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mouvoir ses voisins et leur donner jalousie; aucun dVux ne braiiloit, et ils le considéroient tous sy fort qu'ils clierclioîeiit plus à luy coitiplaii-e ([uV; le fastluT. Ce'nVsloit pas aussy la crainte de le ruiner après !uy avoir fait (ant de bien, car il ne poiivoit pas donlcr qu'en luy doniianl dans la Fraïuo i\c^ terris en es*change, il auroit eslé |)lus riche et en hîeillirure condition, n'y en ayant point de pire (p:e de donner jalousie à son maislre, ne s'en estant guère veîi ([tii uy ayrn! enfin |)éry : mais la chose sVstant passée comme j'ay dit, il faut bien croire ([ne Dieu Taist voulu âuisy» l'aveuglant connue il a fait beaucoup d'autres, |>oiir renij.escher de profiler d'une sy belle occnsion pour des causes qui nous sont inconniies; sy ce n'est (|u*on veuille dire qu'il la gardoit pour un tem|)S oii elle seroit remise entre les mains des catholiques et non pas des huguenots, comme elleeust peut-eslre esté en ccluy la (0.
Les fortifications de La Rochelle doivent aussy estrc compté.»s entre les fautes (|ue fi-t ce grand Roy ; car de laisser fortifier des gms dont il seavoi toutes les prétentions, et qu'ayant es'é une des principales causes de restablissement du party d(*s huguenots ils en estoient encore le plus fort appuy, sans estrc en lieu où on deust apréhender les est rangers, ny («u'ils eVi eussent d'autre besoin (p:e pour se mieux deffendrc contre luy ou C)-:lro ses succes.-eurs, et affermir davasilagc leur rébellion, et y contribuer mesme du sîeu, tirant
C«) £'//<• ritst pertt'€'t'€ ettr en cflin-lh : La jalousie f|nc M. de Villeroy parloit nu duc de Sully fut la |)riiic':|>.ilc* raute de la légjtieté avec Liquelle fut cut-.i lu le traité de St*dau. ( rojez lei ClLcoa;«iiiic| royales , t. 7, p. 79, deuxième Uric de cette Gillcction.)
DB rOTritl)*T*M4l(tVII. [iGm'j 9g
<)ailfr mille csctiS'lODS In an» ili- roii t^pargm- pour cria, c'c»t c4iote qui ne «c pi'iit rxrti<>rr.
Iji pmlettr, »n M-nlinit-itt tic |)lii«i-iirt )ifrMnnr<i CnI ugts et furt luliilni, en (^>l Piicnro imrantrr h'ien gnudi; : \a prinripali? raison rjni l'v jioila fut r|<i'avuii( ivii(|tiL- iiM'»icurs fJL'diyti', |iuiii' avoir pcni fuircrloo. mr ilumnt Iftii' favi-ur Ions ht. olTicei r|iii vaf|iio v(<iil à dngrnsflrïpriitlanlstrmis, sViloifiit 3c(|iiis unlrlrrr- Si ptnnv U-t odieivn iprik Us roniioiisoicnl plus que la rar», n que c*e«Iait ce qui Irtir nvoït le plu» aitlé â fciwb Ligiic. il «c r^inliut, cruyatiTsum floïKc qu'on •rpoorroit j.-inini^ mialilir ilf irgle crrtaiiic conirr Ir* fcnns, HT les mipcwScr d'nbtiMM- di- (l'iir cmtit, d'y Imnlirr, m «• |invatil tiiy iiiraiic du di-oit qu'il y avôtt, ImbI aux pni'hcitliiTs t-t à Ipiirt liMliri-s h pmpriiHé Ir lean offices inoyennonl iine ci-rlainp soitimepnr an, ftaneilsc pratique i-nrorc aitjounl'liuy; prrtrntlanr ^WdtOM-s oïlatit pnrij nHlilitcs ou sriil argent, prr>
Bci'T]>ourroitpliisi\V(nrp.-n-tO). MaisilnrcoiiïKI^Ri fifoe jxiiir fuir iiit uinl il toinboil thms (riitilre« plus
d», et qui jKJiivoieiil arriver pliMuiséinent, l'exorfJb (le incsfttcurs île Gnjte ne pouvaiil pas fuire cotk^-
ice, «e Irouvaul peu souvent de ïcinbUbles griw.
