SECOURS DE CÀSJLL, ETC
ire, se retirèrent, laissant beaucoup de leurs gens sur i place.
Le duc de Bouquinguan jugeant que puisque ceux estoient passés, les autres qu*il sçavoit qu*on y vouit envoyer passeroient bien aussy, et qu'il seroit en- 1 contraint de lever le siège, se résolust de faire faire iparavant un dernier effort, donnant un assaut gëné- 1, dans lequel il est certain que les Anglois monstreint tout le courage qu'on se peust imaginer, s'y estant Uement acharnés qu'ils y seroient tous demeurés, sy, lyant l'impossibilité d'y réussir par la vigoureuse def- QSe des assiégés, on ne les eust fait retirer. Cependant , afin que les troupes qui dexoient sur ce esme temps partir de Brouage et d'OIeron le fissent ^ec plus d'ordre et de diligence, et que rien ne leur anquast, le cardinal de Richelieu alla à l'un et à nitre; et y ayant trouvé plus de barques et de muni- >DS de guerre et de bouche qu'il n'en falloit pour tout t qai y viendroit, il s'arresta enfin au chasteau d'Ole- I), qu'il donna pour rendés-vous à tout ce qui s'emjrqueroit de ce costé là, parcequ'il y a une assés ^Bne rade.
Le mareschal de Schomberg, qui n'avoit pas trouvé ^ compte au Plomb, y fîist aussy, et s'y embarqua ^ tous les autres le soir de la Toussaints^ mais le t: devint à l'heure mesme sy contraire, que les plus K^cés furent forcés de relascher dans la Charente, ^^ reste dans le havre de Brouage , où les mauvais ^J>s les ayant arrestés six jours, ils n'en seroient ja- 5^ sortis, quelque vent qu'il eust fait, sy les Anglois, ^ pouvoient avoir assés d'espions en ce pays là (la *^part du peuple estant huguenot) pour estre avertis