‹ Memoires. PrefChapitre 7 sur 18 · II. Baikii. J. COU.NI.LV · texte numérisé non relu

II. Baikii. J. COU.NI.LV

Droit au Init. lue i,M-ue

Mautiie l)i viviiu. l'erd son chien

Dans la rue. Mef/lio lardi che mai.

Morale: Prince de Bassano.

Toutou! Rien. .Jattends demain.

Jlles Joly. j^,les Lermina.

Je ne crains que ce que A la recherche des sour-

j'aime ! Vous! ces... du vrai.

TnoMEGUEX. Paul Strauss.

De regrets Famour est suivie, ■ Qui lentement sont effacés.

Trop vite s'écoule la vie, Trop vite hélas, et pas assez.

A. SiLVESTRE.

Album ! voici mon écriture !

Sois

Très flatté de l'hommage que tu reçois!

Catulle Mendès.

Je ne sais pas écrire. Une bonne et sincère ami-

Baron de Vaux. tié que j'ai pour Marie Co-

Si nous n'étions pas ici, lombier, et voilà!

où serais-je? Julia de Cléry.

Marie Defresne. ^ ^ , .

Ferme et toujours.

-^^^^°^«i- . Talazac.

H. Gervex.

La vie est si cruelle qu'on ^"^ ^^'^"^ ^^ ^«"J^'^''^ ^''^^ty tient toujours trop. Th. Manoury.

YVELING Ra.MBAUD.

A la Plus Jolie Femme de Paris, souvenir de présentation charmante.

Gaston Calmette.

Busnach vint à Marie, et lui demanda s'il lui Iplaisait qu'il tirât de son roman une pièce dejliéàtre. Elle avait pour Busnach,

pour son œuvre, une très vive admiration, estimant que nul n'aurait pu extraire des œuvres de Zola des pièces intéressantes comme celles qui ont pour titre l'Assommoir, Pot-Bouille et iVana, dont le premier acte est une comédie de l'observation la plus fine, et pourrait se jouer à part, et aurait ainsi un succès d'esprit et de parisianisme. Comme Massin était charmante dans la scène chez la tireuse de cartes!

— Comment, si je veux? Mais, je crois bien; j'en serai charmée et flaltée !

On causa, on discuta. Enfin, il fut convenu qu'on se mettrait à Tœuvre. L'histoire de cette collaboration, c'est tout un poème. On y reviendra.

Tout à coup, quelqu'un s'écrie : « Tiens, nous ne marchons plus; regardez, tous les bateaux nous dépassent. » Les bateliers avaient cessé de surveiller la marche de l'embarcation, occupés qu'ils étaient à écouter et à regarder les artistes. Avec des journaux, on fabriqua des petits esquifs en pajiier, on les lança dans le fleuve ; ils suivirentle fil de Teau et dépassèrent le bateau-mouche.

Décidément, on ne marchait plus. Thomeguex et Paul Adam s'aperçurent, après sondage, que l'hélice, en buttant contre une pierre de fond, s'était cassée.

Bah! on ne voulut pas s'inquiéter de ce qu'on allait devenir. Rester là, sous ce ciel limpide, oublieux du monde et de l'heure, c'était une perspective qui ne pouvait effrayer personne : on rentrerait quand on pourrait. Des embarcations passaient : on les hélait. En voyant ce bateau pavoisé, en entendant ces rires, cette musique, ces gens qui les appelaient, les bateliers croyaient à une aimable plaisanterie et continuaient leur route. On se mit à danser. Les gens graves, le général Tarr, Richarme, Cornély, Chaize, faisaient un whist, et de temps en temps lançaient un coup d'œil aux jetés-battiîs de Thérésa, de Marie Defresne, de Julia de Cléry, charmante sous ses bandeaux noirs, et de Descorval, la fantaisie môme.

La nuit allait venir, les ombres s'allongeaient. Tout à coup, on avisa les lanternes qui étaient accrochées. Dans leur prévoyance,

Potel et Chabot avaient apporté des paquets de bougies : on les alluma. Pas un souffle d'air n'en faisait vaciller la flamme.

Les étoiles grandissaient au firmament, la lune s'était levée. Flammarion, le grand astronome, frère de l'aimable éditeur, en profita pour expliquer aux passagères la situation de toutes ces constellations, d'abord, au-dessus du bateau, puis, suivant telle ou telle latitude ; il annonçait, pour chaque heure, le développement de la lune, le moment où elle rayonnerait dans son plein.

Le Champagne, dans les seaux à glace, était devenu sorbet ; il tombait tout granité dans les coupes.

Tout à coup, on s'aperçut qu'il était dix heures et demie. — Comment! nous sommes là! Et le feu d'artifice qui devait se tirer à neuf heures à Juvisy ! On devait le tirer à notre arrivée ! C'était un vrai Quatorze Juillet, dont les habitants se promettaient la joie, les rives illuminées de feux de Bengale, une fête des Mille et une Nuits !

Chose plus grave, les dames Flanmiarion, les deux belles-sœurs, devaient venir prendre

leurs maris; elles allaient être inquiètes, croire à quelque accident ! Heureusement, passe un bateau de la Compagnie : M. Chaize se fait reconnaître, et demande qu'on envoie un remorqueur. Mais tout cela prenait du temps. Tant mieux ! et on se mit à chanter, à danser de plus belle.

— Je croyais, dit Marie à Talazac, que la voix d'un ténor était chose si fragile et demandait tant de précautions ! Vous n'avez pas peur de vous enrouer en chantant par cette humidité de l'eau et de la nuit?

— Dis donc, Manoury, s'écria Talazac, s'il fallait penser à tout cela, on ne vivrait pas ! Et c'est bon, la vie, surtout ce soir. Et puis courte et bonne !

Hélas! il ne croyait pas si bien dire, le brillant artiste, Taimable compagnon ! Quelques mois après, on apprenait sa mort.

Le remorqueur vint s'accrocher au bateau. On arriva à Juvisy ; il n'y avait plus personne : rien que la voiture vide qui attendait les Flammarion. Les hommes du bateau auxquels on avait demandé le remorqueur avaient rassuré tout le monde à Juvisy, en

déclarant qu'il n'y avait pas d'accident sérieux. Mais ignorant l'heure où les passagers arriveraient, chacun était rentré chez soi, bourgeois et paysans.

Il fut décidé qu'on reviendrait à Paris par le premier train. Justement, il y en avait un qui stoppait quand on arriva à la gare ; sans avoir le temps de se munir de billets, on prit d'assaut les compartiments.

Les voyageurs, réveillés, se demandèrent ce qui leur arrivait. Ne voulant pas se séparer, on se blottissait les uns à côté des autres, dix ou douze dans le même compartiment. A l'arrivée à Paris, on se cherche pour se dire adieu. Talazac s'avise que, pour rentrer à Chatou, il n'aurait pas de train avant six heures trente-cinq : impossible d'attendre jusque-là dans la gare; il était quatre heures.

— Et nous qui habitons Suresncs, s'écrie Manoury.

— Et moi qui rentre à Mcudon, s'écrie un autre.

Comment faire pour tuer le temps ?

— Suivez-moi, mes enfants; nous allons

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