rcc des circuiistanres uu&sy nvantiigeuu's qu'ils en
m sa. Or il ni crrlaiii que le» ollicierc tiViUaul
• «y^itn/TOif /i/'i Kivir jini : L» paulcllc rioîl ut ilroll
•r Ir» ofiîci»!» |Uiy<<iml in Roi (loiir il'itnirr Ifii-n'ilirii h Unut
•f iTMBtmtirtr i Inm b^rilicn le droit Ha iinmHin- Utéritt-
F tari|i«M) dnirte-epanrtftparltalUaiart^. On ii'n'a p»t daiitr mt
«£>|iwUt ttahittU jMiiUilp : IriiMiiTi touTriviiirt ne l'ciitsciii imiiti
mr^f. FJirf-ii •[ablie |ijr iiii ■•tiii du rontcil, niregûlrc en jHtiito
j>itwti('«()« iiotlm d« ivi{urftn«tdMirctfiulJr( ja
VrriïfW lUbiftbc'tojtrMidrtMd* Tlma , t. iif.p \%tl.)
lOO [1610] MÉMOIEES
aujourd*buy non plus obligés aux roys qu'aux favoris, et n'ayant point affaire d'eux quand ils meurent ( qui estoit une bride par où on les retenoit dans le devoir), ils en sont devenus si audacieux et entreprenants, principalement ceux des parlements, qu'ils sont tousjours . prests d'abuser de Tautorité que les roys leur ont donnée, et de l'employer contre eux-mesmes. Il est encore arrive que, d'autant que l'argent seul donne la préférence, les interrogations ne se font plus que pour la forme; de sorte que les jeuoes gens ont bien moins de soin d'estudier et de se rendre capables qu'ils n'avoient autrefois, et que ne s'estant point fixé de prix aux offices qu oq ne puisse excéder, ils sont montés sy haut que la porte en est fermée à plusieurs personnes de bonne naissance et de vertu, pour estre ouverte aux plus riches, de quelque condition ou humeur qu'ils puissent estre, dont le public et le particulier pourront bien quelque jour pastir; et que s'ils ne rendent pas au Roy ce qu'ils luy doivent, ils n'exerceront pas aussy la justice avec toute la suffisance et l'intégrité comme par le passé : ce qui leur donnoit une si grande réputation, qu'on a souvent veu des estrangers s'y venir soumettre.
La mort du Roy, arrivée d'une manière sy estrange et sy imprévue, fust aussy ressentie par toute la France d'une façon toute extraordinaire; car outre les grands tesmoignages qu'on en donna tant à Paris que dans les provinces^ qui durèrent sy longtemps qu'il ne s'estoit jamais veu rien de pareil , on en entra en de telles appréhensions qu'il y en eust qui ne les peurent supporter, et moururent à l'instant mesme qu'on leur en dit
!>■ POXTBItlT-HABHtlIL. [l6loj |OI
la Doinrellc : comme le capitaine Marchant, beau- pore da piTstdeDt Le Jav, et aulivs.
El ce n'estait pas «ans graiide raison qu'ils craioienl : car sorlatil d'entre le» inu'ros d*un prince qui atoîl toutn Irf- qiiatilés propres pour birn régner, pinn Jopiît, drKprrienoeet (le bonté, rpii agis§oitcn toutes diDMs par luy-mestiie , et avec lequel on n'apprrbeo-
wcuns eooemis domestiques ny estniiigcr>, ib su Knroîoit tomber sous la puissance d'une femme et d'un
itqui, n'ayant poiut de C(in»oi)(s«noe, tievcrroient n n'enlrnclroicnt que par les yeux et les oreille* d'uuttiiT, et oe seroient pas, ce sembloit, capables tic l<^ dtSendre du moindre qui Un voudroit attaquer. De une que les mieux sensés se représentant les règnes it Faaçois second et de Charles ix , oit tous le» désorin éont la Fraaœ avoit esié sy longtemps travailla nâm commencé, cl considérant celuy où ils alloient tntiv.ik n'en cspérDient rien de meilleur, s'imaginant fi'oK partie des grands ne dcmanderoil qu*à rentrer insbconfusioD, et que le party des huguenots, desja Ind GxiDC, ne manqueroît pas de fomenter leurs mau- QMO intentions pour s'en prévatuir. Mais Dieu, qui 1 bien souvent voulu chastier la France , mais non pas li]Krdre, l'avant lousjours à lu fin retirée des p-rils où fBc a rsié , par des voyt^s ini^pérées et quasy miracu-
k. pour la mettre en plus de grandeur qu'auparu- «fll, aînsy qu'il s'est veu du temps des Aiiglots et dt k Ligue, pourvcust encore ceste fois-cy de telle sort* i m conservation, qu'après iguelqucs légers mouvetnmis auuyiost cstciuts qu'alltimés , elle a triomphé de théréMrrtdt-seïtniirgers. tt esl fl.-.e'iii-'plu» piii^iaiilu ^etle n'avoit esté.
