la chaleur, soit à la pression ordinaire, soit avec le secours du digesteur,a été, successivement, soumise à Faction de divers réactifs , dans l'intention d'utiliser leurs effets respectifs pour tracer, avec plus de précision, le signalement de cette substance. Ces essais ont été , généralement , réalisés sur de secondes dissolutions froides et limpides après filtration ; c'est-à-dire qu'après avoir fait bouillir sur les glaires une première quantité d'eau, j'en remettais une seconde sur le résidu , et n'utilisais guère que celle-ci.
A. — L'addition d'une petite quantité d'alcool à la solution de glairine, fait bientôt paraître, sous forme d'un nuage blanc sale, des flocons qui
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restent suspendus dans le liquide dont ils troublent la transparence. C'est, évidemment, en affaiblissant l'aptitude dissolvante du liquide que l'alcool décide cette précipitation.
B. — Les acides sulfurique, tartrique, hydrochlorique, agissant sur la solution de glairine, ne produisent point d'effet instantané appréciable ; ce n'est qu'après vingt-quatre heures qu'on y aperçoit un précipité. Serait-ce une combinaison insoluble dont l'acide ferait partie? ou bien ces acides agissent-ils à l'instar de l'alcool en affaiblissant le pouvoir dissolvant de l'eau ? Ceci me parait plus probable.
C. — En ajoutant de l'élher sulfurique à la solution de glairine qui est d'un blanc jaunâtre, et agitant, dans un tube, la limpidité du liquide ne subit aucun changement, et la couche d'éther reste absolument incolore ; mais , au bout de vingtquatre heures, la solution aqueuse est partagée en trois zones. La zone supérieure , au voisinage de l'éther, a subi une décoloration complète; la zone moyenne est remarquable par un nuage floconneux, tandis que la zone inférieure a conservé sa limpidité et sa teinte primitive. On voit bien que les chansemens survenus sont l'ouvrage de la dissolution de l'éther par l'eau. Si l'effet n'est pas aussi instantané que pour 3'alcool , c'est que le pouvoir attractif de ces liquides pour l'eau est trèsdifférent.
D. — Les effets de l'ammoniaque sur cette solu-
tion, ne se manifestent qu'un certain temps après l'addition du reactif. Le liquide se trouble, perd sa transparence et se recouvre, à la surface, d'une légère pellicule , tandis qu'un peu de matière insoluble se précipite. L'odeur ammoniacale a disparu ; mais il suffit de quelques gouttes d'une solution de potasse pour la reproduire, et rétablir la teinte jaune du liquide , en laissant , à peine, des vestiges de matière insoluble.
Cet essai annonce, ce semble, la saturation de l'ammoniaque par la glairine , et présente celle-ci comme agissant à l'instar des acides. La pellicule qui s'est formée, dans l'expérience, provient, selon les apparences, d'une combinaison avec excès d'ammoniaque qui, au contact de l'air, a perdu spontanément cet excès et s'est ainsi transformée en un composé insoluble.
E. — Le deuto-chlorure de mercure fait paraître, lentement à la ve'rite', dans la solution de glairine , des flocons roussâtres qui se précipitent. F. — Le proto-chlorure d'étain y décide, quoiqu'avec lenteur, un précipite' modérément abondant et d'un blanc sale.
G. — Le sous-acétate de plomb y forme, instantanément, un précipité blanc sale, copieux, dont la glairine fait évidemment partie.
H. — Le sur-acétate de même base provoque une précipitation moins abondante. Le précipité devient sensiblement rosé, et le liquide surnageant est tout-à-fait incolore et limpide.
I. — L'infusion de noix de galle précipite la solution de glairine en flocons légèrement brunâtres.
K. — La solution aqueuse d'iode ne produit, sur elle, aucun effet apparent.
L. — Le nitrate cTargettt est le reactif qui produit sur la glairine les effets les plus notables. Quelques gouttes de ce reactif étant versées sur une solution de glairine totalement dépourvue d'hvdrochlorate, le liquide refuse, d'abord, de se troubler; ce n'est qu'après quelques heures qu'on voit se former, a sa partie supérieure, un nuage rougeâtre dont la teinte se fonce de plus en plus et qui finit par envahir la masse entière du liquide. Les progrès de ce changement s'exécutent de haut en bas, de manière que la partie la plus exposée au contact de l'air offre toujours la couleur la plus foncée. Le nouveau composé qui se forme devient, en partie , insoluble , mais le liquide reste lui-même coloré, après filtra tion.
