PREFACE XIII
une verve charmante, une des fantastiques redoutes, se trouvait, à l'ordinaire, au milieu de tels éléments, mieux que chez lui où ses fantaisies de grand seigneur ne pouvaient avoir le même caractère quotidien. ( l'était comme une monnaie courante de ce qu'il aimait à exhiber à la foule en monstrueux et magnifiques lingots. Je sais un gré infini à l'auteur de ces mémoires d'avoir oublié le nuage léger qui passa, vers le tard, sur une amitié si ancienne, pour parler d'Arsène Houssaye comme il convient. Car on est injuste, à mon avis, pour ce lettré passionné qui fut, en même temps, un des plus beaux philosophes de ce siècle, épris, comme Anacr.éon, de la Beauté jusqu'à la dernière heure, et confiant, comme Platon, dans l'immortalité.
Il y a de fort jolis vers dans les premiers recueils de Houssaye, et, quant à sa prose, j'ignore comment on en peut faire le procès sans admirer moins celle desGoncourt. Car Paul Arène qui, comme moi, aimait mieux la clarté latine et la classique syntaxe, me disait, un jour, avec infiniment