lOa [1610] NBM^IBBê
lArsiHoyeusdoiii Dieu scservi^t en ce ooiumoficeflient' pour nous garantir d'un naufrage sy apparent furent. ]>i*incipialeiHent que la Keine, qui nVstoit pas du naturel de Catherine de Médicis, pensa plustosl à establir son autorité dans la paix et le repos, que dans l'intriguo et le trouble; et (pie ne se sentant pas a.ss'v's forte |)Our' porter toute sinile le faix du gouvernement et se passer de secours, elle ne le cliereha pas dans un homme SfTuI en hiy remeltant tout son pouvoir, connne font ordinairement tes personnes qui se laissent gouverner, mais en ceux mesme dont le Boy s*estoit toiisjoncd serN'y pour la conduite de ses aflaires, ne faisant rteu dans 1rs choses im| o: tanle.. que par l'avis de messieuM le vhvL\iciA\\cr((/e Sii/en), d i Vilieroy, et président Ji^n* nin, qui estoient, connne j'ay desja dit, les plus grands personnages de leur siècle, et. leur donnant égaleinciit toule sa confiance. Ce qui luy réussit sy bien, que se servant quelquefois de l'autorité royale pour faire [Hiur aux uns , ou de largent que le lloy avoit laissé clans la Bastille, et des moyens qui se prcsentoicnt c4iaquc jour pour gagner les autres, elle ivndist vaincs toutes les entn^prises des grands et des huguenots, et cx>n* £erva la paix dans le royaume jusqu'en laimée i6t4t où le Boy estoit sur le point d entrer dans sa majorité^ et la guerre beaucoup moins h craindre.
Or, parceque la faveur de la Conehine, qui avoit paru dès le temps du Boy, croissant avec Taulorité de samaistivsse, la rendist alors fort considérable, et me donnera subjecl de pai*ier plusieurs fois dVIle et de son otarydans la suite de ces Mémoires, j'ay pensé nécessaire, devant que d'entrer plus avant en matière, de dire quels ils estoient, et les moyens par où l'un et
DX FO!rTXXAT-j|IAB^niL. [1610] to3
Tautrc avoie(it monté au degré où ils se trouvèrent à la mort du Roy.
Il est doncciTtaiii, pour coininencer par la fcmnic, puis(|u'aussy bien la faveur veiioit desoucoslé, ((uVlIc i^'.oit do Florence, et s'appelloit Léjuora Galigaï; i]uV!!e eust entrée dèi sa jeunesse clans la chambre de la l\eyne p.ar le inoyru de sa gou\ernanIe, pour c|uî sou {)ere, (|ui i*stoit artisan , et, ce me sendile, menuisier, avpit accoutumé de ti*avail!er; (|ue se trouvant fort propre pour la faire jouer, elle sceust encore sy bien gagner la gouverna;ite et ks autres fcnunes, f|u*elLes luy aidèrent à esire enfin femme de rh imbre; et elle sac(|uit en pe^ de temps un [v\ crédit biir Pesprit de la Uciue, (|ue quand e|le fust grande elle ne faisoit rien que par elle ; ce dont le grand duc avoit birn esté, averty. Mais connue les fiik^ sont peu considérées h f lorencc parçequVIÎes n'bérilent point, il ne. s'en souqua ;paà]us(ptei à ce (pi'on parla de la marier au Roy; car la sçacliant fort opiniastrc et attachée à son sens, et la Lcfonore plus entr'eprenante que sa condition ne portoit, il craignit que cela ne des|)leust au Roy, et ne cay^ast.du mauvais mesuage; de sorte qu'il leust ostée, sans que la Reine y Gst une telle i^ésistance, et vouhist sy ahsoluinent quVlie la suivist, qu'd jugea enfin y devoir cousenlir, et s'en remettre à elle, qui y avoit le principul îoUércst.Mais estant arrivée auprès du Roy, et trouvant qu'il avoit d^iaé la marquise de Guerçhc» yille (0 pour sa dame d'bonjaeur, et la yicopitease de
{*) La mnr<^uisê dr Cucrehrviile : Ajïtomctte de Pons, marquise âê GucrcbeTilk* y Tun des pins bcftux caractères de ton temps. ( ^ofes rarticle cUlkl. de Li font dans biBiogrophie jQniTflKMUa>dc Midbâud»
lo4 [1610] MSBiOIRSS
L'IsIc, fille de M. de La Roche, qu'il faisoit aussy son premier escuyer, pour sa dame d'atour, elle le sceust sy bien gagner, estant la bonté mesmc et le plus comptai' sant homme du monde, que, sous prétexte d'avoir quelque personne auprès d'elle qui connust son humeur et 'la sceust servir à son gré, elle obtint ceste place de dame d'atour pour lu Léonore; et que pour la metti*e en estât de cela elle espouseroit Conchine, qui estoit un gentilhomme de Florence, d'assez bonne maison, mais pauvre, qui avoit suivy la Reine dans le dessein de ce mariage, et de faire quelque fortune par œ moyen-là.
