Institué, élevé
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qu'à la vérité il entretenoit le père Arnou ' et du May. Le vieillart replicqua que ces deux noms faisoyent àpvoïïaat [Je renie]. Tant y a qu'il eut un bref du pape pour frecquanter les presches et participer à la cène de la religion prétendue reformée. Et là dessus vint en Poictou pour empougner les places de son père, qui, pour le mieux retirer, luy donna sa lieutenance dans Maillezais; et luy, s'estant retiré au Dognon, luy en laissa l'entière administration. Maillezais fut bien tost un berland^, un bourdeau et une bouticque de faux monnoyeurs; et le galant se vante à la cour qu'il n'avoit plus de soldats qui ne fussent pour luy contre son père : lequel, adverti de toutes ces choses par les esglises du pais, et plus particulièrement par une dame de la cour, met des petars et quelques eschelles dans un batteau, et, arrivé dans les derrières de Maillezais, s'avance seul, travesti, pour gagner la porte de la citadelle; à quoy la sentinelle voulant faire refus, il luy sauta au colet avec un poignard, se fit maistre, et chassa ceux qu'il estimoit infîdelles. Ce meschant, deslogé, se retire à Niort à l'ombre du baron de Navailles3,
1. Jean Arnoux, jésuite, confesseur de Louis XIH, mort à Lyon en 1 636.