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Enij6i, un avocat nommé Huerne de La Motte voulut seconder les intentions de l'actrice, et s'y prit assez maladroitement ; il publia un livre sous le titre fastueux de Libertés de la France contre le pouvoir arbitraire de l excommunication ; ouvrage dont on est spécialement redevable aux sentiinens généreux et supérieurs de mademoiselle Clairon.
Le jurisconsulte s'efforça de prouver que réellement il n'y avait point d'excommunication légale prononcée contre les comédiens ; et il fit suivre son Mémoire d'une consultation qu'il signa.
Cet avocat avait peu de réputation ; et son livre très-ennuyeux, quoiqu'il contînt des faits remarquables, déposa contre son talent et ne put servir sa cause : il fut même dénoncé par M*" Le Daim, bâtonnier des avocats. Sur le réquisitoire des gens du roi, M* Orner Joly de Fleury portant la parole, intervint le 12 avril 1761 , arrêt du parlement qui ordonna que cet écrit serait lacéré et brûlé par la main du bourreau , dans la cour du Palais j ce qui fut exécuté. Huerne de La Motte fut rayé du tableau des avocats , conformément à ce même arrêt.
Les choses restèrent au même état qu'auparavant, c'est-à-dire que 1 art dramatique continua d'être considéré comme une branche importante et glorieuse de la littérature; que les auteurs illustres qui l'avaient cultivé parmi nous avec de si grands succès, les Corneille, les Racine, les Molière, les
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Voltaire, furent toujours regardés comme l'honneur de la nation ; qu'on s'occupa d'eux pour-leur rendre hommage , et de leurs chefs-d'œuvre pour les admirer, pour les étudier ; que le gouvernement donna des encouragemens et des récompenses aux auteurs qui marchèrent dignement sur les traces de ces maîtres fameux ; que le même gouvernement prit soin aussi de protéger l'art difficile d'exécuter et de rendre sur la scène ces admirables compositions j qu'il construisit des salles; qu'il fit des règlemens pour les comédiens , leur accorda des pensions, combla même de faveurs ceux d'entre eux qui montrèrent du talent...; et que d'un autre côté, par une contradiction incroyable, on ne cessa point de dire que la profession de comédien était honteuse, réprouvée, excommuniée.
Cette opinion défavorable n'existait point chez les Grecs; les poètes jouaient eux-mêmes dans leurs pièces, ou les récitaient sur les théâtres en présence du peuple assemblé; les comédiens étaient citoyens, et comme tels , admis à toutes les fonctions publiques ; on en faisait des magistrats, des ambassadeurs , des généraux d'armées.
Il semble que nous ayons emprunté des Romains notre manière équivoqui^, douteuse, de considérer la profession du thcitre. Il est certain que chez ce peuple cette profession était, en quelque sorte, avilie , et que cependant on comblait souvent de
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richesses , d'éloges et d'honneurs les comédiens et les pantomimes. Roscius, Esopus, et plus tard Pvlade , Dathylle et Paris, reçurent des hommages plus éclatans que n'en avaient obtenu des généraux vainqueurs. Esopus laissa une succession de cinq millions j Roscius recevait neuf cents francs par jour du trésor public.
Ce même Roscius était l'ami de Cicéron qui, plaidant pour lui, se faisait un moyen de l'honorable réputation de son client: «Il a, disait-il, encore plus de probité et de loyauté que de talent; le peuple romain le reconnaît grand acteur, et beaucoup plus homme de bien ; et si personne n'est plus digne que lui de paraître sur la scène, par sa perfection dans son art, personne aussi ne serait plus digne de siéger au sénat par la pureté de ses mœurs et la noblesse de sa conduite. » (i)
Telle fut la passion des Romains pour les pantomimes, qu'enfin une loi, rendue sous Tibère, défendit aux sénateurs de les fréquenter, et aux chevaliers de leur faire cortège lorsqu'ils marchaient dans la ville (2)... Chez ce même peuple, le poète
(i) Pro Roscio comœdo , n" xvii. Dans un autre plaidoyer, Cicéron, relevant encore le mérite peisonnel de Roscius, tait pourtant l'aveu de la défaveur attachée à sa profession : « A considérer son talent, dit l'orateur , on voudrait ne voir que lui sur la scène; mais à considérer ses mœurs et son caractère , on voudrait ne l'y pas voir. » Pro Quintio, n° i-xxvin.
(2) Tacit. Annal. Lib. i , cap. lxxyii.