Le Roy ne l'ayant pas toutefois souffert sans quelque regret , en eust bien davantage quand il vist que le crédit de ceste femme alloit sy avant, que son mary ayant eu un différent avec don Juan de Médicis, la Reine prist son party, et traita sy mal don Juan , quoyqu'il fust frère bastard de son père, que de despit il s'en retourna à Florence : ce que le Roy n'eust pas enduré, et eust sans doute chassé et le mary et la femme, sans qu'ayant souvent des démesiés avec la Reine à cause des autres femmes qu'il aimoit, et ne voulant pas passer toute sa vie en contestations, il se résolust, pour l'obliger à le laisser en repos de ce costé-là , de luy complaire aussy en ce qui estoit de la Couchine : et son mary mesme à la (în ne luy desplaisant pas , parcèqu'il estoit assez bon pour la cour, aimant le jeu et tous les autres divertissements qui s'y prennent, il le fist maistre d'hostel ordinaire de la Reine, et puis son premier escuyer quand M. de La Roche mourut.
Les premières journées de la régence s'emploiereut il donner ordre aux funérailles du Roy, et à luy rendre
Ict drrcnrs acouutumés , ou plus grantU cncon: »1J le ponroit. £t b>en qu'il «r trouve souvent dans ces grandes eÊTRiicaies beaucoup de dUptiln pour Ivs mngs, tout /j passa nrnDmoins fort paisiblement, attendu r|iie •KSiiean de Guvse et deNevers, qui le» pou voient pnn- (ipj«inctit faire, messieurs de Lunguevîtle et deVan- &Mar estant trop jeunes, et M. de Nemours absent, s'KcanJereut de partager entre eux toutes choses; de fccte nue M. de Guvse ayant le choix , it laissa le sacre î M. de Ncvers , H servist à renlcrrement : ce qu'il lîst foar te rmdre phis agréable au peuple, qui avoit la némoirc de ce prince s^ chère, qu'il en aimoît jusques nu cendres; et ce fusl aus-iy en ccste considiTution que h Beine ordonna que le deuil , qui n'avoit accoutumé it durer qu'un an , se {>orteroit encore la seconde Moce.
la Reine devant avoir de* gardes, elle en donna la dorpà AI. de La Cliastaignerajre, 5 qui elle se sentoît An aU^éu , parée qu'estant loml>ée dans IViiu avec M» cmsAf comme tl cnlroit.dans le bac du port de Scnifiv, W pont ne s'estant fait ([ue drspuis cela , il s'y JEtli ty promplement qu'il l'en retira (■) sans qu'elle aMrcceu beaucoup d'incommodité. Or comme ilestoit fra attaché à ses inlere^ls , et pour faire voir à la Reine ^aH n'employoït pas mal ta ^race qu'elle liiv avoit Eule, il ne vendi&t pas une des charges; de soiie qu'il oe mettre que des genlilshomcncs dans toutes de gardes : ce qui rendis! la compagnie sy belle &îsott honte à celte du Itoy, oîi la vénalité s'i-stutl introduite, il n'entre plus que (tes gens tte fort
Cetércne fran^M, t. 1", fol.
