‹ Memoires. Prof (volume 2)Chapitre 2 sur 21 · PREFACE IX · texte numérisé non relu

PREFACE IX

ce qu'ils y racontent des beaux esprits qu'elles avaient fréquentés, aune époque où l'esprit tenait tant de place dans une société qui allait s"éerouler. Car il semble que cela soit une loi, qu'à la veille des grands bouleversements, s'épanouisse une floraison intellectuelle d'une acuité singulière ou d'une ironique futilité. Ainsi certaines fleurs, charmantes et précieuses comme des gemmes, se retrouvent surtout au bord des abimes. Je n'affirmerai pas que les contemporains illustres dont Marie Colombier retrace ici les portraits, d'après les souvenirs de son extrême jeunesse, eurent l'importance historique des d'Alembert et des Diderot. Mais plusieurs sonteependant de silhouette très pittoresque, et je lui sais un gré infini de ces images tracées au caprice d'un crayon rapide, toujours fidèle d'après ce que m'en redit aussi ma propre mémoire.

nuelques souvenirs attendris à la terre natale, un coin du paysage comme entrevu à travers les premières larmes d'enfant, et nous voici en pleine vie parisienne, en pleine mêlée déjà. Car le Conservatoire est un mi-

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