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Lahcrius, déjà avancé en âge, n'ayant pu refuser à César de jouer un rôle dans une pièce dont luimême, Labéiius, était l'auteur, prononça un prologue dans lequel il déplorait son sort et se plaignait d'être déshonoré.... « J'ai vécu trop d'im jour, « disait-il; sorti chevalier romain de ma maison, j'y <t vais rentrer mime et comédien. » (i)
Ces inconséquences , ce mélange d'opinions opposées sur le même sujet, n'étonnent que ceux qui n'ont point lu l'histoire, et qui n'ont point réiléchi sur les contradictions et les bizarreries de l'esprit himiairi.
Mademoiselle Clairon supportait impatiemment cet asseuïhlage de caresses et de duretés, de /laiteries et de mépris ; plus elle faisait de progrès dans un art dont elle avait la plus haute opinion , plus elle était disposée à exiger les marques de considération et les égards auxquels elle croyait avoir droit par son talent; elle ne pouvait souffrir qu'on avilît sa profession dont la gloire lui paraissait le but et la réconipense.
Enfin, un événement assez mince en lui-même développa en elle cette impatience de l'injustice, et décida sa retraite du théâtre dont elle avait fait l'ornement pendant plus de vingt ans.
Un assez mauvais comédien nommé Dubois,
(i)Macjoh. Salvrn. Lib. Il, cap. vu.
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charsjé de l'emploi tles confidens dans la tragédie, ayant eu à se faire guérir d'une maladie qui était la suite de ses débauches, s'était adressé à un chirurgien nommé Benoist; lorsque le malade fut guéri , l'Escidape réclama son salaire ; Dubois trouva le mémoire des visites trop considérable; il prétendit avoir donné quelques à-compte et deux feuillettes de vin; enfin il offrit d'affirmer, sous le serment, qu'il s'était acquitté. Un de ses camarades, nommé Blainville, offrit aussi de porter témoignage, et de jurer que le paiement s'était fait en sa présence.
Le prociireur du chirurgien fit imprimer un Mémoire, dans lequel il soutint que le serment des deux comédiens n'était pas recevable en justice, attendu qu'ils exerçaient une profession infâme et flétrie par les lois.
Les comédiens français, indignés contre Dubois et Blainville, payèrent la dette, assoupirent ainsi l'affaire, et demandèrent à leurs supérieurs (aux gentilshommes de la chambre) l'expulsion de deux hommes qu'ils regardaient comme déshonorés et coupables d'un parjure.
Le renvoi de Blainville ne souffrit pas la moindre difficulté; mais Dubois avait une fille fort jolie, élève de mademoiselle Clairon , et jouant les jeunes princesses ; elle alla pleurer auprès du duc de ■Bichelieu dont elle avait eu les bonnes grâces; ce duc se fit le protecteur du père en faveur de la fille.
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Cela se passait pendant la clôture de la semaine sainte, en avril 1^65. Le Sic^e de Calais, tragédie de Dubelloy, était dans sa nouveauté; elle avait eu un succès prodigieux à la fin de Tannée théâtrale, et l'on devait rouvrir le théâtre le lundi de Quasimodo , i5 avril, par une représentation de cette pièce. Dubois y avait joué le rôle de Mauny ; mais les comédiens se flattaient qu'il ne reparaîtrait plus sur leur scène; Bellecour avait appris le rôle et devait le remplacer. La fille de Dubois avait eu la finesse de tenir secret l'ordre que le duc de Richelieu lui avait accordé, et qui enjoignait aux. comédiens de jouer avec Dubois; elle fit signifier cet ordre à ses camarades le malin du lundi i5 avril. Le soir il y eut une scène horriblement bruyante à la Comédie. Lekain était venu, avait demandé qui jouerait Mauny; sur ce qu'on lui avait répondu que ce serait Dubois, il avait déclaré qu'il ne jouerait point. Brizard , Mole, Dauberval, qui avaient des rôles dans la pièce, disparurent; mademoiselle Clairon dit qu'elle était incommodée, et alla se mettre au lit. La salle était remplie de spectateurs, qui étaient venus pour voir le Siège de Calais y qui voulaient le voir; se trouvant trompés dans leur attente , ils s'en prirent aux acteurs ; on cria qu'ils manquaient au public, on se mit contre eux du parti de l'autorité. Vainement plusieurs comédiens vinrent essayer de calmer cette violente
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irritation, en offrant d'autres pièces à la place du Siège de Calais ; on s'obstina à faire entendre des vociférations forcenées : « Les comédiens sont des « insolens!... Au cachot les insolens!... A l'Hôpital «la Clairon!.... Au cachot les insolens !....» Après deux ou trois heures de tumulte, on baissa la toile, et l'on rendit l'argent.