TÎTB Ir 9 jaio
to6 [1610] MEMOIRES
basse coiulilion. Mi;iis afin de montrer quVI|e avoit grand soin du Roy, jtigoant bien cju'il serpit impo^>ib|e d'obliger le monde à le suivrai tanl qu'il seroit y^wiio et sans pouvoir, rllc onloniia, pour si;|)|)lécr h ce cîéfau*, cjue la compagnie de clievau-légcrs du fcu Roy, dont M. de I.a Curé(î esloit lieulenant et M. de Roucail cornelte, serviroit par (|iuirlier auprès de luy pour le suivre partout où il iroit, donnant |)our cest eiTet quelque augmentai ion de paye aux ollicierset aux chc-* vau-légcrs : dont messieurs de Souvié, de Saiiit-Ge* ran (0, de Vitry et de Courlenvaut, qui conunaudoieiit les gendarmes du Itoy, eurent une telle jalousie et firent tant de plaintes, qu'on leur accorda enfin la Uiesme chose cpraux. cbevan-lcgers. Après quoy sVslaqt trouvai à l:i chasse avec le Roy, ils curen^ un gi*aiul différent pour la marche, et furent |)rès d'en vf»nir aux mains; mais M. de Souvrê les ayant sépaiés, les obligea de s'en remettre ixw jugement de M. le connes* table, lapiel ordonna cpie les chevau-lcgers, 8uiv«int leur institution, iroient li*s premiers, et à la teste de tout ce (jui seroit avec le Roy, et Ici gens-d'armes li» derniers et aprèi les gardes, ainsi qu'ils font aujourd'buy. 11 se fist aussy sur ce mesme temps une aptre non* veauté bien plus remarquable et de plus grande importance, qui fust que pour obliger tcmt d'un coup les principales personnes du royaume, et les» engager par quelque faveur signalée à demeurer dans le devoir, la Reine accorda dci» survivances à tous ceux qui, ayant des cliarges et ùe$ gouvernements, eurent des enfants ou des héritiers en Age de les posséder : ce
(1) />« Sawi-Gêran : Jean-Ff a|iÇois de I«8 Guicfae y seigoeor de SaL;N G^ran II devînt maréchal de Fraijca.
BB FOSmifAT-MAAIiriL. [1616] l^
qui néuasit alors: comme on s'cstoil proposé, no s'en estant pnn^uu point trouvé qui nVn fussent fort reconnoissaut^, mais qui a fait dcspuis bonucoup de mal; car la inc*Mne graix? iio sv pouvant cpiasy plus refuser à ptfsoniic, à causii de IVxeinpIi^ qu'il c'^t fort daugoriMix de donner mauvais eu France, ceux (|ui les ont eues ne sV*u sont point tenus sy obligés, croyant qiTon les leur devoit,que les autres, qui n'avoient rien, en sont devenus ix'froidis et moins disposés à servir, voyant \vs néconapensei plus eilongnéi*s; de sorte qtie pour le rii- |)arcr il a fallu souvent donner de l'argent : ce qui u*a pas peu contribué aux nécessités présentes.
M. d Lspernon ayant peu, comme les autres, asseurerdi*s charges à ses enfants, lit donner la survivance du gouvernement de Sainlonge, Angoumois et Limosût 9 an comte de Caudale son Bis aîné, et celle de M^lxet de la charge de colonel, de Tinfanterie au marquis de I^ Valette, qui n'estoit que le second; dont M* de Caudale eust un tel despit, parlieuliereuient {x>fir fa charge de colonel, estimée alors la plus belk fie France, à cause qu'il nommoit à toutes les compa« givesy Ueutenances et enseignes des régiments entreleoMs^ et souvent à celles du régiment des Ganles mcsinc, qu\'ncoi*e que M. d*£s[)ernon sW excusast sur œ que LiLy ayant donné par son mariage, avec Théritiere dfHalluiu, le duché d'Espernon, qui estoit le priacipal lionneur qu'il eust , mais qu'il voyoit passer dans la maison de Foix , dont M. de Caudale devoit prendre le nom, il n'avoit peu moins faire, pour ne hisser |»as le sien, que M. de La Valette poitoit, toutà-fait dans le connnun, que de luy donner ceste charge de colonel , qui est office de la couronne : sy est-ce