HUGUES
Cet Hugues, vicomte, et sa femme Euphémie , donnèrent à Odilon , abbé de Cluni (a), pour le salut de leurs âmes et de celles de Bcrard et Blismode, père et mère d'Hugues, et pour son frère Guichard, pour ses enfans et pour tous ses parents, des biens qu'ils avoient dans les pays de Lyon et de Maçon, et dans les comtés de ces deux villes, savoir des héritages qu'ils avoient à Renins, qui joignoient la rivière de Saône d'orient, la terre de Saint-Martin de midi, le grand chemin d'occident, et la Vosanne du coté du nord ; et dans un autre lieu, c'est-à-dire au comté de Mâcon et au village appelé Selle-Neuve ou Maison-Neuve, l'héritage qu'A Mon et Arnulfe, son fils, avoient donné au vicomte Nardoin et à sa fille Euphémie (qui étoit la femme d'Hugues, qui eut apparemment sa «comté de Nardoin, son beau-père). Guigues ou Hugues et sa femme Euphémie donnèrent non-seulement tout ce qu'ils avoient et possédoientdans ces deux endroits, mais encore tout ce qu'ils prétendoient leur devoir appartenir qu'ils ne possédoiunt pas. Ils signèrent cette charte avec Guillaume, Berard, Léotald, Jarenton, L'mfred, Etienne, Vuidon ou Guigues, Adalard, Aimin ; Robert l'écrivit. Elle est datée du règne du roi Rodolphe (c'est-à-dire do roi Rodolphe in* ou le Fainéant]. Cette charte étant sous Saint-Odi Ion et du règno de Rodolphe, peut être depuis l'an 994 à l'an 4032, que Rodolphe III mourut. Ce qui pourroit faire naître quelque difficulté d'attribuer cette charte au petit-fils d'Humbert, llls de Berard, c'est que l'on voit dans cette charte un Berard et un Léo tard, que l'on pourroit présumer être le (ils aîné et le cadet d'Humbert et Elmèdc, comme l'Umfred pouvoit être leur oncle ; mais il y a plus d'apparence que ces Berard, Léotard et Umfred étoient des cousins d'Hugues ou Guigues, que de croire que ce fussent encore les enfans d'Humbert, et que L'mfred, qui n'a signé qu'un des derniers, fût le fils de Beraud et de Vandelmode.
Je crois que c'est le môme Hugues ou Guy, car ces noms étoient synonymes en ce tems-ci, qui donna à l'abbaïe de Cluni (a), pour l'église de Renins, un autre dbamp qu'il avoit dans la même paroisse de Saint-Georges-de-Renins, qui joignoit un chemin public de trois côtés et l'église Saint-Georges du côté d'occident, consentant que
(») CarUteln Ctuoy B. M» OJilon, M. », cru îî, <l tel. 41, «Ha lt«. (■) Crtotair» B, tel. 101, cru Si».
les religieux de Cluni en fissent ce qu'ils Toudroienl. Guy signa celte charte ?vcc Achemin, Gausmard, et quelques autres.
Je crois que c'est encore le même Hugues ou Guy qui, du tems du roi Hugues Capet, donna à la même abbaie (a) des biens sis au pays d'Authun, savoir un mas au village de Visalard, tout ce qu'il avoit à Cibles et même les franchises, ce qui pouvoit emporter les cens et la justice, s'en réservant néanmoins la jouissance et à son frère Lambert ; leur cédant dès-lors l'église d'Arcinges, pour preuve et marque de leur don ; et au cas que le revenu de cette église ne fût pas suffisant pour la subsistance d'un prêtre, il voulut qu'on y suppléât du sien autant qu'un homme en aurait besoin pour vivre avec abondance. Il déguerpit encore l'église d'Asole à cette abbaïe et un mas au village de Matur, que Guichard (peut-être son frère) y avoit donné. Il donna encore un curtU situé à Bénins, pour en jouir dès ce jour-là, pour le remède de leurs Ames, c'est-à-uire de la sienne et de cèlle de Lambert, son frère, et pour celle de leur frère Guichard, qui était apparemment décédé, et pour celle de leur père Blismard, que l'on a mis à ce que je erois par erreur pour Berard, pour celle de Blismode, leur mère, et pour les âmes de leurs parents. Lambert, Humbert, Guillaume, Guy, Hugues, Arbert et Bladin signèrent cet acte, qui fut passé à Cluny.
Quoiqu'il y ait quelque différence aux noms de Guy et d'Hugues, ces noms se confondaient souvent ainsi, Guy donnant des biens situés en Beaujolois, les noms de ses père et mère paraissant les mêmes que ceux d'Hugues, nous croyons que c'est la même personne.
H y a une charte au Ortulaire de Savigny (b), qui peut être de Berard et d'Etienne, son fils, car un seigneur du nom de Berard et Etienne, son fils, donnèrent à cette abbaie, pour l'âme d'un nommé Agnon, un mas situé au village de Casot, sur la Saône, avec les maisons, verehère», prés, terres et bois en dépendant; et, dans un autre village appelé Coigny, trois curais avec les vignes, -verchères, et les champs en dépendant. Eugend, Bernard, Arnulfc, Arène, une femme appelée Ermeosende, Ponce, Icbert, furent présents et signèrent cette charte, et Gotesman l'écrivit du te tus do roi Conrad.
Nous ne savons pas la postérité de Guigues ni d'Etienne, son fils ; je crois cependant que c'est eux ou plutôt leurs enfans que nous verrons être les restaurateurs de l'église de Beaujeu, en 1 062 ou 1 078.
(») ibU.. foi. m, «m m (i, Caria m.
A L'HISTOIRE DE DOI1BES