« On assure, dit Grimm dans sa Correspondance ^ « que le jour de cet orage un jeune colonel d'infan- « terie s'écria dans son premier transport contre les « comédiens : Ahl que nai-je mon régiment ici!..,. « L'histoire ne rapporte pas que depuis i-'j^'J jus- « qu'en ij63 (c'est-à-dire pendant la guerre), il « lui soit échappé une seule fois une semblable ex- » clamation.
« Les corridors et les foyers retentissaient d'in- « jures contre les comédiens , dans les premiers « jours.... Coquins, marauds, gueux, étaient les épi- « ihètes qu'on leur prodiguait.... Un homme sage « arrêta un des illustres courroucés au milieu de « ses nobles exclamations, et lui montrant, dans le « foyer, le buste de Molière, il lui dit : Voilà un « de ces gueux,, qui a été et qui sera long -temps « plus envié à la France que ne pourra vraisem- « blablement jamais l'être aucun premier gentil- « homme de la chambre. » (i)
(i) Grimm, Correspondance , mai 1763.
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Les quatre acteurs qui avaient refusé de jouer furent conduits en prison au For- l'Evêque; mademoiselle Clairon y passa cinq jours avec eux, et obtint ensuite de garder les arrêts chez elle pendant trois semaines. Elle dut trouver des consolations dans les marques d intérêt et de considération qui lui furent alors prodiguées. Madame de Sauvigny, femme de l'intendant de là généralité de Paris, qui avait beaucoup d'amitié pour l'actrice, l'accompagna jusqu'au lieu de la détention ; elle reçut , à sa sortie de prison , une infinité de visites de personnes distinguées, et Voltaire lui écrivit une lettre de compliment, (i)
La malveillance qui a souvent et long-temps poursuivi mademoiselle Clairon, s'est plu à raconter, et l'on peut dire, à inventer une anecdote insultante pour elle au sujet de son emprisonnement.
On rapporte que l'exempt de police étant allé lui signifier chez elle l'ordre du roi (c'est-à-dire l'ordre du premier gentilhomme de la chambre), elle prit un air de dignité , et dit à l'homme de la police qu'elle se soimiettait à la force; mais que son honnenr était intact , et que le roi lui-même n^ y pouvait rien. — Ah .' vous avez raison , mademoiselle ^ fait-on
(i) Voyp/ cette Lettre, pages 44 et 45 des Mémoires ; elle est du I" mai 1765.
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répondre à l'exempt, ou ilrCy a rien, le roi perd ses droits.
Comment ne voit-on pas que si cet homme lui eût fait cette réponse, il eût mérité d'être puni plus sévèrement qu'elle? que, chargé d'un ministère rigoureux, il se serait rendu coupable en y ajoutant la raillerie et l'injure? Il est clair que les exempts de police doivent conduire les délinquans en prison, mais aussi qu'ils ne doivent pas les insulter; toute rigueur de fait ou de paroles qu'ils ajoutent sans nécessité à leurs tristes fonctions, est un grave délit de leur part.
Ce prétendu bon mot est attribué par Grimm à mademoiselle Arnould (i) j mais celle-ci avait trop d'esprit pour ne pas 'sentir combien cette mauvaise plaisanterie eût été déplacée dans sa bouche ; et lorsqu'elle faisait des épigrammes , elle les faisait de manière qu'elles ne pussent pas la blesser ellemême.
Il est vraisemblable que ce trait plus grossier que spirituel n'est de l'invention ni de l'exempt ni de mademoiselle Arnould; il aura été trouvé et répété dans le monde par quelques personnes qui n'aimaient pas mademoiselle Clairon ; et il y en avait beaucoup.
Puisque nous avons cité mademoiselle Arnould ,
(i) Grimm, Correspondance , janvier 1770.
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nous rapporterons un mot qu'elle dit un jour, au sujet de mademoiselle Claiion. Elle était au spectacle, dans une loge proche du théâtre, avec une société un peu bruyante; on causait, on riait, dans cette loge, des traits plaisans qui échappaient à la spirituelle cantatrice. Pendant ce temps-là, les acteurs représentaient une tragédie, et mademoiselle Clairon y jouait. Fatiguée et peut-être offensée du bruit qui se faisait dans la loge, et reconnaissant parmi les personnes de cette société mademoiselle Arnould, elle lui députa un garçon de théâtre qui vint lui dire : « Mademoiselle Clairon m'envoie vous souhaiter le bonjour de sa part, et vous prier de ne pas rire. » — Souhaitez-lui le bonjour de la viiemiCy répondit mademoiselle Arnould , et dites-lui que je la prie de me faire pleurer.