Si la solution de glairine recèle quelques traces d'hydrochlorate ou de sulfate , lorsqu'on la soumet à l'épreuve du nitrate d'argent, il se forme, instantanément, un précipité blanc; ce qui ne change en rien les phénomènes propres à la glairine.
Dans cette réaction , la glairine paraît décomposer le sel d'argent, par son affinité pour l'oxide; le composé qui en résulte semble devoir à un surcroît d'oxigénation, et sa teinte rouge foncée , et sa
séparation en combinaison insoluble et combinaison soluble.
M. Longchamp, dans son Analyse des eaux de Vichy, a note' comme circonstance remarquable, que lorsqu'on traite ces eaux par le nitrate d'argent , le précipité qui se formé n'est point blanc comme le chlorure ordinaire , mais se montre violet, comme après quelques heures d'exposition à la lumière ; ce qui ne s'observe plus lorsqu'on agit sur les sels provenant de Févaporation après qu'on les a fondus \
Ce phénomène dont l'auteur n'a point indiqué les causes, me semble pouvoir être rapporté, comme dans mes expériences, à l'influence de cette matière vegêto-animale que M. Long champ a reconnue dans les eaux de Vichy. Si l'on aperçoit quelques différences dans la nuance du précipité, dans la coloration du liquide, et autres circonstances, cela peut dépendre de certaines différences de nature dont seraient susceptibles ces matières prétendues organiques que tant d'eaux minérales entraînent.
M. Longchamp a été porté à regarder comme identiques , la substance végèto-animale qu'il a trouvée à Vichy, celle que M. Berzelius a signalée dans les eaux de Carlsbad, et celle qu il avait luimême nommée Barégine^ comme étant un des matériaux des eaux de Baréges. J'avoue , pour ma
» Anal, des eaux min. et therm. de Vichy , p. 5g.
part, que je ne trouve point une ressemblance aussi exacte entre cette matière végéto-animale des eaux de Vichy qui passe si facilement au vert , et la glairine de nos eaux sulfureuses qui ne prend jamais, naturellement, cette teinte, comme on a pu le voir dans la seconde section. Je n^n suis pas moins disposé à convenir quelles tendent à se confondre par leur nature azotée.
Quoique j7aie présenté la glairine comme une production commune des eaux sulfureuses, je suis loin de prétendre qu'il ne puisse se former des substances analogues dans des eaux d^une autre nature. Quand les observations auront été convenablement multipliées à cet égard , il sera trèscurieux de rechercher jusqu'à quel point les différences dans le produit vêgèto-animal répondent aux différences de nature des sources. Je puis assurer du moins que la persuasion manifestée par M. Longchamp, que sa barégine existe dans toutes les eaux thermales *, en admettant même , ce qui est très -probable, que notre glairine soit la même substance qu'il a aperçue dans les eaux de Baréges, se trouve en défaut, pour les eaux minérales des Pyrénées orientales. L'on y rencontre, en effet, plusieurs sources fortement thermales qui n'ont rien de sulfureux et sont complètement dépourvues de glairine, ainsi que de toute autre matière végéto-animale ; au lieu que cette
4 Loc. cit. , pag. 83.
i8o SECOND MEMOIRE.
gîairine se représente dans des sources sulfureuses froides, comme je Pai rapporté dans la seconde section de ce Mémoire, et comme j'aurai occasion de le rappeler dans la cinquième.
Ce qui parait ressortir , le mieux, de l'action de ces divers réactifs sur la solution de gîairine, c'est la grande aptitude de celle-ci à décomposer quelques sels métalliques et à former avec leurs oxides des combinaisons insolubles; c'est la faculté de saturer l'ammoniaque à la manière des acides; c'est la coloration particulière que développent certains de ces réactifs. Nous retrouverons, précisément, des dispositions analogues dans la matière pseudo-organique que les eaux sulfureuses entraînent, dans leur cours souterrain; et ce ne seront pas les traits les moins propres à mettre en évidence leurs ressemblances de nature, ainsi que leur identité d'origine.