Revenons au Sicg.e de Calais. Dubelloy retira momentanément sa pièce ; les quatre acteurs sortirent de prison au bout d un mois, et furent trèsapplaudis du public lorsqu'ils reparurent; Dubois, au contraire, fut expulsé du théâtre de Paris; le duc de Richelieu, gouverneur de Guyenne, l'envoya jouer à Bordeaux, d'oîi il ne revint plus. Ainsi c'était pour finir par congédier cet acteur qu'on avait fait des actes si sévcies d'autorité contre ses camarades, qui n'avaient demandé autre chose que son expulsion.
Lekain , dégoûté par cette aventure, fut sur le
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point de se retirer; mademoiselle Clairon déclar» positivement qu'elle ne remonterait pas sur la scène, et elle tint parole : on perdit ainsi une excellente actrice qui aurait pu jouer encore au moins dix ans, et porter son art au plus haut degré de perfection.
Cette même année 176^, au mois d'août ou d'auguste, pour parler comme Voltaire, elle fit le voyage de Ferney ; elle joua sur le théâtre de ce grand homme les rôles d'Aménaïde, d'Electre, etc. Il en fut enchanté; il lui témoigna sa satisfaction par plusieurs galanteries poétiques ; il lui adressa une très belle épître en vers (i), et fit même de petits couplets, pour le jour de Sainte-Claire, sa fête (2) ; elle passa près d'un mois chez l'illustre A'ieillard, et ce mois dut être pour elle une des plus belles et des plus heureuses époques de sa vie.
Elle avait quitté le théâtre, ayant 18,000 livres de rentes , fortune qui était alors beaucoup plus considérable qu'elle ne le serait aujourd'hui ; mais elle ne la conserva pas en entier. L'abbé Terray, contrôleur-général des finances, fit faire à l'état,
(i) Elle commence par ce vers :
Le sublime en tout genre est le don le plus rare. Voyez tome xiii, édition iii-8° de Beaumarchais.
(2) Couplets d'un jeune homme, chantés à Ferney, le II auguste 1765, veille de Sainte - Claire , à mademoiselle Clairon. Tome xvi , même édition.
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en 1770, une banqueroute partielle, qui, diminuant les revenus de mademoiselle Clairon , l'obligea de restreindre ses dépenses.
Elle vivait, depuis dix-neuf ans, dans la plus grande intimité avec le comte de Valbelle. Elle assure, dans ses Mémoires^ qu'il se refroidit pour elle peu après avoir recueilli un riche héritage par la mort de son frère; que par son défaut d'ordre il vivait toujours gêné, quoiqu'il eiit cent vingt mille livres de rentes ; et qu'enfin elle fit faire une vente d'un cabinet d'histoire naturelle qu'elle possédait, de ses tableaux et de différens objets de curiosité qui valaient plus de cinquante mille écus, mais dont elle ne tira que quatre-vingt dix mille francs , et qu'elle prêta pour dix ans cette somme à cinq pour cent d intérêts, au comte de Valbelle, malgré les justes sujets de plainte qu'il lui avait donnés.
Elle était encore à Paris en 1772, et ce fut vers la fin de cette année que, voulant rendre à Voltaire une partie de la gloire qu'elle en avait leçue, elle célébra chez elle ime fête en l'honneur du patriarche de Ferney. Marmontel, son ancien ami, lui en fournit l'occasion. Il a raconté lui-même ce fait dans ses Mémoires (i); il y dit comment, voulant composer une ode suivant l'idée qu'il s'était faite
(i) Marmoiilcl, Mémoires , Livre ix.
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de ce î^enre de poème chez les Anciens, il avait choisi pour sujet, les talens, les travaux, et la gloire de Voltaire qui avait été son maître et son bienfaiteur, et à l'égard duquel il s'est toujours montré disciple respectueux , attaché et reconnaissant. Comme nous avons dans les mains une lettre inédite de Marmontel à Voltaire, lettre entièrement consacrée à lui faire le récit de ce fait remarquable, nous avons pensé qu'il serait agréable à nos lecteurs de la trouver ici, telle qu'elle a été écrite dans le moment même où l'impression de cette petite fête subsistait encore chez le poète auteur de l'espèce d'hymne qui en avait fait le principal ornement.